

Maire PS du Pouzin (Ardèche), Christophe Vignal déplore dans Le Dauphiné Libéré que son adjoint Gilbert Moulin l'affronte aux prochaines élections départementales.
" C’est comme faire tout le championnat avec l’ASSE et jouer pour l’OL en finale de la coupe de France. Alain Martin (proche de Roro et membre du conseil de surveillance de l'ASSE, ndp2), ancien maire, a mis 30 ans pour construire un climat sans clivage au Pouzin, il faut que ça dure. Si ça ne devait plus être le cas, chacun prendrait ses responsabilités."

Sous contrat avec les Gunners jusqu'en 2024, William Saliba, qui aura attendu son 58e match en pro (le 22e avec les Aiglons) pour marquer en banlieue le premier but de sa carrière, est convoité par le Bayer Leverkusen selon Kicker.
Ce club allemand, avec lequel Panagiotis Retsos est encore sous contrat une saison, a fini la saison de Bundesliga à une 6e place qualificative pour l'Europa League. Une compétition que ne jouera pas Arsenal, qui a terminé 8e de Premier League.

Le nouveau capitaine des Verts n'est pas seulement le 4e récupérateur et le 5e tacleur de l'élite. C'est aussi le 4e marathonien selon le site de la L1, qui a publié hier le classement des joueurs qui courent le plus par match.
1. Birger Meling (Nîmes Olympique) : 12,21 kilomètres
2. Otávio (Girondins de Bordeaux) : 11,93
3. Xavier Chavalerin (Stade de Reims) : 11,90
4. Mahdi Camara (ASSE) : 11,64
5. Didier Ndong (Dijon FCO) : 11,55
6. Haris Belkebla (Stade Brestois 29) : 11,42
7. Habib Maïga (FC Metz) : 11,40
8. Aurélien Tchouaméni (AS Monaco) : 11,38
9. Romain Perraud (Stade Brestois 29) : 11,32
10. Thomas Foket (Stade de Reims) : 11,21
11. Zinedine Ferhat (Nîmes Olympique) : 11,14
12. Renaud Ripart (Nîmes Olympique) : 11,11
13. Steven Nzonzi (Stade Rennais F.C.) : 11,09
--. Farid Boulaya (FC Metz) : 11,09
15. Angelo Fulgini (SCO) : 11,08
16. Benjamin André (LOSC) : 11,03
17. Nayef Aguerd (Stade Rennais F.C.) : 10,99
18. Massadio Haïdara (RC Lens) : 10,98
19. Sven Botman (LOSC) : 10,95
20. Morgan Schneiderlin (OGC Nice) : 10,94

Ayant repris l'entraînement collectif début mai et faisant du rab cette semaine au centre sportif Robert-Herbin, Yvann Maçon se confie dans la dernière édition du Progrès. Extraits.
"Je me sens très bien. Je retrouve des sensations. Ça fait extrêmement plaisir de revenir sur les terrains. Je fais des conservations, des jeux en tant que joker, je travaille mon cardio. Je travaille au poste, les centres, je reprends les automatismes, je fais beaucoup de jeu réduit pour retrouver les sensations et les déplacements dans l’espace.
J’ai retrouvé toutes mes capacités. J’avais 100 % de différence entre les deux muscles des deux côtés et à présent, il ne m’en manque que 5 à rattraper. C’est ce que je fais tous les jours. Je reprends le jeu, ça va passer par là et je reste une semaine supplémentaire pour justement gagner du temps pour la saison prochaine et la reprise."

De très loin le joueur le plus utilisé par Claude Puel cette saison de L1 (3295 minutes) devant Denis Bouanga (2734) et Jessy Moulin (2610), Mahdi Camara est selon SofaScore le 4e joueur de l'élite au nombre de récupérations (78) derrière le Messin Fabien Centonze (112), le Strasbourgeois Alexander Djiku (91) et le Messin John Boye (79) mais devant le Lillois Benjamin André (76).
Le numéro 8 des Verts est par ailleurs 5e au nombre de tacles réussis (99) derrière le Lorientais Laurent Abergel (145), le Monégasque Aurélien Tchouaméni (127), le Dogue Benjamin André (114) et le Grenat Fabien Centonze (104).

Auteur d'1 but et de 2 décisives en 32 matches officiels disputés cette saison, Yvan Neyou est le joueur stéphanois qui aura mangé le plus de biscottes (9). Selon les stats de SofaScore qu'il a postées ce soir dans sa story instagram, le numéro 19 des Verts est surtout et de loin le joueur de L1 qui présente le plus haut ratio de dribbles réussis (61/74 soit 82,4%).

Si Jean-Michel Aulas a régalé Christophe Galtier avant-hier au palace banlieusard La Villa Florentine, l'ancien entraîneur des Verts a selon RMC appelé aujourd'hui le présent des vilains pour lui signifier qu'il refusait de coacher le club défait par William Saliba dimanche dernier au Cochonou Stadium. La Pravda confirme que le champion lillois est très proche des Aiglons.

Ayant fini comme l'exercice précédent meilleur buteur stéphanois de la saison (cette fois ex aequo avec Wahbi Khazri, 7 pions) Denis Bouanga a décidé de mettre son maillot extérieur noir aux enchères au bénéfice de l'association Co'p1, qui lutte contre la précarité étudiante. Les enchères ont lieu sur le site Aportée2main, plateforme d'économie solidaire dirigée par Papou Paye, défenseur sochalien formé à l'ASSE.

Convoité par les Verts comme l'a révélé France Football il y a deux semaines, le latéral droit Wajdi Kechrida (25 ans) va rejoindre Saint-Etienne une fois que son club (l'Etoile du Sahel) aura achevé son parcours en Coupe de Tunisie d'après le quotidien tunisien La Presse. On aura noté qu'il s'est qualifié hier pour les huitièmes de finale qui se dérouleront ce week-end.

Le TFC de l'ancien attaquant stéphanois Patrice Garande reçoit ce soir le FC Nantes en barrage aller. Ouest-France rappelle à cette occasion aux Canaris que les barrages avaient été fatals aux Verts il y a 37 ans. Extraits.
"Rétablis pour la saison 2016-2017, les matches éliminatoires entre clubs de première et deuxième divisions ont auparavant été en vigueur de 1952 à 1957, en 1969 et de 1979 à 1993. Avec un net avantage pour les clubs de D2 car sur 24 confrontations directes, 16 ont abouti à la promotion du challenger, soit exactement deux sur trois.
Parmi elles, l’étouffante victoire de Lens aux tirs au but en 1979 face au Paris FC (0-0, 0-0, 3-0 t.a.b.) ou encore la promotion de l’AS Cannes en 1993, pour le dernier barrage du siècle, face à Valenciennes (2-0, 1-1) victime de l’affaire VA-OM.
Mais au 21e siècle, la tendance semble s’être inversée, avec deux barrages remportés par l’équipe de Ligue 1 pour un seul où l’équipe de Ligue 2 s’est imposée. Outre Toulouse en 2018, Dijon s’est sauvé en 2019 face à Lens (1-1, 3-1). À l’inverse, en 2017, Troyes a gagné son ticket pour l’élite en condamnant Lorient (2-1, 0-0).
Les barrages n’ont pas épargné les clubs historiques du championnat de France. C’est même l’OM qui les a inaugurés, en 1952 face à Valenciennes. Les Marseillais s’étaient sauvés en gagnant 4-0 après une défaite 3-1 à l’aller.
En 1969, l’AS Monaco chute face au petit Angoulême. Victorieux 2-1 en Charente, le club du Rocher perd 1-0 à Louis-II puis s’incline dans le match d’appui sur terrain neutre, au Parc des Princes, 2-0.
En 1984, c’est en barrages que prend définitivement fin la grande époque de l’AS Saint-Étienne. Chez lui à Geoffroy-Guichard, le club dix fois champion de France est éjecté de D1 par le Racing Paris, vainqueur 2-0 après un nul 0-0 à l’aller. Preuve que le couperet n’épargne pas les clubs historiques. Le FC Nantes est prévenu."
Christophe Verneyre (alias Parasar sur P2) parle à ce sujet d'un "Hiroshisma footballistique" dans son magnifique livre La Passion selon Saint-Etienne, qu'il dédicacera ce samedi de 15h00 à 19h00 à la Librairie de Paris (6, rue Michel Rondet à Sainté).
"C'était une petite mort car j'étais jeune, car cette relégation fauchait ma passion dans son élan ascensionnel et parce que je croyais encore à l'époque, je l'avais lu dans les journaux, qu'un club comme Sainté "ne pouvait pas descendre." Nous étions les plus forts. Nous faisions rêver la France et briller les yeux des enfants quand leur pochette Panini s'ouvrait sur un maillot chlorophylle. Nous étions devenus minables. Un spectacle de désolation. Voilà d'où je venais, voilà Sainté au printemps 84. Voilà ma passion malmenée, mon orgueil bafoué. Un spectacle de désolation."

Même s'il tait pudiquement son nom, le Progrès signale que Cédric Horjak, formé au club et auteur de 10 matches en 1998, a été condamné avant-hier par le tribunal correctionnel de Saint-Etienne.
L'ancien Vert et Croco nimoîs a été blanchi des accusations de faux et usage de faux dont il faisait l'objet. En revanche, il a été reconnu coupable d’abus de confiance et est donc condamné à une amende de 5 000 euros, avec sursis. Commercial à Midi Sport Equipement (société basée dans la Gard), il avait encaissé 10 000 euros grâce à de fausses factures réglées par sa sœur, trésorière du Saint-Jean-Bonnefonds FC Loire, jugée également mais entièrement relaxée.

Il y a trois jours, Jean-Louis Gasset avait laissé entendre qu'il pourrait rester chez les Girondins. C'est une évidence pour son directeur sportif Alain Roche, interrogé dans la dernière édition de Sud-Ouest.
"Jean-Louis Gasset est dans son rôle de vouloir toujours les meilleurs joueurs. Il y a eu des opportunités de recrutement, comme Cyprien, que l’on n’a pas pu conclure. Il fallait une somme d’argent. L’actionnaire a tenté de faire des efforts mais on n’y est pas arrivé. Le cas Ben Arfa ? On estimait avec Jean-Louis qu’il y avait besoin d’un garçon qui amenait de la qualité technique pour servir les attaquants. Ça a bien fonctionné quelques mois. La blessure en janvier fait qu’il n’a pas retrouvé tous ses moyens. Il a perdu sa place sportivement, Jean-Louis a tenté des choses avec lui et sans lui. Je ne veux pas le cibler, il n’est pas le seul dont les performances ont décliné. Un joueur comme Toma Basic a commencé très bien, et a fini très mal.
Le mercato d’hiver est un mercato de merde avec peu de joueurs disponibles. On savait que Jean-Michaël n’avait pas joué depuis quatre mois mais qu’il avait été élu meilleur milieu de terrain en Turquie avec Galatasaray l’an passé. Jean-Louis avait besoin d’un joueur qui tenait le ballon, orientait le jeu. Il y avait d’autres profils, mais on avait des moyens limités. Ça n’a été une réussite ni pour lui, ni pour nous mais il est arrivé au moment où l’équipe a plongé. Ce n’est pas simple. Je tiens beaucoup compte de l’avis de l’entraîneur car c’est lui qui gère l’équipe. Imposer des joueurs est souvent un fiasco.
Ma relation avec Jean-Louis est excellente, malgré ce que les gens ont pu dire. Et heureusement. Il a fallu se serrer les coudes. Je pense que s’il n’avait pas été là, on ne serait pas 12e à la fin du championnat. Jamais il n’a été question qu’il parte et jamais lui n’a baissé les bras. On est passé de 10 recruteurs à 3 ici, mais on a beaucoup d’idées. Jean-Louis a un énorme réseau. Mais à un moment, si tu n’as aucun moyen, tu es bloqué. Jean-Louis sera l'entraîneur à la reprise, bien sûr. Tout est prévu, on sera tous là à la reprise le 29 juin. On a travaillé sur la planification de la préparation. Il ne reste qu’à appuyer sur le bouton."

Qualifié de potager par Galette en 2014, le gazon du Chaudron pointait encore à une piteuse 16e place en 2019 au championnat des pelouses. 9e en 2020, il a encore progressé cette saison. Geoffroy-Guichard pointe en en effet à la 7e place derrière La Mosson, Bollaert, Francis Le Blé, le Parc des Princes, le Vélodrome et le Cochonou Stadium.
Apparu à trois reprises chez les Verts en équipe première à l'automne 1988, l'ancien défenseur central Farid Bououden (53 ans), désormais employé à la Métropole de Saint-Étienne, chargé de l’entretien du Furan après être devenu éboueur, s'est brièvement confié au Progrès.
"J’étais fier de jouer pour l’ASSE, Robert Herbin m’aimait bien. Avant le foot, je faisais de l’athlétisme. On me recrutait pour ma “méchanceté”, parce que j’étais dur sur l’homme. Avant on jouait pour essayer de gagner notre vie, aujourd’hui l’argent a tout changé. C’est un autre monde."

Michel Platini a accordé une longue interview à Jean-Philippe Leclaire dans la Pravda. Extraits.
"J'ai eu cette idée d'un Euro 2020 organisé dans 12 villes et 12 pays. L'UEFA et les pays organisateurs l'ont oublié, ils ne m'ont pas invité. Mes relations avec Ceferin ? Elles n'existent pas. Il fait partie de ces politiques qui n'ont pas joué au football et vivent leur moment de gloire. Si des anciens joueurs comme moi se mettent à côté d'eux, ils n'existent plus.
Il a mal géré la crise de la Super Ligue. Le départ des grands clubs pour fonder leur propre compétition, c'est le seul vrai danger récurrent que doit gérer l'UEFA. Ça fait 40 ans que les grands clubs veulent partir. Quand on est président de l'UEFA, il vaut donc mieux anticiper plutôt que de se retrouver devant le fait accompli et traiter les dirigeants de ces clubs de "lâches", de "serpents" ou de "scorpions" comme l'a fait Ceferin, c'était ridicule.
Le projet de Super Ligue s'est effondré aussi vite, en moins de 48 heures parce que ses responsables ont fait une communication de merde, que les médias étaient contre, et que les supporters, notamment anglais, ont été comme d'habitude, c'est-à-dire formidables. Les entraîneurs aussi ont été très bien. Surtout Pep Guadiola, il est toujours formidable.
La nouvelle réforme de la Ligue des champions, c'est d'une bêtise sans nom : ils vont encore allonger la phase de groupes qui n'intéresse déjà personne. À l'UEFA, c'est depuis longtemps la philosophie de certains : toujours plus d'argent. La Ligue des champions a été créée par Johansson. Moi, j'étais contre. Je trouve que la Coupe d'Europe uniquement avec des champions et des matches couperet, ça reste la meilleure formule.
Mais quand les clubs vous disent qu'ils veulent plus de matches et ont besoin d'argent, il faut en tenir compte. Quand je suis arrivé à la tête de l'UEFA, mon idée c'était avant tout de favoriser les champions de certains pays par rapport aux quatrièmes d'autres pays. J'ai essayé de trouver un compromis, sans tout révolutionner, parce qu'il y avait aussi un système économique à respecter.
La Coupe du monde tous les deux ans telle que l'envisage aujourd'hui la FIFA ? C'était déjà le rêve de Blatter. Pas le mien. Parce que la Coupe du monde tous les quatre ans, c'est l'histoire. Ce qui est rare est précieux. Contrairement à ce que pensent la FIFA et l'UEFA, le football ne leur appartient pas. Au congrès de l'UEFA organisé en Israël, Shimon Peres avait déclaré : "Jérusalem est une flamme. Le football l'est aussi." On l'a vu avec l'échec de la Super Ligue, grâce aux supporters, que cette flamme, elle ne s'éteint pas comme ça.
J'ai juste une vie extraordinaire. Même dans ma cellule, en garde à vue, chez les flics, je rigolais tout seul, je me disais : "Mais c'est extraordinaire, tout ce qui m'arrive !" Quand je raconterai ça à mes petits-enfants, ils auront les yeux grands ouverts ! Dans la vie, si vous voulez vraiment apprécier les bons moments, il faut aussi accepter d'en vivre des plus difficiles.
J'ai été placé deux fois en cellule. La première fois, c'était à midi, quand les enquêteurs déjeunaient. Mais je n'étais pas tout seul. Il y avait un autre gars, un Ukrainien. Il m'a reconnu et il a voulu un autographe. On a demandé un papier et un stylo aux enquêteurs qui nous les ont donnés. L'Ukrainien était content, il m'a dit : "Prison en France, mieux que prison Ukraine !" (Rires.)
Pour la deuxième pause des enquêteurs, à 17 heures, je me suis à nouveau retrouvé en cellule, et là, j'étais seul. Je me suis allongé sur le banc et je rigolais. Il doit y avoir des caméras là-dedans, et si les enquêteurs me regardaient, ils devaient penser que j'étais complètement fou ! Les gens pensent ce qu'ils veulent, mais comme je n'ai rien à me reprocher, que j'ai la conscience tranquille, ils peuvent toujours chercher, ils ne trouveront jamais. Je suis et j'ai toujours été incorruptible."

Dans le dernier numéro de Dessous de Verts à réécouter ici, le coprésident de l'UNFP Sylvain Kastendeuch revient sur ses vertes années (1990-1993). Extraits.
"J’ai forcément un attachement particulier à Saint-Etienne car je n’ai pas fait 36 clubs. Je n’ai pas été dépaysé du tout quand j’ai quitté Metz pour Saint-Etienne. Je suis né à Hayange dans le bassin sidérurgique mosellan, avec Sollac, les grosses usines des hauts fourneaux etc. Quand je suis venu à Saint-Etienne et que j’ai vu où était implanté le stade Geoffroy-Guichard, avec la fin de cette aventure industrielle, forcément j’ai baigné un peu dans la même atmosphère. C’est peut-être aussi inconsciemment ce qui a participé au choix au-delà du fait que tout petit avec l’épopée des Verts l’ASSE était déjà mon club préféré. Mes parents n’avaient pas la télé, pour voir les matches des Verts on traversait le village pour aller chez un oncle. Tout ça reste gravé en moi. J’étais fan également de l’Ajax, Ruud Krol était mon idole.
Le président André Laurent m’a convaincu avec un très beau discours de venir à Saint-Etienne. Il vendait le renouveau des Verts, le fait que le club allait rebondir. On était quand même pas très loin des années glorieuses, une dizaine d’années s’étaient passé, ce n’était quand même pas un gouffre comme ça peut l’être maintenant. Je suis venu pour ce challenge-là. La première année a été un peu compliquée car on a joué le maintien alors qu’on avait l’ambition de jouer les places européennes. Ça a été une année super compliquée, on s’est maintenu tant bien que mal. La deuxième année on a progressé, la troisième on a échoué de très, très peu à la fois en Coupe de France car on a perdu une demi-finale de Coupe de France à domicile et en championnat on où finit seulement quelques points derrière les places européennes.
L’engouement populaire, la notoriété du club… Il était tellement populaire partout en France qu’il ne manquait pas grand-chose pour qu’il retrouve le tout haut du tableau. Il y avait cette ambition de retrouver ce qu’on avait pu suivre de l’extérieur dans les années 70 et au début des années 80. Je ne compte que 9 sélections en équipe de France, je n’étais pas hyper doué, je n’étais pas une star du championnat. Je n’ai pas de regret à avoir. Au poste de libéro, j’étais en concurrence en équipe de France avec des joueurs beaucoup plus armés que moi physiquement. J’étais quelqu’un de plutôt léger, plutôt technique. Je manquais de densité physique pour le niveau international.
Le bilan que je dresse de mon passage est très positif. Quand André Laurent a été remplacé et que Larqué et Guichard, l’un des héritiers de Casino, ont repris le club, comme j’étais capitaine, je faisais partie de ceux qu’il fallait écarter. C’est bien dommage de n’avoir pas pu honorer ma 4e année de contrat. Ils m’ont remplacé pendant l’été. Le microcosme local se posait beaucoup sur ce choix parce qu’avec Jean-Pierre Cyprien on formait une bonne charnière, on était d’ailleurs la meilleure défense avec Christophe Deguerville et quelques autres garçons qui jouaient en défense. Avec derrière Joseph-Antoine Bell dans les buts, on avait une belle efficacité défensive.
Ce qui nous a manqué en 1992-1993, c’était quelques buts, un attaquant. Il y avait Etienne Mendy qui n’était pas dans la plénitude de ses moyens, il nous avait manqué un pouvoir offensif un peu meilleur. Cette année-là, Joseph-Antoine Bell était en concurrence avec Gaëtan Huard, qui a le record de nombre de minutes sans encaisser de but. Tout ça considéré, ça été quand même une grosse injustice, une décision politique de m’écarter, d’autant plus que Jean-Michel Larqué voulait faire venir Laurent Blanc, l’a fait venir alors que jusque-là il jouait milieu de terrain à Montpellier. Il venait de se reconvertir comme libéro.
Pour marquer son arrivée, Larqué voulait recruter Laurent Blanc au même poste que le mien. Il a fait un choix. C’est un peu dommage car on était vraiment tout près. D’ailleurs la demi-finale de Coupe de France qu’on perd à domicile contre Nantes, c’est ce match-là qui a fait basculer le destin d’André Laurent et le mien du coup. Cet échec a donné du grain à moudre à nos opposants et à ceux qui voulaient reprendre le club. Je ne suis pas parti tout de suite car il me fallait trouver un club. Il y avait une forme de pression dans l’entourage et d’incompréhension par rapport à ma situation. On aurait pu faire un axe avec Laurent Blanc, Cyprien et moi, ça aurait été pas mal. Mais Larqué voulait se débarrasser de moi car j’incarnais beaucoup le projet d’André Laurent.
J’avais une affinité particulière avec Lubomir Moravcik. Le courant est bien passé entre nous. Je garde un très bon souvenir de Lubo. Un très bon garçon, à tout point de vue. C’était u technicien hors pair mais aussi physiquement bien armé. Il était très complet. Et puis c’était une crème de garçon, qui a très vite voulu apprendre le français, qui s’est très vite intégré. C’était également un boute-en-train. De temps en temps, je le faisais qu’avec lui d’ailleurs, on se retrouvait le matin pas loin du stade pour boire un café avant l’entraînement. On refaisait le monde, on s’entendait très bien. Il y avait un gros respect entre nous. On s’est bien trouvés, à la fois au niveau de la personnalité et sportivement aussi."

Comme l'a annoncé le journaliste Fabrice Hawkins, Aïmen Moueffek a prolongé ce mercredi à 15h00 son contrat avec l'ASSE jusqu'en 2024. Le Viennois de 20 ans a joué cette saison 20 matches officiels sous le maillot vert dont 7 en tant que titulaire.

Ayant joué 35 matches officiels sous le maillot vert dont 21 en tant que titulaire, Adil Aouchiche fait le bilan de sa première saison stéphanoise dans Le Parisien. Extraits.
"Sur le plan de l’apprentissage, de l’expérience, de la confiance qu’on m’a accordée, j’ai vécu une saison très positive. On a traversé beaucoup de moments difficiles et vivre cela à 18 ans m’a fait grandir. J’en avais besoin. J’aurais aimé faire mieux, avoir plus de statistiques. Je travaille beaucoup, on veut me faire progresser, le staff est derrière moi… J’ai joué énormément, c’est magnifique. J’ai l’impression d’avoir énormément progressé. J’ai trouvé ce que j’étais venu chercher. J’ai trouvé le club, l’équipe, le coach qu’il me fallait, qui avait un projet pour moi. Je suis là pour jouer et acquérir de l’expérience. Aujourd’hui, je suis très fier et très content d’avoir ça. J’espère que je vais en faire encore plus.
Il est bien sûr plus simple de percer à Saint-Etienne qu’au PSG qui joue la Ligue des champions, a de grosses exigences, un effectif de stars… C’est un club qui est sous pression permanente. Quand un coach arrive, il doit gagner tous ses matchs. Je ne dis pas que le PSG ne fait pas confiance aux jeunes, mais la concurrence y est très rude. Pour un jeune, s’imposer au PSG, ça demande du temps. Libre à chacun de le prendre ou pas. Moi, j’ai fait le choix de partir à Saint-Etienne parce que, tout en prenant mon temps, je pouvais avoir ce que je voulais plus vite.
Quand le très beau projet de Saint-Étienne m’est tombé dessus, j’ai bien réfléchi. Et quand je me suis décidé, j’ai foncé tout droit, sans me poser de question. Je n’ai aucun regret d’avoir quitté Paris. J’ai beaucoup joué pour mon âge. Je progresse beaucoup plus ici dans les secteurs que je devais améliorer. Je suis dans un club qui, contrairement au PSG, ne traverse pas ses matchs dans un fauteuil. Ici, c’est un peu plus dur, chaque ballon est important, il faut savoir le garder, apprendre à être dur au contact, prendre du muscle…"

Débarqué à l'été 2017 en Alsace, Idriss Saadi quitte définitivement Strasbourg 4 ans plus tard.
Arrivé à 29 ans en fin de contrat, il n'a pas été renouvelé par un club où son parcours a été compliqué.
Après une première saison correcte (26 matchs dont 10 titularisations et 4 buts), il vit une deuxième saison quasi blanche (opération du tendon rotulien en octobre 2018).
Prêté l'an dernier au Cercle Bruges, il y retrouve un peu de temps de jeu (16 matchs) et marque à trois reprises.
Revenu à Strasbourg l'été dernier, il y accomplit sa saison la plus pauvre en temps de jeu (7 apparitions en Ligue 1, aucune titularisation et aucun but).
Celui qui avait particulièrement brillé avec Clermont (18 buts en 39 matchs entre 2013 et 2015 en Ligue 2) et Courtrai (16 buts en 30 matchs en 2016/17) devrait, vu son parcours et son statut de joueur libre, avoir quelques prétendants.

L'ASSE a fini par officialiser hier et aujourd'hui les prolongations de contrat déjà actées depuis plusieurs semaines du Bleuet Etienne Green (8 matches officiels en équipe première cette saison) et de l'international guinéen Saidou Sow (16 matches dont 11 en tant que titulaire). Cachottier, le club n'a pas cru bon de préciser la durée desdistes prolongations.

Dans la dernière édition de l'hebdomadaire seinomarin Le Courrier Cauchois, Jean-Pascal Mignot encense son ancien entraîneur stéphanois. Extraits.
"Quand il m'a appelé, j'étais en vacances chez des amis. Je pensais finir ma carrière à l'AJA, mon club formateur. Mais je me suis laissé convaincre et j'ai rejoint les Verts. Ses paroles sont restées gravées dans ma mémoire. Il souhaitait bâtir un groupe avec des joueurs qui connaissaient la L1 afin d'être tout de suite dans le bain. Le coach a su créer un collectif, ce qui a permis de remporter la Coupe de la Ligue en 2013. Il ne faut pas oublier qu'il a repris l'équipe de Lille alors qu'elle était 18e en Ligue 1. Il a su responsabiliser son groupe comme il l'avait fait avec nous. Il a confié les clés à des cadres. Je ne suis pas surpris de l'avoir vu s'appuyer sur Burak Yilmaz, José Fonte ou Benjamin André.
On échange encore par textos. Il m'a fait vivre des trucs incroyables. Il a beaucoup compté sportivement pour moi. J'ai évolué sous les ordres de Guy Roux et Jean Fernandez mais c'est l'entraîneur le plus complet que j'ai eu. Ce n'est pas une question de valeur mais de génération. Christophe Galtier débutait alors comme entraîneur principal mais il avait déjà un potentiel de management incroyable.
Au bout d'un an et demi à Saint-Etienne, mes performances étaient moins bonnes. Je vieillissais. Loïc Perrin avait été replacé derrière. Kurt Zouma sortait. Je jouais moins mais Christophe Galtier a su me garder dans le groupe. Pourtant, un cadre qui perd du temps de jeu, ce n'est jamais facile à gérer. Il venait souvent discuter avec moi pour savoir comment je sentais les choses. Il me parlait après l'entraînement. Il a su me valoriser malgré la situation et me donner un rôle dans le vestiaire. Il a mis deux défenseurs centraux sur le banc en finale de la Coupe de Ligue. Il pouvait pourtant me laisser en tribunes…
Christophe Galtier mérite ce titre de champion de France. C'est un perfectionniste, un passionné, un entraîneur à l'écoute, dans l'échange. A Saint-Etienne, on sentait déjà qu'il pouvait aller très haut. On travaillait beaucoup à la vidéo. On adaptait nos sorties de balle en fonction de l'adversaire. On avait, avec le staff, des entraînements individualisés, techniquement et physiquement. Cette équipe lilloise a la meilleure défense du championnat mais c'est aussi celle qui a pris le moins de cartons rouges. Tactiquement, c'est précis, préparé et millimétré. Christophe Galtier est de la trempe des grands, Klopp ou Guardiola. Comme eux, il sait être proche des joueurs tout en leur mettant une bonne secouée quand il faut".

Le président lorientais Loïc Féry s'exprime dans la dernière édition du quotidien Ouest-France. Extraits.
"Il y a encore énormément d’incertitudes sur l’environnement sanitaire, la question des droits TV qui n’est pas finalisée, pour tous les clubs, le rendez-vous avec la DNCG en juin va être important. Le maintien, c’est notre petite victoire cette année, mais cela reste une saison extrêmement difficile au niveau financier, il ne faut pas se le cacher.
J’ai été un des premiers présidents à jouer cartes sur table et à rendre publique la perte prévisionnelle qui était estimée à 25 millions d’euros. Depuis, on a pris des mesures d’économie, les joueurs ont fait des efforts financiers, on a eu quelques bonnes surprises, notamment grâce à la performance d’Illan Meslier à Leeds, qui ont activé certains bonus.
L’atterrissage en juin sera une catastrophe, mais on sera plus vraisemblablement sur une perte entre 15 et 20 millions d’euros. .Quand vous attendez 35 millions d’euros de droits TV et que vous arrivez à 17 millions, c’est compliqué. On a pris des mesures dures, on a gelé des investissements, on a mis en pause une partie des travaux en cours, on a demandé aux joueurs et aux salariés de faire des efforts, sans contrepartie.
On a réalisé quasiment 4 millions d’euros d’économie sur la saison. On a construit un budget qui tient la route pour la saison prochaine, on était à 55 millions lors de la précédente saison, 51 millions avec les économies réalisées, on sera entre 42 et 47 millions d’euros pour le prochain exercice. On est dans un environnement de marché qui reste un environnement compliqué et déprécié, je n’attends pas cet été monts et merveilles du marché des transferts.
Par contre, on sort déjà d’une année sans vente, puisqu’il n’y a pas eu de vente l’été dernier, ni en décembre. Les clubs qui sont le moins en difficulté cette année sont des clubs qui ont eu la chance de faire une ou deux ventes l’été dernier comme Saint-Etienne, Brest, Reims, Strasbourg. Ils se sont construit un petit matelas même si leur situation reste difficile.
Dans l’idéal, comme tous les ans, il faut qu’il y ait une ou deux ventes. Terem Moffi, on compte sur lui et c’est un joueur qui peut progresser l’an prochain. Fabien Lemoine est en fin de contrat, il y a des discussions en cours."

Gardant un oeil attentif et intéressé sur les jeunes Verts qu'il a connus à l'ASSE, Laurent Batlles s'est longuement confié ce soir sur les ondes de France Bleu Saint-Etienne Loire. On vous a intégralement retranscrit les propos de l'entraîneur troyen, sacré il y a quinze jours champion de France de L2.
"La force de Claude Puel cette année a été d’intégrer beaucoup de jeunes sans la compétition de jeunes. Il faut savoir que la plupart des jeunes cette année n’a pas joué. La plupart du temps quand on intègre les jeunes c’est qu’on voit leurs performances chez les U17, chez les U19 et en réserve. Je pense qu’il a beaucoup intégré les jeunes à l’entraînement pour pouvoir les jauger et après les mettre sur le terrain. À partir du moment où on ne met pas les jeunes sur le terrain, on ne peut pas savoir s’ils ont la capacité de jouer. Ça a coûté malgré tout certains points comme l’a dit Claude mais au bout du bout il y en a qui se sont aguerris, il y en a qui ont trouvé leur place. C’est beau de voir dans ce club-là autant de jeunes joueurs qui ont joué.
Dans le fonctionnement que j’avais au centre de formation il y a deux ans, j’étais l’entraîneur de la N2 mais tous les mercredis après-midi, j’avais des jeunes joueurs sur des spécifiques comme Yanis Lhery, qui avait 15 ou 16 ans. C’est important que tout le monde connaisse tout le monde pour que personne ne soit laissé de côté. On échangeait sur les qualités des joueurs et ce sur quoi ils avaient besoin de travailler. C’était un conglomérat de personnes, on était dans un open space, on se parlait, on essayait d’avancer ensemble. Ce qui est fait aujourd’hui est fait de façon collective, collégiale.
Mahdi Camara est l’un des joueurs avec Wesley Fofana que j’ai eu le plus souvent au départ quand on était en N3, il a vécu aussi toute l’épopée qu’on a eue quand on est monté en N2. Il faisait partie des joueurs cadres de mon équipe avec Wesley. Ce qui m’a impressionné avec Mahdi cette saison, c’est qu’il a discipliné son jeu. Il était par moment en réserve un peu tout fou, ça partait un peu dans tous les sens, il y avait beaucoup d’accrocs avec l’adversaire.
On voit que Mahdi a muri sans perdre ses qualités de gratter des ballons, de gagner des duels. Il va falloir qu’il progresse malgré tout dans le jeu vers l’avant et le fait de marquer des buts. Il a les capacités de le faire mais le coach Puel lui a certainement demandé de rester un peu plus en place et de tenir la baraque car il avait besoin de ça aussi. Peut-être le coach Puel lui a donné le brassard pour se canaliser. Il a aussi le brassard pour tout ce qu’il doit apporter à l’intérieur de ce groupe jeune. C’est quelque part un ancien du club, ça fait un moment qu’il est là, il a une légitimité.
Tous les joueurs de mon équipe jouaient avec la Gambardella et parfois j’avais des matches alors que la Gambardella jouait en même temps, j’étais obligé de piocher dans les équipes en-dessous pour pouvoir essayer de se maintenir. On a souvent essayé de prendre Lucas Gourna mais on n’avait pas le double surclassement tellement il était jeune. Il montrait tellement de maturité dans son jeu et dans la vie de tous les jours. Il m’a fait penser un peu à Kurt Zouma quand il est arrivé dans le groupe pro et que j’ai joué avec lui. Il avait 16 ans et demi mais on avait l’impression que ça faisait 10 ans qu’il jouait. Lucas, c’est un peu la même chose.
Lucas joue sans pression, il fait des bons choix, le coach le met à bon escient pour ne pas non plus le griller. Il était déjà capitaine en équipe de France, il a été surclassé une catégorie au-dessus. Il n’y a pas de fumée sans feu, il montre certaines choses, de belles choses. Après, il faut que ces jeunes joueurs montrent dans la durée. Ce qui fait sa force, c’est que lui, ce n’est pas un match. Ce n’est pas un "one shot", il est régulier sur ses matches et c’est toujours important pour un jeune joueur.
Etienne Green, je l’ai d’abord connu en U15 déjà car c’est un 2000. Il était en concurrence avec Nathan Cremillieux, avec Ryan Bouallak aussi qui est un 99. Après Etienne s’est vite entraîné avec l’équipe réserve. Pour moi c’est une grosse surprise Etienne. Je savais que c’était quelqu’un d’un peu renfermé sur lui, qui montre beaucoup de maturité. On le voit dans ces matches, il est posé. Ça on le savait. Mais dans les entraînements, à l’époque, on se disait : «il faut qu’il aille chercher autre chose. » Quand on voit ce qu’il a fait… Il a fait de très bons matches !
Il n’a pas trop joué en jeunes, il n’était pas particulièrement titulaire. Il a eu des bouts de match, il a fallu lui donner du temps de jeu. Pour l’ASSE c’était important de donner du temps de jeu à tout le monde, on ne peut pas à un moment donné ne pas faire jouer les joueurs. C’est ce que j’ai un petit peu gardé quand je suis monté à Troyes. Les entraînements ne remplacent pas les matches. Etienne en avait besoin et franchement il a fait de belles choses.
Je ne remercierai jamais assez l’ASSE de m’avoir permis de passer mes diplômes tranquillement. À partir des U15, j’ai eu un cursus normal. En U15, j’étais avec Philippe Guillemet. J’ai été ensuite l’adjoint de Thierry Oleksiak en N2. J’ai pris mon temps. J’ai eu la chance aussi d’être dans le staff des pros pendant un an avec Christophe Galtier. On se rend compte après de tout ce qu’il faut mettre en œuvre après pour entraîner des professionnels. On m’a donné la possibilité d’avoir l’équipe de N3, on est remonté en N2. On a vécu une saison difficile, ça m’a fait grandir. Je me souviens qu’on est parti jouer à Blois avec 5 ou 6 joueurs qui n’avaient même pas joué en U19.
Après j’avais dit au club que si j’avais la possibilité de partir dans un club de N1 ou de L2, j’avais envie de me mesurer à autre chose, de connaître autre choses. J’ai été appelé par Troyes, ça s’est fait naturellement. Quand j’étais joueur pro, je n’avais pas conscience de tout ce qu’il y a à gérer en tant qu’entraîneur pro. Je me souviens que sur la fin de ma carrière de joueur à Sainté, je commençais à parler avec Christophe, notamment du fait de vouloir passer mes diplômes. Un jour il me dit : « Putain, je suis crevé, c’est difficile. » Moi je lui dis : « Pourquoi, t’es fatigué de quoi ? »
Quand on est de l’autre côté, qu’on a un groupe de 25 joueurs à gérer, un staff à gérer, le médical, les dirigeants, la communication, le marketing… On se retrouve dans une machine et c’est pour ça qu’il faut tout anticiper. Je ne m’en rendais pas compte quand je jouais. Joueur, on est dans un cocon. On arrive à l’entrainement, on s’habille, on demande ce qu’on a à faire. On fait des petits jeux, on est content. On court, on l’est un peu moins. Mais après, c’est tout ce qu’il y a derrière. La préparation des matches, les vidéos, la préparation des entraînements aussi qui prend du temps.
Christophe Galtier n’est pas quelqu’un qui m’a inspiré mais c’est quelqu’un qui m’a beaucoup apporté. Je l’avais déjà connu à Bastia en tant qu’adjoint. Je l‘ai connu ensuite en tant qu’entraîneur à Saint-Etienne et j’ai été son adjoint. Ce n’est pas particulièrement une inspiration mais je me sers de tout ce qu’il faisait très bien. C’est important. On s’est envoyé des messages tout au long de l’année, je l’ai eu deux ou trois fois au téléphone, on est toujours en contact.
C’est important quand on voit votre équipe jouer qu’on se dise : « elle montre certaines choses, elle a un projet de jeu. » Moi c’est ce que je voulais. A un certain moment, je voulais que mon équipe joue d’une certaine façon, qu’elle mette ne place quelque chose de coordonné, de cohérent. Cette année il y a eu notamment un fait de jeu que j’avais connu en N3 à L’Etrat. Je m’en suis souvenu et ce fait de jeu m’a fait changer un peu mon projet et ma tactique. Ce que je veux c’est qu’on se dise que mes joueurs progressent, qu’ils aillent chercher quelque chose, qu’ils adhèrent à ce qu’on propose.
Aujourd’hui à l’Estac on travaille sur l’existant, déjà, de ce qu’on pense au club et notamment moi de la capacité des joueurs de pouvoir jouer ou pas en Ligue 1. On regarde aussi les desiderata des uns et des autres en fonction des contrats qu’ils ont. On se projette aussi sur le recrutement. C’est quelque chose malgré tout d’assez simple mais le plus dur commence. Quand vous montez, il y un certain niveau d’écart entre la Ligue 2 et la Ligue 1. Il faut arriver à construire une équipe cohérente. Il faut essayer de se maintenir le plus facilement possible mais on voit que le maintien est difficile pour beaucoup de clubs.
Les rumeurs me concernant depuis plusieurs semaines ? Pour l’instant, il me reste deux ans de contrat à Troyes. Je me focalise déjà sur mon club et on verra ensuite ce qui se passera. Je ne vais pas tout commenter sur ce qu’on dit. Il y a des choses qui sont vraies, d’autres non. Je suis très terre-à-terre. Mon rêve, c’est déjà de se maintenir la saison prochaine en Ligue et de faire évoluer mon équipe, de faire évoluer mes joueurs comme j’ai envie de les faire évoluer. Je suis un passionné du football, un passionné de l’entraînement. J’ai la chance aujourd’hui de pouvoir entraîner alors qu’il y a énormément d’entraîneurs qui sont au chômage. Moi je suis très bien avec mes joueurs et mon staff au quotidien sur le terrain."

Après que sa vilaine équipe a échoué au pied du podium, l'ancien entraîneur stéphanois Rudi Garcia balance dans la Pravda au moment de quitter la banlieue.
"J'ai découvert que quand les recrues brésiliennes ne jouaient pas, Juni n'était pas heureux. Il aurait préféré gagner mais avec ses joueurs. L'avis de Juni était que Jean Lucas était meilleur que Caqueret. Le problème a dû venir de là au départ. Et les choses se sont vite dégradées. On est leaders en décembre... Mais il s'était déjà fâché avec tout le monde, avec Bruno Cheyrou, en qui il voyait peut-être un concurrent. Avec Vincent Ponsot. Et demandez même du côté du centre de formation...
Juni a fait des choses dans mon dos, a parlé aux joueurs dans mon dos, a laissé certains critiquer le coach comme Jean Lucas. Il a manqué d'objectivité et de traitement équitable. Il est trop épidermique, trop à fleur de peau. Il réagissait comme un coach. Depuis novembre, il a mis des coups francs contre son camp. J'admire le joueur mais le directeur sportif a manqué de réflexion avant d'agir.
Une aventure se termine. Comment j'envisage la suite ? On va voir. Il n'y a pas beaucoup de clubs qui m'intéressent. On attendait la fin des Championnats, il y a des contacts. Ce sera un club en C1 ou qui la vise. Mais c'est du 50/50 : je peux aussi ne pas entraîner. Je suis assez difficile sur le projet. Mais je souhaite aussi le meilleur à l'institution OL, son président le mérite."

Dans une interview accordée à la Pravda, Galette a confirmé qu'il quittait le LOSC et qu'il était courtisé par les Aiglons mais aussi par les vilains et le Napoli. Extraits.
"Ma décision n'est pas liée au classement final du LOSC, si on avait fini quatrième ou septième j'aurais pris la même décision. Je ne veux pas partir sur un succès. Je pars car j'ai décidé qu'au bout de quatre ans, il était temps de partir. J'ai passé huit ans et demi à Saint-Etienne, dont sept ans et demi à la tête de l'équipe, c'était bien. Je pars de Lille avec un résultat incroyable, j'ai besoin d'autre chose. Je ne veux pas tomber dans une routine, dans quelque chose de classique, comme je l'ai connu à un certain moment à Saint-Etienne. Cette usure, en étant toujours dans le même environnement.
Des clubs qui m'ont sollicité, je pense en avoir environ cinq et c'est un gros privilège. Parmi les clubs qui m'ont sollicité, il y en a trois aujourd'hui qui m'intéressent. Lyon, Nice, Naples ? Oui, j'ai une réflexion sur ces trois clubs. Je n'ai signé avec personne et ne me suis entendu avec personne. Mon intime conviction, c'est que je dois arrêter avec le LOSC. Mon parcours fait que je suis resté sept ans et demi dans un club, où j'avais décidé d'arrêter pour des raisons physiques, de grande fatigue. Quand est-ce que je vais me décider ? Avant la fin de semaine je pense.
Tout le monde sait la relation que j'ai avec Julien Fournier, que je connais depuis très longtemps. Il est dans un projet à Nice, avec INEOS, qui est colossal. Partout où va INEOS, ils gagnent. Ils sont sur la voiture la plus rapide en Formule 1. Ils sont sur les bateaux et les vélos les plus rapides du monde. Évidemment qu'on regarde ce qu'est le groupe INEOS car il force le respect. Que le projet prenne du temps, après, oui... J'ai échangé avec Julien sur le projet INEOS bien avant tout ce qu'on a entendu ces derniers temps. Après, si je vais à Nice, je comprends que ça puisse surprendre les gens.
Lyon est un des gros clubs du Championnat. Être sollicité par Lyon est très valorisant. Le fait qu'il ne soit pas en Ligue des champions ne m'interpelle pas plus que cela. Je ne sais pas si je suis encore identifié Saint-Etienne. On a fait beaucoup de derbies, c'est vrai, quand même. Mais ça ne rentre pas dans ma réflexion. Je pense avoir prouvé, partout où je suis passé, que je me donnais à 200 % pour le maillot et les personnes qui m'engagent. J'ai le respect de l'engagement. Lyon reste un des grands clubs du Championnat, j'en suis convaincu. J'ai travaillé un an avec Jean-Michel Aulas quand j'étais l'adjoint d'Alain. On s'apprécie beaucoup.
Beaucoup de gens prétendent que c'est fait pour moi à Nice ? Ils ont le droit de le dire. Naples, c'est une opportunité. Naples s'intéresse à moi mais aussi à d'autres entraîneurs et je ne sais pas où je suis classé là-dedans. Ce matin mon téléphone a bipé de Naples pendant que j'étais avec Olivier Létang. Depuis que mon nom circule à Nice, j'écoute les réactions de gens autour de moi. Même mes proches me font des remarques du genre : ''Ah bon, tu serais prêt à aller à Nice ? Mais pourquoi tu ne vas pas ailleurs ?'' Moi, ça ne m'interpelle pas d'entendre tout ça car la relation humaine est très importante. Et, après, il y a ce qu'on peut faire ensemble.
Je pense qu'à Nice il y a les conditions réunies pour être performant. Pour grandir et aller chercher des choses plus importantes. Nice sera-t-il bientôt un rival potentiel du PSG, comme l'a été Lille cette saison ? C'est difficile à dire. Nice aura toujours la concurrence de Marseille, de Lyon, de Lille, de Monaco. Mais je pense qu'avec la structure actuelle de Nice, il y a moyen de rivaliser avec les clubs que je viens de citer de se battre pour le podium chaque année. Est-ce que Nice d'après ce que je sais du projet peut chiper un jour le titre à Paris comme on vient de le faire avec Lille ? Je pense."

Resté sur le banc contre Dijon avant-hier, Pape Abou Cissé aura très probablement joué son dernier match en vert contre l'OM compte tenu du montant exorbitant de son option d'achat (entre 10 et 12 M€ selon la Pravda, 13 M€ selon Le Progrès).
Titularisé 15 fois par Claude Puel et actuellement sous contrat avec l'Olympiakos jusqu'en 2024, le colosse sénégalais vient d'être rappelé dans la tanière des Lions de la Teranga pour disputer deux match amicaux à Thiès contre la Zambie (le 5 juin) et contre le Cap-Vert de Kenny Rocha Santos et Vagner Dias (le 8 juin).
Pour rappel, le numéro 6 des Verts n'avait pas été autorisé à rejoindre la sélection sénégalaise en mars dernier.

Sur son compte Instagram, Mathieu Debuchy a laissé cet après-midi un message de grande classe, à son image. Merci pour tout Capi !
Peuple vert, À travers ces quelques mots, j aimerais tout simplement vous dire MERCI... Ce fut un honneur et une fierté de porter le maillot vert....Merci pour ces 3 années et demi incroyables. Dés mon arrivée, j'ai su que ce club mythique était fait pour moi. J'aurais aimé clôturer ce chapitre différemment dans un chaudron plein... une chose est sûre, je reviendrai supporter les Verts avec grand plaisir!! Merci de votre soutien, vos mots à mon égard. Une pensée également @asseofficiel ,tous les salariés de l'ombre des gens avec un grand cœur. Merci aux différents staff, technique,médical,analyste vidéo,media club, agents d'entretien, cuisine, sécurité qui tous les jours nous accompagnent et à tous mes coéquipiers💚 Merci aux Présidents et aux différents coachs. Je souhaite le meilleur @asseofficiel dans les années futures et que le club retrouve au plus vite l'Europe 🙌🏻 💚 Partir la tête haute avec le sentiment du devoir accompli...je vous dis à très bientôt. ALV pour toujours 💚🙌🏻⚔️

Tandis que Bryan Dabo (Benevent), Emmanuel Rivière (Crotone) et Hernani (Parme) ont été relégués en Série B et que Jordan Veretout (Roma) a fini à une 7e place qualificative pour les préliminaires de l'Europa League, Valentin Eysseric (Fiorentina) a terminé dans le ventre mou. En fin de contrat avec la Viola, l'ancien milieu de terrain stéphanois de 29 ans, auteur de 2 buts en 16 matches cette saison en Série A, est convoité par le Stade Brestois selon la Pravda.

Dans la dernière édition du Progrès, Patrick Guillou se paye encore Claude Puel. Extraits.
"A la suite de la défaite face aux derniers de la classe, déclaration du coach : "C'est une bonne saison." (...) 46 points, 3e plus faible total au 21e siècle. 15e attaque, une manita face à Lyon, une élimination au 1er tour en Coupe de France, 1,17 points par match en 58 rencontres. Départs de Stéphane Ruffier et Xavier Thuilot.
"Laissez mûrir tous ces jeunes et vous aurez de belles surprises. On sent déjà plus de maturité. Trois mercatos que nous ne sommes pas en mesure de recruter." Sympa pour Retsos, Modeste, Cissé, Aouchiche, Krasso, Neyou, Maçon. Toutes les grosses ficelles sont tirées. Les discours lénifiants sont utilisés pour brillamment distraire."
Partageant la 40e place avec une note de 5,38, seuls deux joueurs stéphanois figurent dans le top 50 au classement des étoiles de France Football : Mathieu Debuchy et Romain Hamouma. Ils sont devancés par deux anciens de la maison verte : le Lillois Jonathan Bamba (17e, 5,56) et le Brestois Franck Honorat (23e, 5,52).
Le Dogue Baruk Yilmaz (6,13) est sacré devant le Lensois Jonathan Clauss (5,87) et le Parisien Angel Di Maria (5,86) qui devance d'un chouilla son coéquipier Kylian Mbappé (5,85).