Papy veut jouer la prolongation

25/05 07:26

Auteur d'un but (contre Angers) en 30 matches de L1 joués cette saison (24 en tant que titualire), le capitaine lorientais Fabien Lemoine (34 ans) clame à nouveau dans Le Télégramme son envie de prolonger son contrat avec les Merlus.

"J’espère, ça fait des mois que je le dis partout ! Je ne sais pas s’ils lisent la presse au FC Lorient ! (rires) C’est mon souhait de rester au club. Je n’ai pas envie de m’arrêter. Franchement, je prends énormément de plaisir dans un rôle que je n’avais pas forcément trop connu devant la défense, à part un peu à Saint-Étienne. Mais je jouais un peu plus haut. À ce nouveau poste, je m’éclate, j’ai des responsabilités plus dans les sorties de balle, je sais trouver des passes qui font mal. Je cours, j’ai la santé, tout se passe bien, donc je veux vraiment poursuivre ici.

On va discuter avec le club mais il est hors de question que j’arrête, ça c’est clair ! Je ne suis pas un capitaine aboyeur, qui crie dans tous les sens. J’essaie d’avoir les mots justes. Je ne suis pas le seul, on est plusieurs à parler. Mais ce que je veux surtout retenir, c’est que chacun a joué son jeu pour amener quelque chose au collectif. On a réussi à jouer sur la qualité des uns et des autres et à trouver l’équilibre. On a tous tiré dans le même sens et c’est une putain de réussite collective. Il faut tirer un gros coup de chapeau à tout le monde, qui est resté au taquet."

 

Pas de regrets pour Laurey

25/05 07:15

Comme il l'a officiellement annoncé hier, le Racing Club de Strasbourg Alsace a décidé de ne pas prolonger le contrat de son entraîneur Thierry Laurey. Après cinq années marquées par une montée en Ligue 1, une victoire en Coupe de la Ligue, et quatre maintiens, une page se tourne.

"Un cycle s’achève. Avec Thierry, nous avons vécu une très belle aventure, avec des moments forts et des périodes plus difficiles durant lesquelles le club est toujours resté soudé. Nous allons vivre une cinquième saison de suite en Ligue 1, et je remercie Thierry d’y avoir contribué" a déclaré Marc Keller. "Je rends hommage à son professionnalisme et à son engagement. Nous lui souhaitons toute la réussite possible pour les nouveaux challenges qui l’attendent désormais."

Celui qui fut à l'ASSE milieu de terrain (d'octobre 1990 à juin 1991) et recruteur (de mars à novembre 2011) a réagi sur France Bleu Alsace. "Ne vous inquiétez pas, je n'ai pas de nostalgie quand je quitte un club, je n'ai pas de regrets ou quoi que ce soit. Mais je ne veux rien retirer de ce que j'ai fait pendant cinq ans. C'était très, très bien. Chaque année, on a cherché à améliorer l'équipe, le club a grandi. Après cette année, malheureusement, pfff, pas mal de choses nous sont tombées dessus."

Comme le souligne cette radio, il aura marqué l’histoire du Racing par sa longévité. Il est resté en place 5 ans, personne n’a fait mieux sur une durée consécutive. Au total, il a dirigé 179 rencontres de championnat à la suite. Le précédent record en la matière, c’était Gilbert Gress avec 125 matchs d'affilée.

Le premier sacre des Lillois aux dépens des Stéphanois

24/05 23:20

Le LOSC a remporté hier son 4e titre de champion de France. France Football à paraître ce mardi rappelle que les Dogues ont été sacrés pour la première fois il y a 75 ans en coiffant sur le poteau les Stéphanois.

"Le premier titre du LOSC, né de la fusion de l’Olympique Lillois et de Fives en 1944, est obtenu en 1946, premier Championnat officiel réunifié d’après-guerre. Il est décroché à l’issue d’un parcours hyper mouvementé qui a vu les Nordistes ferrailler toute la saison avec l’AS Saint-Étienne. Cinquième du groupe Nord de l’exercice précédent et finaliste de la Coupe de France, l’équipe entraînée par Georges Barry avait conservé ses points forts–son capitaine François Bourbotte, Jean Baratte et René Biheldevant –, mais avait changé de gardien, l’illustrissime Julien Darui (parti au CO Roubaix-Tourcoing qui, avec lui, sera sacré champion un an plus tard) cédant sa place à Georges Hatz (qui ne restera qu’un an), transfuge du Red Star.

Longtemps, les Stéphanois auront fait la course en tête (quatre points d’avance à la trêve avec une victoire à deux points) et ce sont les vicissitudes d’un hiver qui, s’il ne vaudra pas l’extrême rigueur de celui de 1947, vont désormais rythmer la compétition à grands coups de matches en retard. Chacune des deux équipes va connaître des périodes fastes suivies de grands coups de fatigue, inversant les pronostics au gré de leurs trajectoires. Ainsi le LOSC inscrira 21 buts en cinq rencontres.

Il se trouve que dans la longue liste de matches en retard figure un certain Lille-Saint-Étienne, le1ermai1946, qu’on estime probablement décisif. Lui aussi avait été reporté à cause cette fois du calendrier international (déjà!). Le match aller avait vu la victoire (3-1) de ceux qu’on n’appelle pas encore les Verts. Le retour ? On ne résiste pas à vous révéler le titre de une de L’Équipe de l’époque, et il est long: «Menant le jeu tambour battant, Bourbotte, Bihel, Baratte et Cie infligent aux Stéphanois un cuisant échec.» 8-0 au stade Jules-Lemaire devant 16 000 spectateurs !

Le LOSC repassait donc devant, à  égalit éde points, avec un match de plus à jouer queSaint-Étienne mais un calendrier plus relevé et un parcours en Coupe de France à achever (que Lille remportera). Aussi la blessure de Bihelva-t-elle alors inquiéter plus d’un supporter nordiste...Hélas pour l’équité sportive, les dernières rencontres ne se dérouleront pas en même temps,à l’image d’une saison de guingois.

La preuve : Saint-Étienne boucle sa saison avec quatre points d’avance sur Lille à qui il reste trois matches à disputer ! Les Nordistes mettront à profit cette iniquité pour finir avec un point d’avance (45 contre 44)! Certes, ils méritaient le titre, meilleure attaque (89 buts, Bihel meilleur réalisateur du Championnat avec 28 buts en 26 matches) et deuxième meilleure défense (44 buts encaissés), mais pas de cette façon."

Le SCO au secours d'Aït Bennasser ?

24/05 22:42

S'il n'a pas laissé de souvenirs impérissables dans le Forez, Youssef Aït Bennasser aura quand même joué 13 matches de L1 lors de ses 5 mois en vert. Depuis qu'il a quitté le Forez il y a deux ans, il n'a joué que 12 rencontres dans l'élite, la dernière contre Sainté... le 8 mars 2020 avec les Girondins ! N'ayant pas joué la moindre minute en match officiel cette saison lors de sa dernière année contrat avec l'AS Monaco, le milieu de terrain marocain de 24 ans est en contacts avancés avec Angers selon France Football à paraître demain.

Ce n'est que justice pour L'Hostis !

24/05 22:14

Entraîneur des gardiens de l'équipe de France Espoirs, Patrick L'Hostis nous a confié qu'il était content de travailler avec Etienne Green à partir de ce mardi à Clairefontaine, où les Bleuets prépareront leur quart de finale de l'Euro (programmé le 31 mai contre les Pays-Bas.)

"On a vu et décortiqué tous les matches du petit Green depuis ses débuts en pro. Ses huit matches donnent un bon aperçu de ses qualités. Comme Alban Lafont va faire les barrages avec Nantes contre Toulouse, il fallait faire appel à un autre gardien. Vu ce que ce jeune gardien stéphanois a démontré, c’était normal de le convoquer.

Je trouve qu’il dégage beaucoup de sérénité pour un garçon de vingt ans. Etienne Green a un très bon jeu au pied. Je le trouve également très bon dans l’anticipation. J’ai remarqué aussi qu’il avait une grosse présence dans le domaine aérien. Je considère qu’il a vraiment beaucoup de qualités pour un gardien qui n’a que huit matches de Ligue 1.

Pour être franc, avec Sylvain Ripoll on ne connaissait pas Etienne avant qu’il fasse ses spectaculaires débuts en pro le week-end de Pâques à Nîmes. Mais il a forcément retenu notre attention dès ce premier match aux Costières. On s’est dit qu’il fallait le suivre, qu’il était possiblement sélectionnable. J’ai suivi de près tous ses matches, je l’ai supervisé et on a en a évidemment discuté avec Sylvain dont je suis très proche depuis notre longue collaboration à Lorient..

Le nom de Green s’est rapidement imposé à nous. Avec la défection d’Alban, c’était tout à fait logique de faire appel à Etienne. Tout va très vite pour lui depuis huit semaines mais ce n’est que justice. Cette convocation en équipe de France Espoirs est la résultante de ses bonnes performances en club. On est content de l’accueillir à Clairefontaine ce mardi. Je ne pense pas qu’il connaisse les lieux car il n’avait jamais connu de sélections en équipes de jeunes auparavant.

Il faut dire qu’il a souvent été numéro deux ou numéro trois dans les équipes de jeunes de l’ASSE, dans certains clubs la concurrence est rude et nombreuse à ce poste de gardien. Mais on sait qu’il y a toujours eu de bons gardiens à Saint-Etienne avec de bons formateurs. Etienne a eu notamment Jef Bédénik que je connais bien. Chez les pros il a collaboré avec Fabrice Grange et bosse désormais avec André Biancarelli, que je connais également.

Je pense qu’Etienne a un bagage peut lui permettre de s’imposer durablement en L1. C’est un gardien de grande taille, 1m90. C’est un gardien très serein, qui n’hésite pas à aller chercher les ballons très loin dans le domaine aérien. Sur ce point, il me rappelle un gardien que j’ai longtemps entraîné à Lorient, Fabien Audard. Etienne m’a impressionné par ses sorties, notamment en fin de match, pour soulager l’équipe.

À chaque fois que je l’ai vu, j’ai trouvé qu’il a fait de bons matches. Il a commencé de la meilleure des manières. Pour ses débuts il a été décisif à Nîmes dans un match à pression car à l’époque les Verts étaient loin d’être tirés d’affaire. Etienne a confirmé depuis, il a enchaîné les matches et les bons résultats. Il a permis à l’ASSE de gagner des points précieux pour le maintien. Il a été performant, il a contribué au fait que Sainté ait été performant les deux derniers mois.

Sa trajectoire est particulière, il a longtemps été dans l’ombre d’autres gardiens avant de se retrouver sur le devant de la scène. Moins de deux mois après ses débuts en pro, il se retrouve chez les Bleuets. Tout va vite pour lui mais c’est un gardien qui a su saisir l’opportunité de montrer toutes ses qualités. Les gardiens numéro un et deux de Saint-Etienne s’étant blessés, il s’est retrouvé titulaire et il a enchaîné les bonnes prestations.

Etienne est jeune, il est bon, son équipe a eu des résultats, c’était naturel qu’il se trouve chez nous ! Il est en pleine bourre. Il a joué avec ses qualités, son insouciance. Il n’avait rien à perdre. Il a été bon, l’équipe a gagné. Maintenant, il n’est qu’au début de sa carrière, il faudra que ça continue. Il n’y a pas de raison qu’il s’arrête en si bon chemin car on sent que c’est un bosseur et qu’il bénéficie de la confiance du staff de l’ASSE, c’est important.

Il est posé, calme et dégage une grosse maturité dans son comportement. Ce n’est pas si fréquent d’enchaîner les matches de L1 à cet âge-là. Il n’a pas fait d’erreur donc n’a pas eu le temps de gamberger. Avec lui, l’ASSE a gagné 4 matches, a fait un match nul et vierge chez le futur champion, a failli battre Paris. Hormis ce match contre le PSG où il en a pris 3, Etienne n’a encaissé que 5 buts et il a souvent été décisif. Je suis content de le découvrir et de bosser avec lui en sélection."

La VAR a plutôt souri aux Verts

24/05 20:37

Selon le recensement effectué par la Pravda des 95 décisions modifiées sur intervention de la VAR cette saison, l'ASSE fait partie des équipes au bilan positif.

1. Rennes (6 en sa faveur/1 en sa défaveur) + 5
Strasbourg (6/1) + 5
3. Reims (5/1) + 4
4. Monaco (6/3) + 3
Nice (6/3) + 2
6. Angers (4/2) + 2
Lens (7/5) + 2
Nîmes (7/5) + 2
Saint-Etienne (5/3) + 2
10. Marseille (7/6) + 1
Metz (7/6) + 1
12. Paris-SG (4/5) - 1
13. Bordeaux (1/3) - 2
Brest (4/6) - 2
15. Dijon (1/4) - 3
Lille (2/5) - 3
Lorient (4/7) - 3
Montpellier (4/7) - 3
19. Lyon (6/12) - 6
20. Nantes (3/10) - 7

Galtier oublié à Sainté ?

24/05 19:54

"Vous me dites que mon nom restera gravé dans l'histoire du LOSC ? Oh ça, vous savez, ce n'est pas très important. Il paraît que je devais rester dans l'histoire d'un club et, finalement, on m'a vite oublié. Je voulais juste rappeler tout le travail qu'on avait accompli aussi à cette époque-là" a déclaré aujourd'hui Christophe Galtier selon la Pravda.

Les Verts récupèrent

24/05 15:42

Si la saison de Saint-Etienne aura été comptablement bien moyenne, les Verts figurent quand même sur le podium des récupérateurs. Comme le souligne La Voix du Nord, seul le LOSC de Christophe Galtier (2393) et le FC Metz de Frédéric Antonetti (2365) a gratté plus de ballons que l'ASSE de Claude Puel (2338).

Camara dans l'équipe type

24/05 15:19

S'il s'est fait éliminer par son quasi-homonyme dijonnais hier soir à Geoffroy-Guichard, le numéro 8 des Verts, qui a récupéré le poste et le brassard de Mathieu Debuchy pour ce triste match de clôture d'une difficile saison, figure dans l'équipe type de la 38e journée de L1 selon WhoScored.

Navas (QSG) - Camara (ASSE), Chalobah (Lorient), Kwateng (Bordeaux), Kamara (Nice) - Adli (Bordeaux), Fulgini (Angers), Toko-Ekambi (vilains), Bourigeaud (Rennes) - David (Lille), Depay (vilains).

 

Euro Espoirs : Green in, Fofana out !

24/05 13:57

La FFF a confirmé à la mi-journée ce qu'avait annoncé la Pravda dans la matinée. Alban Lafont ayant été laissé à la disposition du FC Nantes en vue des barrages que les Canaris joueront contre Toulouse, Sylvain Ripoll a fait appel à Etienne Green, qui rejoindra Clairefontaine dès demain pour préparer l'Euro Espoirs qui démarrera le 31 mai contre les Pays-Bas. S'étant blessé aux ischios ce week-end lors de la dernière journée de Premier League, Wesley Fofana est forfait pout cette compétition.

Lees-Melou ne laisse pas indifférent

24/05 13:12

Selon la Pravda, Saint-Etienne s'est récemment renseigné sur le milieu de terrain niçois Pierre Lees-Melou (27 ans). Ayant marqué 4 buts (dont 1 contre Sainté) et délivré 2 passes décisives en 29 matches de L1 cette saison, l'ancien Dijonnais est actuellement sous contrat avec les Aiglons jusqu'en 2023 mais est annoncé partant par le quotidien sportif.

L'ancien Dijonnais serait convoité par Strasbourg mais lorgnerait du côté de Bordeaux. Avant de signer sur le tard dans le monde pro, PLM a joué en senior dans trois clubs girondins : le Langon FC (club de sa ville natale), le FCE Mérignac-Arlac et l'US Lège-Cap-Ferret (ancien club partenaire de l'ASSE sous la houlette de Galette Jr).

Gasset parti pour rester ?

24/05 12:37

A la tête d'une équipe qui aura perdu ses deux matches contre les Verts (l'OM est la seule autre formation de l'élite dans ce cas), Jean-Louis Gasset a malgré tout bouclé son éprouvante et laborieuse saison un petit point derrière l'ASSE.

Après avoir gagné à Reims où David Guion officiait pour la dernière fois sur le banc des locaux, l'entraîneur girondin a évoqué hier soir son avenir lors d'une conférence de presse relayée par Sud-Ouest. Extraits.

"On finit le mois de mai avec 9 points sur 12 alors qu’on en avait pris 0 en avril, car on était un peu KO de tout ce qu’il nous était arrivé. Il a fallu trouver les leviers et il y a la satisfaction d’y être arrivé.  On fait une première partie de championnat acceptable, un très bon mois de janvier et à partir de Lyon, on a perdu le fil. Souvent, dans ces cas-là, c’est dur de le rattraper. On y est arrivés avec tous ces jeunes qui nous ont amenés. C’était la bonne solution.

Tout le monde a fait des erreurs, donc il faut pas se cacher. J’en ai fait, et beaucoup. J’aime ce métier. Mais à des moments vous le trouvez injuste, ou alors trop difficile. Il y en avait tellement, tous les jours… Soit un article qui nous mettait de la tension dans le vestiaire, soit - le pire - l’actionnaire qui dit qu’il s’en va. Combien de groupes de joueurs auraient relevé ce défi ? Ça nous a transcendés, sublimés.

Mon souhait pour la suite ? Déjà, me reposer, car je suis fatigué. Mais je ne sais faire que ça dans ma vie. Si tout est réuni… Il me reste un an de contrat. Mais je sais que les choses sont compliquées. Il va y avoir de la paperasse comme on dit. Si tout le monde est sur les mêmes planètes, pourquoi pas…"

Green chez les Bleuets ?

24/05 11:54

 

Alban Lafont étant réquisitionné par les Canaris pour jouer les barrages contre le TFC de Damien Comolli et Patrice Garande, Sylvain Rippol devrait selon la Pravda faire appel à Etienne Green pour au moins la première semaine de l'Euro Espoirs qui démarre à la toute fin du mois. On aura noté que le natif de Colchester, qui possède la double nationalité (anglaise et française), suppléé 7 fois par ses montants, n'a pris que 8 buts en 8 matches avec les Verts (dont 3 au Parc).

Le Tallec revient sur son bref passage à Sainté

24/05 11:44

Venant de mettre un terme à sa carrière de joueur, Anthony Le Tallec (36 ans) revient dans Paris-Normandie sur sa brève expérience chez les Verts (1 pion claqué en 10 matches joués d'août 2004 à janvier 2005).

"Mon passage à Saint-Etienne a été court, malheureusement. J’avais fait part à Liverpool que je souhaitais avoir du temps de jeu. Je suis donc prêté à Sainté. Élie Baup me voulait, je joue avec Fred Piquionne en pointe, et je me blesse rapidement. À l’entraînement, Vincent Hognon m’éclate la cheville. Deux mois et demi out. Quand je reviens, l’équipe tourne bien et Baup ne me calcule plus. Six mois après mon arrivée, une décision est prise, je retourne à Liverpool en janvier 2005."

Lambert est fier

24/05 11:23

Ancien milieu de terrain des Verts (de 1990 à 1993) et actuel entraîneur du Blois Foot 41 (N2, ex-club partenaire de l'ASSE ), Loïc Lambert (54 ans) s'est confié à La Nouvelle République après avoir décroché le BEPF.

"Mon premier sentiment après cette certification, c'est la fierté. C'est un sésame vers le haut niveau, le Graal pour les coachs. C'est une réussite personnelle et familiale car il y a eu beaucoup de sacrifices. Le gros de la formation est axé sur la connaissance de soi. On se découvre, on se dévoile. On prend conscience de ce qu'est le métier d'entraîneur de haut niveau. On nous oriente sur notre personnalité, comment gérer un groupe. J'ai surtout appris qu'il fallait prendre soin de soi pour être mieux avec les autres. Car le haut niveau, c'est une vraie machine à laver ! J'avais l'ambition du haut niveau en tant que joueur, j'ai joué plus de 300 matches de L1 avec Laval, Saint-Etienne et Rennes. En tant que coach, si un jour une opportunité se présente chez les pros, j'essaierai bien sûr de la saisir."

Papy a imité Roby

24/05 10:49

Jusqu'alors, seuls l'ASSE de Robert Herbin (en 1988-1989) et le TFC d'Erick Mombaerts (en 2003-2004) avaient réussi à se maintenir dans l'élite en ayant pris moins de 13 points à mi-parcours. Le FC Lorient de Christophe Pélissier a réussi cet exploit hier pour le plus grand bonheur de son valeureux capitaine Fabien Lemoine, qui s'est confié à Ouest-France.

"Après des débuts ratés en 2021, on a pris quelques roustes, on avait seulement 12 points, on ne faisait pas les malins, mais on n’a rien lâché. On a élevé notre niveau de jeu, on s’est relevé en réalisant une grosse série à domicile, grâce à un jeu plus posé, plus construit, avec les mêmes joueurs, c’est cela qui est beau. Pour le club, c’est une grosse satisfaction.

La plupart des gens nous voyaient en L2 en décembre, on a pris 30 points sur la phase retour, c’est un parcours digne d’un club européen. Dans le vestiaire, on a bu des coups, dans l’avion on a kiffé ensemble ce maintien. J’ai la santé, je m’éclate à Lorient, et je veux poursuivre ici, on va discuter cette semaine d’une prolongation avec le club."

Les Verts ont pris le moins de rouges

24/05 10:25

Ex aequo avec le LOSC et le SCO, l'ASSE est l'équipe de l'élite qui aura pris le moins de cartons rouges cette saison de L1. Les Verts n'auront subi que deux expulsions... lors du même match ! Lors la 6e journée, à Bollaert, Timothée Kolodziejczak avait été invité à regagner les vestiaires dès la 14e minute pour avoir concédé un péno en blessant Ignatius Ganago. Entré en jeu en seconde période, Wahbi Khazri n'était resté qu'un quart d'heure sur la pelouse suite à son tacle viril mais pas correct sur Jonathan Gradit.

Le pire bilan domestique depuis la remontée

24/05 09:53

Privés de leur douzième homme, les Verts affichent leur pire bilan à la maison depuis la remontée du club dans l'élite (21 points soit 1,11 par match).

Dans leur antre, les hommes de Claude Puel n'ont remporté que 5 victoires (Lorient, Strasbourg, Metz, Bordeaux, Marseille). Ils ont été tenus en échec 6 fois, notamment par un relégué et un barragiste (Lille, Angers, Nîmes, Paris, Nantes, Reims). Les Verts ont concédé 8 défaites à GG, la dernière contre une des plus faibles lanternes rouges de l'histoire (Rennes, Nice, Montpellier, vilains, Lens, Monaco, Brest, Nîmes).

Depuis que Sainté a retrouvé la L1 en 2004, c'est Laurent Roussey qui affiche le meilleur bilan domestique sur une saison. La saison 2007-2008, les Verts avaient en effet retrouvé l'Europe grâce à leurs 42 points pris dans le Chaudron. On rappellera que les protégés de Christophe Galtier avaient chopé 41 points à GG deux saisons d'affilée (2013-2014 et 2014-2015). Les hommes de Jean-Louis Gasset en avaient fait de même la saison 2018-2019.

Sainté a manqué d'efficacité

24/05 08:59

Claude Puel, qui a concédé hier sa 26e défaite en 58 matches de L1 à la tête des Verts, a de nouveau déploré en conférence de presse le manque de réalisme offensif de son équipe contre la lanterne rouge.

"Ce qu'il y a à retenir, c'est le manque d'efficacité. On n'a pas su capitaliser sur nos moments forts et sur leur première occasion, on a été punis. Ensuite, on s'est compliqué la tâche. C'est un dernier match que l'on avait bien abordé, mais que l'on a mal fini. C'est une fin de saison que l'on aurait aimé avoir sur une meilleure note. C'est dommage. Je pense que cette saison nous avons progressé dans la difficulté et dans cette saison compliquée, on a montré du caractère. Il y a eu de l'apprentissage. Laissez mûrir les jeunes joueurs que l'on a vus cette saison et on en reparlera !"

15e attaque ex aequo avec Bordeaux et Reims, l'ASSE n'aura marqué que 42 buts cette saison. Seuls le SCO (40), le NO (40) et le DFCO (25) auront encore moins scoré que les Verts. On rappellera que l'équipe de Christophe Galtier avait marqué 60 fois la saison 2012-2013, celle de Jean-Louis Gasset avait claqué 59 pions la saison 2018-2019. Depuis la remontée, rares sont les équipes stéphanoises qui ont été aussi peu prolifiques que celle de cette année.

La palme revient à celle de la saison 2009-2010, qui s'est sauvée en ayant la pire attaque de l'élite (27 buts). La dernière saison d'Elie Baup (2005-2006), l'ASSE n'a trouvé que 29 fois le chemin des filets. L'équipe de la saison 2008-2009 a péniblement atteint la quarantaine. La dernière saison de Galette, les Verts n'ont scoré que 41 fois. Pour rappel, Sainté n'a marqué qu'à 29 reprises en 28 matches la saison dernière, son ratio de but par match (1,04) était donc encore pire que celui de cette saison (1,11).

Cet exercice 2020-2021 a encore mis en exergue l'absence d'un vrai goleador à Sainté. Wahbi Khazri et Denis Bouanga (7 pions) font partie des "plus mauvais meilleurs buteurs stéphanois" sur une saison. Seul Frédéric Piquionne avait fini meilleur buteur des Verts en ayant claqué encore moins (6 pions la saison 2005-2006). Ce n'est pas la première fois que les meilleurs scoreurs stéphanois culminent à 7 réalisations. C'était le cas de Romain Hamouma la saison 2016-2017 mais aussi de Rémy Cabella, Jonathan Bamba et Robert Beric la saison suivante.

Champion Bafé !

24/05 00:54

Sur le terrain d'Al Taawoun, Bafé Gomis (35 ans) a marqué ce dimanche dès la 5e minute l'unique but de la victoire d'Al-Hilal, sacré comme l'an dernier champion d'Arabie Saoudite.

Ayant claqué 24 buts en 29 matches, l'ancien attaquant stéphanois est assuré de finir meilleur buteur car il ne reste plus qu'une journée et ses plus proches poursuivants ont mis 8 buts de moins que lui.

William renverse les vilains

23/05 23:52

Schadenfreude ! Les vilains n'ont pas su profiter du nul de Monaco à Lens pour déloger le club de Ruben Aguilar de la 3e place. Les banlieusards menaient pourtant 2-1 à la pause mais les Aiglons se sont imposés 3-2 au Cochonou Stadium. Sur un coup franc d'Amine Gouiri (pur produit du centre de formation des gones), c'est William Saliba qui a inscrit le but victorieux de la tête face à un Anthony Lopes délicieusement impuissant.

 

Cette soirée, décidément pas si mauvaise, a été marquée par le sacre du LOSC de Christophe Galtier, Thierry Oleksiak et Jonathan Bamba. L'ASSE reste donc le seul club comptant 10 titres de champions de France ! On aura noté par ailleurs que tous les anciens Verts concernés par la lutte pour le maintien sont sauvés suite à la défaite des Canaris face à Montpellier : les Girondins de Jean-Louis Gasset et Ghislain Printant, victorieux 2-1 à Reims, le RC Strasbourg de Thierry Laurey et d'Idriss Saadi et le FC Lorient de Fabien Lemoine (les deux clubs se sont neutralisés à la Meinau) ainsi que le Stade Brestois de Ronaël Pierre-Gabriel et Franck Honorat (battu par le QSG).

Ça la fout mal !

23/05 23:20

L'ASSE a clôturé sa saison de L1 par une 16e défaite, la 8e concédée à domicile, face à une lanterne rouge cramoisie diminuée qui plus est par l'absence de 15 joueurs.

Sauvés par le poteau sur une frappe d'un Adil Aouchiche bien servi par Wahbi Khazri, les visiteurs ont inscrit l'unique but de la rencontre à la 39e minute. Après avoir éliminé le capitaine stéphanois Mahdi Camara (latéral droit en l'absence de Mathieu Debuchy), le Mauritanien Aboubakar Kamara a trompé un Etienne Green sauvé par la barre transversale sur un peno bêtement concédé par Gabriel Silva et tiré par Moussa Konaté à la 76e minute.

Cette rencontre a été marquée par les premières apparitions en pro des jeunes attaquants Yanis Lhery (entré en jeu à la 61e) et de Mathys Saban (entré en jeu à la 78e), portant ainsi à 40 le nombre de joueurs ayant joué cette saison pour l'ASSE en L1 ! Les Verts ont fini les 10 dernières minutes en inférriorité numérique suite à la sortie sur blessure d'Aimen Moueffek face à des Dijonnais qui étaient arrivés à Geoffroy seulement à 16.

Les protégés de Claude Puel, qui n'ont pas su profiter du nul concédé par Metz à domicile contre Marseille, finissent donc à une très moyenne 11e place avec 46 points.

Le triplé pour Galtier

23/05 20:23

Pour la 3e fois de sa carrière, Christophe Galtier a remporté ce soir le trophée UNFP du meilleur entraîneur de la saison de L1. La première fois qu'il avait été sacré (en 2013), Galette entraînait les Verts et avait partagé ce prix avec Carlo Ancelotti. En 2019, il avait obtenu cette distinction en tant que coach des Dogues, qui avaient fini deuxièmes du championnat derrière le QSG. On espère cette fois que Jonathan Bamba sera sacré champion de France, histoire que son club formateur reste le seul à avoir remporté 10 fois le championnat...

Wesley blessé et en pleurs

23/05 19:20

Récent vainqueur d'une finale de la Cup qu'il avait éclaboussée de son talent, Wesley Fofana, élu mercredi dans le onze de légende des 25 dernières années de Gambardella (aux côtés de Kévin-Théophile Catherine, Yann M'Vila et Rémy Cabella), avait reçu avant-hier le trophée du meilleur jeune joueur de Leicester.

Tout sourire sur le site officiel des Foxes, l'ancien défenseur central stéphanois n'avait pas caché sa satisfaction. "Ma première saison s'est très bien passée. Mes coéquipiers et le coach m'ont aidé à bien m'intégrer. Comparé à la France, le rytme des matches est différent, il est beaucoup, beaucoup plus rapide. Les duels sont aussi plus durs mais c'est tout ce que j'aime dans le foot donc je suis heureux."

Las, c'est en larmes que l'ex-acolyte de William Saliba a prématurément quitté le terrain à la 22e minute ce dimanche lors de la dernière journée du championnat anglais. Alors que son équipe venait d'ouvrir le score face aux Spurs, il s'est blessé à la cuisse et sera donc très probablement forfait pour l'Euro Espoirs qui démarre dans 8 jours. Leicester, qui a finalement perdu 4-2 face à Tottenham, n'a pas su profiter de la défaite de Chelsea contre Aston Villa donc ne jouera pas en Champions League la saison prochaine.

Selon le journaliste d'Eurosport Martin Mosnier, cette qualification en C1 des Foxes aurait rapporté 1 M€ aux Verts au titre des bonus convenus entre l'ASSE et Leicester lors du transfert officialisé le 2 octobre dernier.

Toto le héros

23/05 18:27

Anthony Losilla, qui a défendu pendant 12 ans les couleurs de l'ASSE (de 1994 à 2006), a marqué aujourd'hui le deuxième but de la victoire de Bochum contre Sandhausen, synonyme de montée en Bundesliga et de titre de champion de L2 allemande. Capitaine d'un club allemand dont Roland Wohlfarth et Patrick Guillou ont également porté les couleurs, l'Appelou de 35 ans passé par Cannes, le Paris FC, le Stade Lavallois et le Dynamo Dresde va donc découvrir l'élite pour la première fois de sa carrière !

Ponsard, garçon Bouchet

23/05 16:02

Adrien Ponsard, l'une des plus sympathiques surprises des inoubliables années Robert Nouzaret, est revenu longuement avant-hier pour TL7 sur sa belle histoire avec l'ASSE, qui a commencé au lac du Bouchet situé à une vingtaine de kilomètres du Puy-en-Velay. Extraits.

"La saison 1997-1998, j’avais marqué 30 buts en 30 matches de DH avec Le Puy. L’ASSE arrive en stage au Puy. Quand un club pro vient dans une petite ville comme Le Puy faire un stage de foot, c’est qu’il y a un problème au niveau finances peut-être [ndp2 : pas forcément Ponpon, l'ASSE même en meilleure santé financière qu'à l'époque est longtemps venue faire des stages estivaux au Chambon-sur-Lignon, où les Verts ont bénéficé d'un Bel Horizon et de bonnes installations] . Les Verts sortaient d’une saison galère, ils avaient failli descendre en National. Ils se sont sauvés de justesse. Le club avait été repris à l’époque par Alain Bompard, Gérard Soler et Robert Nouzaret.

Les Verts viennent au Puy, ils doivent monter au lac du Bouchet pour faire un test physique mais ils n’ont pas de car pour les emmener. Notre entraîneur Maurice Bouquet nous appelle, on est trois ou quatre joueurs : « les gars, prenez vos voitures, on va les emmener au lac. » Pas de problème, ils appellent nos employeurs qui nous libèrent. Dans ma voiture, je me retrouve avec Christophe Robert, Patrick Guillou et Nestor Subiat. Ça chambre ! Le pauvre Christophe… Moi je ne le connaissais pas, je ne me permettais pas de dire quelque chose mais Guillou lui en a mis une bonne couche, on a bien rigolé.

Devant le départ du lac du Bouchet, Rudi Garcia vient, il me donne un sport-testeur pour calculer les pulsations. Il me dit : « Tu vas faire le test avec nous ». Je me dis : « T’es pas dans la merde, courir c’est pas un truc que t’aimes. » En fin de compte je me suis surpris, on a fait trois tours du lac qui doit faire deux ou trois kilomètres, j’ai fini dans les premiers juste derrière Patrick Guillou et Patrick Ferhaoui, des mecs qui galopent. Par contre, pendant deux jours, je n’ai pas marché derrière, j‘avais des courbatures ! Rudi Garcia me dit : « Putain, physiquement… T’as fait quelque chose pendant les vacances, t’as couru ? » Je lui dit : « Non, pas spécialement ».

On allait reprendre l’entraînement une semaine après avec le Puy et juste avant Maurice Bouquet nous appelle. « On a un match de préparation samedi contre l’ASSE. » Je dis à Maurice : « Ça ne va pas être possible pour moi car je suis de mariage, je suis le témoin du marié. » Il me dit : « Ecoute, tu te démerdes, il faut que tu sois là. » Je me suis arrangé avec le marié, un collègue fan de foot qui est de Firminy. Il me dit : « Y’a pas de souci, tu fais la mairie, l’église, tu vas faire ton match et tu reviens après. »

Sur mon premier ballon, j’ouvre le score contre les Verts face à Jérôme Alonzo. On mène 1-0 à la mi-temps. En seconde période, Sainté égalise et prend l’avantage. Sur ma deuxième occasion franche, je marque face à Jérémie Janot. Dans ma tête je me dis : « putain, t’as mis des buts à Alonzo et à Janot, c’est une bonne journée aujourd’hui. » Le match se finit à 2-2, je ne bois même pas un coup avec les gars, je file à mon mariage.

Le week-end se passe et lundi j’ai un message sur mon répondeur. « Bonjour, c’est Robert Nouzaret, je vous attends demain à l’entraînement à 10h00 à Geoffroy-Guichard. » Là, je me dis : «Ils se foutent de moi, c’est une blague. » J’appelle Maurice Bouquet, je lui dis : « Maurice, c’est quoi cette blague ? » Il me dit : « Ce n’est pas une blague. Demain matin je passe te prendre à 8h00 chez toi et je t’emmène à l’entraînement des Verts. » Je lui demande pourquoi. Il me répond : « Apparemment, t’as tapé dans l’œil de Nouzaret, en plus t’as de la chance t’as Nestor Subiat qui s’est blessé. Il s’est claqué et en a au moins pour deux mois. » Le malheur des uns fait souvent le bonheur des autres, ça a été mon bonheur.

On arrive le mardi matin à l’entraînement avec mon sac du Puy.  On monte directement dans le bureau voir le président et le doc Demonteil. Je n’ai jamais passé une visite médicale aussi rapide. C’était « penche toi, ta colonne est droite, c’est bon, tu peux aller t’entraîner. » Je fais mon entraînement, ça se passe bien. Le lendemain, je retrouve Maurice Bouquet et Thierry Roumazeilles, on boit un café ensemble. Quand je vois leur tête, je leur dis : « qu’est-ce qui se passe, il y a un souci ? » Ils me disent : « Tu ne peux pas signer à l’ASSE cette année car ils ne peuvent pas faire un autre contrat. Financièrement, par rapport à la DNCG, ça ne passe pas. » J’ai l’impression que tout s’écroule. J’étais heureux comme tout et du jour au lendemain tout bascule.

Maurice me dit : « on a un match amical contre Andrézieux, viens jouer avec nous, ça va te changer les idées. » Mais quand t’es au fond, t’es au fond. Je suis passé complètement à travers lors de ce match. Trois jours après, ça rechange. Maurice me dit : « écoute, on redescend à Geoffroy, ça a changé. Kader a réuni les joueurs, ils vont baisser les salaires. Ce n’est pas énorme mais ça leur permet de prendre un autre contrat. » Quand tu ne les connais pas, tu penses que les pros ont des testons énormes. Mais en fin de compte, non. Des mecs comme Kader Ferhaoui sont capables de parler aux autres joueurs et les mecs acceptent. C’est une mentalité à part à Saint-Etienne. Je ne sais pas si ça se serait fait dans d’autres clubs mais à cette époque, il y avait un tel groupe…. Ce groupe existe toujours d’ailleurs, on est resté en contact. Ils baissent tous leur salaire pour que je puisse signer mon contrat.

Je retourne dans le bureau, je suis content de re-signer un vrai contrat. Je vais à l’entraînement. Quand j’arrive dans le vestiaire, Robert Nouzaret dit : « il ne va pas venir tous les jours avec son sac, vous allez lui donner ses équipements maintenant ! » J’ai mes équipements, je remonte au Puy voir les collègues et je leur montre tout ce que j’ai. « Regardez tout ce qu’on a quand on est pro. » Tu prends la grosse tête. C’est malheureux à dire mais t’es obligé de la prendre. T’as plus le même rythme de vie. Tu te lèves pour aller travailler mais ton travail c’est ton plaisir, jouer au foot. Tu fais la sieste l’après-midi, tu retournes à l’entraînement. Tu touches un salaire plus qu’honorable. Ça te change la vie mais il ne faut pas garder la grosse tête longtemps. Mes parents, mon père surtout, m’ont vite fait redescendre sur terre, heureusement.

Au départ je signe un an. Je ne suis pas qualifié le premier match. Au lieu d’aller à Caen avec le groupe pro pour la première journée de D2, je suis avec la réserve. On joue à Yssingeaux contre Le Puy. On gagne 7-0 et je marque 5 buts. Le gardien, c’était mon pote, à la fin du match on s’est chambré. Je pense que ça a encore accentué ma progression. Le match d’après contre Guingamp, je suis dans le groupe. Remplaçant, certes, mais dans le groupe. Quand t’arrive à Geoffroy-Guichard, que tu t’échauffes et que t’entends scander ton nom. Tu te dis : « il y a trois semaines t’étais au Puy, là t’as dans le Chaudron putain ! » T’as des frissons partout. Quand je suis rentré sur le terrain, Jean-Pierre Papin sortait. Sans me connaître, je ne sais pas comment il a su, il me dit : « bonne première. » Et là je me dis : « putain, c’est Jean-Pierre Papin quand même ! Marseille, Milan AC, capitaine de l’équipe de France… » J’ai une occase mais je ne la mets pas au fond, on fait 0-0.

Le match d’après, on joue à Troyes. On perd 1-0, il reste 20 minutes. Nouzaret me dit : « Adrien, va t’échauffer, tu vas rentrer. » L’échauffement a été vite fait. J’ai fait une accélération aller-retour. « Coach, je suis prêt ! » Au moment où je rentre, je remplace Christophe Robert, il me dit : « tu vas marquer. » Le premier ballon que je touche, Pape Sarr me lance dans le trou, je mets un petit piqué au-dessus du gardien et j’égalise, 1-1. Et là, waouh ! Comme dirait Kader : « fermez les portes du stade, il va partir ! » Cette émotion, c’est un truc de fou ! Tu ne sais pas quoi faire : lever les bras, courir, te jeter par terre. Tu ne t’arrêtes plus, tu tournes en rond. À la fin du match, on va voir les Magic Fans et et les Green Angels derrière la cage de Jérôme. Ils m’ont arraché le maillot, piqué les protège-tibia. T’es tellement dans l’euphorie, tu te laisses faire.

Quand on est reparti, on faisait le voyage en bus, on en avait pour cinq ou six heures. Quand je suis arrivé chez mes parents le soir, les voisins qui m’avaient repéré me faisaient signe. T’es dans un autre monde. Quand t’es sous les projecteurs, t’es reconnu, les gens te reconnaissent plus facilement. Quand je suis arrivé chez mes parents, il y avait un mot sur la porte : « Pas la peine de nous réveiller, on le sait, c’est bon, t’as marqué ! » Mon père, une demi-heure après, il était 6h30, est venu me voir dans la chambre. « Comment t’as marqué ? » Je lui ai dit : « Mais tu sais comment j’ai marqué ! » Après ça s’est enchaîné. On reçoit Niort, je suis titulaire. Je marque sur mon premier ballon. Et là tu te dis : « putain, tu viens de marquer à Geoffroy-Guichard quand même. » Ça s’est enchaîné. Au bout de mon 3e ou 4e but, je suis convoqué dans le bureau du président avec Robert Nouzaret et là on me prolonge mon contrat jusqu’à quatre ans.

Au début, mon père n’était pas content. Ce n’est pas qu’il ne voulait pas que je signe à Saint-Etienne. J’avais une place à la mairie. Il me dit : « Tu te rends compte, tu peux être embauché à la mairie. Il faut penser à l’après, une carrière de footballeur ça peut durer un, deux ou trois ans. À la ville si t’es embauché, t’es tranquille, t’as la sécurité de l’emploi. » Mais je lui ai dit : «Signer plusieurs années à l’ASSE, c’est une chance que je n’aurais peut-être plus. » Donc tant pis, j’ai signé. En fin de compte, tous les buts que j’ai marqué à Geoffroy, je sais qu’il avait les larmes aux yeux. Ma mère m’a dit : « Je n’ai jamais vu ton père comme ça. » Le premier match que je fais comme titulaire à Geoffroy, j’avais acheté une trentaine de places pour des potes. Mon but contre Niort était filmé dans la tribune Paret, celle des Green Angels. J’ai un collègue à moi, un Portugais, qui se lève quand je marque, la caméra est sur lui et je le reconnais. C’est là que je me dis : « Putain, j’étais suivi par tous mes potes, ils n’ont pas lâché. » Je n’ai pas changé, on passait des journées ensemble.

J’ai été mis dans le bain de suite. Des mecs comme Patrick Guillou m’ont pris sous leur aile. Il y avait Kader, Nestor Subiat qui même blessé te donnait des conseils. Quand on faisait des séances de frappes, que je me retrouvais à un mètre de la cage je n’osais pas frapper. Alonzo me disait : « Mais c’est ton travail, il faut m’allumer, moi je ne te dirai rien. » Mais tu te retiens toujours, t’essayes de ne pas faire de connerie. Quand je faisais une passe, je me disais : « putain il faut que je la donne comme il faut. » Le premier entraînement t’es comme ça mais après… Que tu sois en amateur ou en pro, t’es là pour jouer au foot.

Cette saison 19998-1999 a été magnifique. Toute la première partie de saison jusqu’à la trêve, on n’a pas perdu un match. Quand on reprend, on perd 1-0 à Niort. Le président vient nous voir et nous dit : « il nous faut sept victoires pour être sûrs de monter. » Il y a des choses qui vont avec : tant de victoires, tant de primes. Jouer au foot, c’est un plaisir, mais t’es aussi là pour gagner ta vie. On a la chance de faire sept victoires d’affilée. Le mois d'avril, on est sûr de monter. On a notre objectif, après on vise le titre de champion de France. Entretemps, on a eu droit à un petit stage en Guadeloupe et en Martinique. Ça se passe super bien là-bas, on fait deux matches de gala. On se disait « on ne craint pas le soleil, on va tous bronzer ! ». J’étais le premier à avoir des cloques dans le dos, brûle au deuxième degré. Lionel Potillon était pareil.

Quand on rentre à Sainté, je crois qu’il nous faut trois victoires pour être sûrs d’être champions de France. On gagne deux matches. Entretemps, l’équipe qui était juste derrière, Sedan, perd un match. Arrivé à deux matches de la fin, il nous reste à affronter Châteauroux et Sedan et on n’a plus besoin que d’un point pour être sacré. On fait 0-0, on est champions ! On fait une fête… Des brésiliennes dans le stade, ça dansait dans tous les sens. Le stade a été envahi. Les mecs ils m’enlevaient les crampons sous les chaussures, ils les dévissaient. Les mecs nous portaient. Il y avait une communion avec le public. Je me souviens d’une semaine où on a reçu trois fois de suite. Gueugnon en championnat et en Coupe de la Ligue, et Valence. On a fait 100 000 personnes cette semaine-là, ça n’a pas désempli de toute la saison après.

On a eu la chance de jouer au Stade de France, on a fait le 100e anniversaire du Red Star là-bas. Là aussi, c’était un moment mémorable. Le bus tombe en panne sur l’autoroute. Alain Bompard et Gérard Soler sortent, arrêtent les voitures sur l’autoroute, sur la rocade, en plein périph. Ils nous disent « changez-vous dans le bus, montez dans les voitures. » On se s’est pas changé dans les vestiaires du stade de France, on s’est changé dans le bus. Gérard Forissier faisait les straps dans le bus. On fait 50 000 personnes dans le stade de France, c’est le record en Ligue 2 dans un match. On gagne 2-1 mais le seul bémol est la blessure de Jérôme Alonzo, il se fracture la malléole ce jour-là. On fait un quart de finale de Coupe de la Ligue au Parc des Princes contre le PSG. On était partie en stage en Tunisie, on revient, on était en stage trois jours à Clairefontaine. On a vraiment passé une année mémorable. 

En fin de saison, on est obligé de se séparer avec les gars car c’est les vacances. Là je suis convoqué par le coach. Il me dit : « Écoute Adrien, ou tu restes, ou on te prête. Ce serait bien qu’on te prête pour que tu t’aguerrisses un petit peu plus. Trois clubs sont intéressés : Toulouse, Caen et Nîmes. Ce qui serait bien, c’est d’aller à Nîmes. Ce n’est pas très loin de Saint-Etienne, on pourra te suivre régulièrement. » J’ai donc accepté d’aller à Nîmes. Personnellement, je n’avais pas les capacités pour jouer en Ligue 1, il me manquait un cursus de centre de formation.

Et puis surtout, quand t’entendais les noms qui allaient arriver à Saint-Etienne : Stéphane Pédron, Guel, Alex et Aloisio. On ne connaissait pas ces Brésiliens dans la région. On nous a montré les vidéos à l’origine de leur recrutement. On s’est dit : « comment vous avez fait ? » Les images, c’était comme Canal Plus en crypté, comme si on te mettait la passoire devant les yeux. On s’était dit : « Mais vous recrutez deux joueurs comme ça ? » En fin de compte, ils ne se sont pas trompés, c’étaient vraiment deux très bons joueurs. Je savais très bien qu’en restant à Sainté je risquais de manger du banc ou de jouer en CFA2.

J’arrive à Nîmes, qui avait fait signer entretemps Mickaël Pagis. Tout le monde connaît sa carrière, c’est un très bon joueur. Parti pour être avant-centre, je me retrouve au poste de latéral. C’était compliqué mais j’ai pris sur moi puis je me suis blessé gravement en janvier. Les médecins de Nîmes voulaient ma plâtrer pendant trois mois mais j’étais sous contrat avec l’ASSE, j’ai donc appelé le Doc Demonteil. Il m’a dit de revenir passer des examens, qui n’ont pas été très longs. Les ligaments étaient arrachés, je me suis fait opérer par le professeur Dupré Latour. J’ai fait ma rééducation de six mois au centre de formation avec Fofo, Garcia et Hubert Largeron. Le coach me dit : « tu fais partie du groupe, tu vas t’entraîner avec le groupe pro. Quand ils joueront le week-end, t’iras avec la réserve le vendredi. »

J’ai eu la chance de m’entraîner avec tous les Alex, Guel, Kader, Jérôme, Jérémie. Il y avait même Levitsky. Tu prends un plaisir à t’entraîner… Même si tu sais que tu ne joues pas, c’est super de côtoyer des gars comme ça. J’ai énormément appris aux côtés de Patrick Revelles, Nestor Subiat, Gilles Leclerc. Même les jeunes comme Pape Sarr, Julien Sablé. Tu apprends avec des garçons comme ça. Et quand t’es pris sous son aile par un Kader Ferhaoui, un Patrick Revelles ou un Patrick Guillou. Ce sont des mecs exceptionnels avec qui on est encore en contact. On a des discussions sur WhatsApp entre joueurs de la période 1998-2000, tout le monde se parle. On a même des messages d’Alex et Aloisio au Brésil. C’est resté très famille, je n’ai pas l’impression que le football de maintenant soit comme ça."

Galette en pole position pour rejoindre les Aiglons ? (2)

23/05 09:17

Nice-Matin confirme aujourd'hui ce qu'il avait écrit il y a huit jours. Extraits.

"Tandis qu'Adrian Ursea va quitter l'OGC Nice sur les coups de 23 heures ce dimanche soir, l'entraîneur du LOSC devrait débarquer dans les prochains jours. Mais le Marseillais de naissance, âgé de 55 ans, a encore un titre de champion de France à aller conquérir avec Lille ce dimanche à Angers, d’où le mutisme des dirigeants niçois sur le sujet.

Ces derniers devront également tomber d’accord avec leurs homologues lillois pour libérer "Galette" de sa dernière année de contrat. Le versement d’une indemnité de transfert - comme ce fut le cas lors du départ de Lucien Favre au Borussia Dortmund en 2018 - n’est pas à exclure, ce qui pourrait ralentir l’officialisation de la signature de Galtier."

Camara ou Gabriel Silva arrière droit ?

23/05 08:39
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Selon Le Progrès, celui qui portera le brassard stéphanois ce soir en l'absence de Mathieu Debuchy sera titularisé au même poste que le ch'ti partant :

Green - Camara, Sow, Kolodziejczak, Trauco - Gourna, Youssouf, Neyou - Nordin, Khazri, Bouanga.

La Pravda annonce de son côté que Gabriel Silva sera titularisé à droitet dans une défense où notre Sénégalais sera préféré à notre Guinéen.

Green - Gabriel Silva, Cissé, Kolodziejczak, Trauco - Gourna, Camara, Neyou - Nordin, Khazri, Bouanga.

Retour aux sources pour Cordonnier (4)

23/05 08:18

Le Berry Républicain revient sur la nomination du scout de l'ASSE Julien Cordonnier à la Berrichonne de Châteauroux. Extraits.

"Après avoir racheté le club et misé sur le canal historique (Denisot-Trotignon) et intronisé un nouveau coach (Marco Simone), United World veut un effectif neuf pour exaucer ses ambitions. Pour cela l’organigramme est impressionnant puisqu’en plus du trio susnommé, Aldo Angoula a été confirmé comme directeur sportif et Julien Cordonnier a été recruté comme recruteur en chef de la Berri. Précisons qu’il doit encore deux mois de préavis à son employeur (l’AS Saint-Étienne). Il sera même le scout n°1 du groupe United et ses cinq clubs satellites, et notamment Sheffield et Beerschot. Tout en étant en adéquation avec Jan Van Winckel, le directeur belge d’United.

« Avec Aldo, les rôles sont clairement définis et c’est pour cela que j’ai accepté ce challenge passionnant, confie Julien Cordonnier. Il s’occupe de la gestion sportive sur place au quotidien et moi j’ai la responsabilité du recrutement. » Ce dernier, enfant du club, a eu le meilleur adoubement possible, celui de Michel Denisot. Bref, « Cordo », comme on le surnomme ici, occupe un poste crucial puisqu’il doit permettre au club de revenir en National ou de tenir sa place en L2 en cas de repêchage miraculeux : « On travaille sur ces deux hypothèses en effet ». Le chantier est immense et concerne tous les postes."

Salibur était un phénomène pour Puel

23/05 07:59

"Le joueur le plus fort avec lequel j'ai joué ? Eden Hazard. Avant mon premier entraînement à Lille, Claude Puel me dit : "Tu vas t'entraîner avec deux phénomènes de 16 ans." Le second crack, c'était Yannis Salibur, alors presque meilleur qu'Eden" déclare l'ancien capitaine lillois Rio Mavuba dans la dernière édition de la Pravda.

Yannis Salibur, qui n'a pas été phénoménal sous le maillot vert la saison 2018-2019 avec Karagümrük (1 but - à Toulouse - en 23 matches), l'a été encore moins cette saison (0 but en 22 matches).

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