
Hamouma chez Lemoine ? (2)
14/05 16:48

Après avoir tenté en vain de l'enrôler l'an dernier, le FC Lorient essaye encore selon la Pravda de de recruter Romain Hamouma, qui arrive en fin de contrat à l'ASSE.
"Il était question à l'époque d'une offre d'un million d'euros. Elle n'avait pas pu aboutir. Mais cette fois, les dirigeants bretons ont voulu profiter de la situation contractuelle du joueur pour lui faire une proposition salariale. Le FC Lorient, qui doit encore valider son maintien dans l'élite est bien conscient qu'il n'est pas le seul club intéressé et Hamouma pourrait tout aussi bien se laisser attirer par une première aventure à l'étranger."
L'occasion de rappeler que notre gai Luron est resté très proche de Fabien Lemoine, capitaine des Merlus.
Un match particulier pour Bamba
14/05 16:37

Impliqué dans 15 buts du LOSC cette saison de L1 (9 passes décisives et 6 buts), Jonathan Bamba a évoqué en conférence de presse le match qui opposera les Dogues aux Verts après-demain soir au stade Pierre-Mauroy.
"Ça fait très longtemps qu'on travaille ensemble avec le coach Christophe Galtier. Il est proche de moi, il a confiance en moi et me met sur le terrain quasiment chaque week-end. J'ai cette confiance et c'est ce qui me fait être bon sur le terrain. Le titre est une vraie possibilité, on a les cartes en main. À nous de ne pas nous focaliser sur les autres. À nous de bien faire les choses sur le terrain pour finir premiers.
Un excès de confiance pourrait jouer en notre défaveur. Mais on a un coach et un staff qui sont proches de nous. Ils nous remettent les pieds sur terre. On est focalisés sur le match de dimanche contre Saint-Étienne. Affronter les Verts, c'est toujours un rendez-vous particulier pour moi, j'ai été formé là-bas. J'y ai des attaches particulières. Je connais des joueurs qui sont restés proches de moi. Des dirigeants. C'est un plaisir de jouer contre eux, mais je vais devoir faire mon boulot pour mon club.
Saint-Étienne n'a plus grand-chose à jouer en cette fin de saison ? C'est sur le papier ça. Saint-Étienne est maintenu, mais il a fait un très bon match contre l'OM dimanche dernier. Leur coach est là pour les mobiliser pour une bonne fin de saison. Il faudra faire les choses sur le terrain. Rien n'est jamais joué."
Galette loue notre organisation
14/05 15:48
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Dans des propos rapportés par La voix du Nord, Galette a évoqué nos récentes prestations à 48h du match (dimanche, 21h) : "J’ai vu leur parcours, leur match face à Marseille. J’ai trouvé une équipe très bien organisée avec de la qualité, une organisation très stricte et de la jeunesse qui a beaucoup de jambes, d’énergie. Ils vont venir ici sans pression. Est-ce que c’est mieux ? Je ne sais pas. On doit rester focalisé sur nous-mêmes, sur ce que l’on doit faire, ce que l’on doit éviter pour être performant."
La défense a pris l'eau
14/05 14:14

A deux journées de la fin du championnat, les Verts n'ont plus grand chose à jouer en L1, si ce n'est tenter d'obtenir la meilleure place possible au classement. Ils peuvent aussi éviter de marquer l'histoire. En effet, depuis la remontée en L1, les Verts n'ont jamais encaissé plus de 56 buts sur une saison.
C'était en 2008-2009, les hommes de Laurent Roussey puis Alain Perrin avaient terminé 19e défense du championnat avec ces 56 pions encaissés. Ils en sont à 53 cette saison avec deux matchs à disputer (42 pour Jessy Moulin en 29 matchs, 7 pour Etienne Green en 6 rencontres et 4 pour Stefan Bajic en 1 seul match)
Côté attaque, avec 42 buts marqués, les hommes de Claude Puel sont dans la moyenne des 15 dernières saisons. Les Verts scorant en moyenne 46 fois par saison (hors saison 2019-2020).
L'année prochaine, si tout va bien
14/05 14:11

Si tout va bien, on pourra les voir évoluer dans la chaleur du Chaudron.
Qui ? Nos meilleurs vieux et nos jeunes prometteurs dont l'avenir a été évoqué ce midi en conférence de presse dont Puel et Gourna étaient les invités.
Ce dernier, tout en se montrant évasif ("Le coach m’a fait énormément progresser. J’ai de la chance d’avoir autant de temps de jeu. C’est une sorte d’éducation de tous les jours. C'est très flatteur d'être dans un classement des joueurs prometteurs mais je me concentre sur mon football. Mes idoles sont Debuchy et Kolo. Je ne m'occupe pas de mon contrat. Il dure jusqu'en 2023 et je suis focus sur mon football.") a lâché un petit indice sur ses souhaits : "J’ai hâte de découvrir le grand public. Le grand chaudron. Le rêve c'est de jouer dans un Geoffroy plein."
Quant à son idole Bûche, mais aussi KMP et Hamouma, Puel a précisé le timing : "À compter de la semaine prochaine nous échangerons avec nos joueurs en fin de contrat. Je vais d'abord m'adresser aux joueurs concernés avant d'en parler avec la presse."
Une formidable saison d'adaptation
14/05 10:21

Claude Puel se livre longuement dans la dernière édition de Libération. Extraits.
"On a vécu une formidable saison d’adaptation. Tout était hors norme, imprévisible. Notre match à Marseille est reporté parce qu’il y a 5 cas positifs de Covid dans l’équipe phocéenne. En janvier, on doit jouer à Strasbourg alors qu’on a 10 cas et 8 personnes du staff, ce qui nous a conduit à envoyer tout l’encadrement technique de la réserve en Alsace. J’ai eu des joueurs impactés pendant des semaines, avec des formes dures, d’autre qui ont eu deux fois le virus. Certaines blessures peuvent être expliquées par la pandémie.
Cet automne, entre le Covid, les blessés et le transfert de Wesley Fofana, je n’avais plus de défenseur. Zéro. J’ai dû aller chercher des U19 qui, pour certains, n’avaient même pas disputé un match en équipe réserve. Il ne faut surtout pas trop leur en dire : on a confiance, ça va le faire. C’est une chance qui leur est donnée de rentrer dans l’effectif, d’exister aux yeux des plus anciens. En plus d’être une nécessité pour le club. Depuis trois mercatos, l’ASSE ne recrute plus.
Quand j’arrive au club en octobre 2019, la situation est la suivante : un commando de 13 ou 14 joueurs expérimentés qui se tiennent tous, avec des salaires élevés et qui restent sur une 4e place en Ligue 1. Mais il n’y a pas d’actifs : pas ou peu de potentiel à la revente. Aucun club ne peut être viable financièrement sans ça. Il était donc vital d’ouvrir l’équipe. Pourtant, former des jeunes et gagner des matches sont deux choses antinomiques.
Wesley Fofana faisait des erreurs : un peu d’inattention, une faute de marquage, un ballon perdu dans une zone dangereuse… Certains joueurs expérimentés ont râlé. En septembre, Fofana signe à Leicester pour 40 M€, ce qui a permis d’assurer le bon fonctionnement du club. Un jeune joueur, c’est un actif en cas de coups durs. Il faut trouver un équilibre entre la pérennité sportive et économique.
Partout où je suis passé, j’ai constaté qu’on laissait le joueur s’exprimer et se développer sans vraiment lui mettre de contraintes. Du coup, on exacerbe les qualités dominantes en perpétuant les manques initiaux, les plus forts passent là-dessus et on en perd d’autres qui auraient pu s’en sortir dans un autre contexte. Un jeune joueur peut percer grâce à sa vitesse mais au niveau professionnel, les qualités de lecture et d’anticipation des défenseurs peuvent annihiler cette vitesse et il se trouve neutralisé, dans une forme d’impasse.
Pareil pour un joueur au physique précoce : il passe les étapes malgré des manques techniques parce qu’il efface trois joueurs à chaque fois mais quand l’avantage physique s’estompe… Chaque joueur a sa propre histoire, son contexte. Mon rôle, c’est de sortir ce truc qu’il a en lui, parfois de lui faire découvrir. Il peut avoir deux, trois critères qui lui permettraient d’exercer au haut niveau mais il lui suffit qu’un seul manque pour qu’il n’y arrive jamais.
Je me souviens d’une phrase que j’avais entendue à Nice. « Lui, s’il joue au haut niveau, je mange un âne. » Je ne dirai pas le nom du joueur en question. Mais l’auteur de la phrase a dû le manger, l’âne. Il faut orienter les joueurs. À Saint-Etienne, j’ai trois jeunes forts à la récupération, qui sont physiques. Dès lors, mon rôle a été et reste de les éveiller au ballon. Leur dire qu’un contrôle orienté permet de gagner du temps et les sensibiliser au fait qu’une passe, c’est un cadeau. Elle doit être rectiligne, bien dosée. Il faut que le jeu se développe après toi."
On a eu Augustine, on aura Célestine ?
14/05 09:37

Après avoir compté dans ses rangs Augustine Simo (oublié par 98% des supporters stéphanois mais pas par Christophe Verneyre dans son délectable récit La Passion selon Saint-Etienne paru ce 11 mai aux éditions En Exergue), l'ASSE va-t-elle enrôler Julien Célestine ?
Selon la dernière édition de La Dépêche du Midi, Sainté suit ce joueur de 23 ans qui s'est révélé cette seconde partie de saison de L2 à Rodez aux côtés des anciens Verts Nathanaël Dieng, David Douline et Nassim Ouammou.
"Le défenseur central a rejoint le piton en janvier, en provenance de Valmiera, en Lettonie. Mais l’apport de Julien Célestine a été tellement important et son adaptation à sa nouvelle équipe tellement rapide, qu’il semble être là depuis bien plus longtemps. Bien qu’il ne soit pas le seul artisan du redressement aveyronnais, le joueur passé par le centre de formation de Bastia a eu un rôle important dans la métamorphose de son équipe.
Installé dans l’axe de l’immuable défense à trois alignée par Laurent Peyrelade, il s’est rapidement rendu indispensable, par sa taille (1,91 m), qui faisait cruellement défaut à l’arrière-garde ruthénoise, mais aussi par sa combativité et par la qualité de son pied gauche. Son parcours de grand voyageur (après Bastia, il est passé par Béziers, la réserve de Toulouse, puis les clubs belges de Charleroi, Moleenbeck et Visé) l’a probablement aidé à faire son trou.
Alors qu’il est sous contrat avec le Rodez Aveyron football jusqu’en 2023, Julien Célestine ne sera peut-être plus dans l’effectif sang et or la saison prochaine. En effet, ses bonnes prestations ont attiré les intérêts de plusieurs clubs de première division, en France, en Allemagne et en Belgique. Les noms de Nantes, Lens, Saint-Etienne et Mayence ont été évoqués parmi les prétendants."
L'équilibre ou l'équilibre ?
14/05 09:07

7 victoires, 3 nuls, 8 défaites ... A la veille de leur dernier déplacement, les Verts présentent un joli bilan loin de leurs bases.
La différence de buts est au diapason avec 22 buts marqués et 25 buts encaissés, soit respectivement 2 de plus et 3 de moins qu'à domicile.
A Lille, Sainté aura donc l'occasion, rare, d'équilibrer son bilan ALEX térieur s'il l'emportait pour la 8ème fois, ce qui garantirait également à l'issue de la 38ème journée une moisson plus généreuse qu'à domicile.
En revanche, en cas de défaite à Pierre Mauroy suivie d'une victoire contre Dijon, l'ASSE bouclerait sa saison avec 48pts parfaitement répartis entre l'extérieur (24) et domicile (24). Un autre équilibre donc...
Clap de fin pour Robin
14/05 09:07

Ancien entraîneur de l'équipe réserve de l'ASSE (de 2005 à 2007), Claude Robin quittera l'US Orléans en fin de saison comme l'a annoncé le site officiel d'un club qui a longtemps été en course pour la montée en L2 avant de fléchir dans la dernière ligne droite.
Reste à savoir si l'ex-coach dunkerquois d'Yvann Maçon fera enfin jouer Théo Vermot (24 ans) en championnat demain soir à Laval. Resté scotché sur le banc 30 fois cette saison de National 1, l'ancien gardien numéro 3 des Verts n'a joué que deux matches de Coupe de France (contre Bourges et Romorantin) depuis qu'il a rejoint le Loiret.
Robert perd mais touche un gros salaire
14/05 08:38
Passeur puis buteur décisif il y a un mois lors de la première journée de Major League Soccer, Robert Beric a enchaîné depuis les occasions ratées et les défaites (4) avec une équipe de Chicago Fire qui pointe à la dernière place de la Conférence Est avec un petit point.
La MLS Football Players Association a révélé hier que l'ancien attaquant stéphanois touche 225 300 $ par mois (186 200 €), avec un salaire de base de 189 600 $ (156 700 €), soit presque 60% de plus que ce qu'il percevait dans le Forez.
Puel bienvenu chez les Ch'tis
13/05 19:33

Avant de faire son retour chez les Ch'tis dimanche soir à l'occasion de l'avant-dernière journée de L1, Claude Puel s'est confié à La Voix du Nord. Extraits.
"C’est intéressant de se mesurer à une équipe qui vise le titre, la motivation et la concentration viennent d’elles-mêmes. On a envie d’être compétitif, c’est un plaisir de jouer contre cette équipe. Lille était bâti pour viser une qualification en Ligue des Champions. Le groupe avait peu bougé pendant l’été, cela lui donc permis d’avoir des complémentarités et le club a mis les moyens pour recruter. Vu tout ce qu’il a montré, le LOSC mérite d’aller au bout.
Quand je suis arrivé de Monaco à Lille avec ma famille, c’était comme dans "Bienvenue chez les Chtis", c’était la drache, mais on a été accueillis par des gens formidables. Ensuite ce fut une aventure fabuleuse. Quand je suis arrivé, le club avait le plus petit budget de L1. J’ai recruté des joueurs sur cassette vidéo, sans aucun moyen. On a essayé de construire une équipe avec des profils susceptibles de progresser.
Nous sommes vraiment partis de rien financièrement et il y avait tout à construire, le centre d’entraînement, un nouveau stade, une équipe qui tient la route. Pendant deux ans, on a joué le maintien, ça s’est fait un peu devant l’incompréhension parce que les gens ne connaissaient pas la situation compliquée en interne. À force de travail on a fini par se qualifier pour la Ligue des Champions.
C’est vraiment au LOSC que j’ai commencé à m’intéresser à l’économie d’un club. Tous les lundis, on me faisait participer aux réunions avec les différents directeurs de service. A partir de Lille, j’ai eu un rôle de manager partout où je suis passé. J’avais besoin d’adapter le recrutement aux possibilités du club. Par exemple ne pas demander des moyens supplémentaires ou des transferts à mes dirigeants si on n’en était pas capables.
La politique de trading menée ces dernières années au LOSC ? Dans ce mode de fonctionnement, il faut avoir tout de suite un retour sur investissement dans la revente des joueurs sans passer par la case développement. À Lille, c’était assumé et on y parlait plus tellement de centre de formation, comme c’est d’ailleurs le cas dans beaucoup de clubs qui sont rachetés par des fonds. Par rapport au contexte actuel et au manque de visibilité sur ce que va être le marché, ce mode de fonctionnement peut être remis en question."
Le Roy encense Milla, tacle Nouzaret et remercie Puel
13/05 14:55

Auteur du captivant récit La passion selon Saint-Etienne paru aux éditions En exergue, Christophe Verneyre (alias Parasar) n'est pas le seul admirateur de Roger Milla à avoir sorti un bouquin ce mois-ci. Claude Le Roy, qui a entraîné l'attaquant chez les Lions Indomptables à l'époque où ce dernier redonnait des couleurs à Sainté, a publié son autobiographie Le Sorcier blond aux éditions Arthaud. Extraits.
"Même s’il n’a pas fait carrière dans les plus grands clubs européens, Roger Milla est probablement le joueur à la technique la plus pure et la plus cristalline que j’ai jamais croisé. Il faut mettre en avant ce personnage singulier et attachant au talent si éclatant. Roger aura fait une carrière L, aux yeux du public, parce qu’il n’a pas joué dans les clubs les plus prestigieux, alors qu’il possédait une classe XXL qui aurait dû lui permette à un moment donné d’être reconnu comme l’un des meilleurs joueurs du monde.
C’est peut-être son début de carrière contrarié, dans l’anonymat de Valenciennes, qui aura pénalisé son parcours. Souvent blessé à Monaco, pas reconnu à sa juste valeur à Bastia, transféré vers une ASSE en plein déclin, et terminant sa carrière à Montpellier, Milla n’aura pas eu véritablement la chance d’être mis sous les projecteurs en club. Et pourtant…
À chaque entraînement, il régalait son coach par sa pureté technique, ne commettant quasiment jamais une erreur et démontrant une intelligence tactique, un sens du jeu, du placement et du but hors du commun. Roger, c’était déjà une promesse de le voir jongler en allant vers le terrain, quand je portais le sac de ballons sur l’épaule et qu’il m’offrait deux heures de plaisir dans la séance à venir.
Certes, au moment du match, il se laissait emporter par sa passion qui l’empêchait d’avoir le recul suffisant et de trouver les mots justes dans le vestiaire. Mais ses gueulantes apparemment inutiles faisaient réagir tout le groupe, il donnait du bonheur en inventant un geste, un dribble et en affichant un caractère entier et captivant.
(…)
Je rejoins le Racing Club de Strasbourg en tant que manager général dès le lendemain de la finale de la Coupe du Monde 1998. Je respecte mon engagement vis-à-vis du président du club, Patrick Proisy, un ami d’enfance. Sa sœur Marie-Hélène a été un de mes premiers flirts d’adolescent. Les résultats de l’équipe ne sont pas à la hauteur la seconde saison mais je protège l’entraîneur Pierre Mankowski qui commence à faire l’objet de critiques.
Un jour, Patrick Proisy m’appelle, me fait comprendre que ça grogne du côté de Mc Cormack et qu’on souhaite que je reprenne l’équipe en direct, c’est-à-dire que j’assume à la fois la fonction de manager général et celle d’entraîneur. Je m’en ouvre à Pierre Mankowski en lui disant que s’il est limogé, je pars aussi. Il insiste pour que je reste et que je règle les modalités de son départ. J’accepte.
À quatre jours d’un match capital contre Saint-Etienne, je deviens donc manager et entraîneur du Racing en novembre 1999. Nous sommes avant-derniers. Dans la presse, l’entraîneur stéphanois Robert Nouzaret, qui parle sans savoir, m’allume et prétend que j’ai bafoué avec Pierre en acceptant de rendre l’équipe.
Lorsque nous pénétrons dans le Chaudron, il insiste dans la provocation. « Toi, l’intello, si tu crois que tu vas révolutionner ton équipe en quatre jours… » L’ASSE est bien classée mais on gagne 1-0 grâce à une tête de Teddy Bertin. À la fin du match, je rends hommages à Pierre Mankowski. Et, très maladroitement, j’ajoute sur l’antenne de Canal + : « J’espère que cette victoire va faire réfléchir l’infime minorité de nazillons alsaciens. » Je suis en effet ulcéré par les cris de singe d’une partie des tribunes de la Meinau dès qu’un joueur noir de mon équipe touche le ballon.
(…)
Au début de la saison 2001-2002, le Nîmes Olympique me propose le poste de manager général. Dominique Bathenay est l’entraîneur. Il a toutes les qualités pour être un très grand entraîneur sauf une, la confiance en soi. Il jouit d’un passé footballistique prestigieux à l’ASSE et au PSG. Il émane de lui une autorité naturelle. Il a une excellente perception du jeu, beaucoup de personnalité et pourrait s’imposer. Je ne cesse de le lui répéter et de lui dire à quel point il pourrait devenir un entraîneur de très haut niveau s’il gagnait en confiance. Nous travaillons ensemble jusqu’au moment où l’agent Patrice Joannin m’appelle pour me dire que le club de Cosco à Shanghai me veut absolument et souhaite me voir sans délai.
J’ai toujours été fasciné par la Chine. À peine arrivé, on me dit « rafraichissez-vous et préparez-vous, dans une heure nous venons vous chercher pour vous faire visionner des cassettes sur notre équipe qui jouait l’an dernier en D2. Vous devrez nous en faire la synthèse. » Je viens de passer douze heures dans un avion, je suis en plein décalage horaire et on ne me laisse pas souffler un instant. Je passe quatre heures à visionner des cassettes, je produis une synthèse que traduit Fan, l’agent francophone.
À la fin de mon intervention, ce dernier déclare : « Ils sont éblouis par votre diagnostic, le contrat est prêt ! » Je comprends que je viens de passer un examen d’embauche car, au contraire de ce que Joannin m’avait assuré, les dirigeants de Cosco voulaient recruter Claude Puel, ce formidable formateur, qui vient de quitter l’AS Monaco. Trois jours avant, accompagné de Joannin, Claude était là, à Shanghai, et au moment où il devait signer son contrat, je ne sais sur quel détail, il ne s’était pas mis d’accord avec Cosco. Je comprends pourquoi Joannin s’est éclipsé à Roissy quand j’ai embarqué.
En lisant mon contrat, je me retrouve face à des propositions du club que je n’aurais jamais osé solliciter. Le club appartient à un des tout premiers armateurs mondiaux et dispose de moyens financiers illimités. Aujourd’hui encore, à chaque fois que je croise Claude Puel, je lui dis en souriant : « Je ne te remercierai jamais assez. » Sourires entendus."
Paganelli ne s'en est jamais guéri
13/05 09:40

Ouest-France a publié aujourd'hui un long et poignant témoignage de Laurent Paganelli. Extraits.
"A quinze ans, je me retrouve à l’entraînement avec les Rocheteau, Piazza, Lopez, Bathenay, Revelli et j’en passe… Dès que tu tournais la tête, il y avait une star. Je collais leur visage sur mon album Panini, quelques mois plus tôt. Au début, c’était un stress permanent. C’est la concurrence, le travail, tous les jours. Il n’y a pas de cadeau, pas le droit au relâchement. Avec tout ça, j’ai dû, très jeune et très vite, tirer un trait sur le foot des copains.
Je dispute mon premier match de première division, au Parc des Princes face au PSG. Après cette rencontre, je retourne avec la réserve et je ne retrouve l’équipe première que plus tard, à 17 ans. Entre-temps, j’ai appris les exigences du football professionnel. Je commence la saison 1980-1981 comme titulaire. Je marque des buts. Michel Hidalgo compte me sélectionner en équipe de France.
Robert Herbin refuse à cause d’une rencontre de Coupe d’Europe contre Ipswich. Bon, c’était le « Sphinx », l’entraîneur qui avait amené Sainté en finale de Coupe d’Europe, un monsieur quoi. Bref, arrive ce fameux match contre Ipswich. On se loupe, je me loupe et je suis le seul à payer la note. Du jour au lendemain, je perds ma place de titulaire. Herbin ne me reprend plus. Je suis au placard. En 90 minutes, je suis passé du haut de la tour Eiffel à son sous-sol.
Robert Herbin ne m’a pas expliqué son choix et je ne lui ai rien demandé parce que j’étais trop jeune. Herbin était impressionnant, dur d’accès, presque mutique. Il pouvait dire un seul mot sur une séance d’entraînement. J’aurais dû m’adapter à la personne mais je n’ai pas eu le courage de me confronter à lui.
C’est terrible. Je m’attends à rejouer chaque week-end. Mais chaque dimanche, c’est pareil : je ne joue pas. Sans un mot. C’était dur. Un no man’s land. J’ai toujours vécu émotionnellement les choses. C’est pour ça que je n’ai pas fait une carrière à la hauteur des attentes. Émotivement, je ne pouvais pas la faire. Je n’étais pas adapté au football de compétition.
Je n’en ai jamais reparlé avec Robert Herbin, après coup. Maintenant qu’il est décédé, c’est un regret. Je cherche encore les réponses. Robert Herbin était comme ça : je te mets dans la difficulté, tu dois t’en sortir. Je comprends sa philosophie, mais tu ne peux pas appliquer ça à tout le monde, surtout à un jeune joueur. Il s’est trompé dans son approche. Mais je ne lui en ai jamais voulu. Car c’est aussi ma faute.
J’avais les capacités pour faire mieux, mais j’ai manqué de lucidité pour lui en parler, ou repartir à zéro. J’étais bloqué. Je ne m’en suis jamais guéri et je ne ferai jamais le deuil. Qu’est-ce qui m’en empêche ? Parce qu’on m’en parle tout le temps ! Est-ce que ça me gêne ? Non, car ça m’aide. À chaque fois que je me replonge là-dedans, j’en parle différemment, j’ouvre une porte que je n’avais jamais ouverte.
Mon enfance a été très heureuse mais mon adolescence stéphanoise a été très compliquée. En fait, je dirais que je n’en ai pas eu. À partir de 15 ans, je n’allais plus à l’école, je ne rencontrais pas de copains ou copines, je n’allais pas en boîte de nuit. Je faisais beaucoup de conneries, de farces, pour compenser. J’avais besoin de déconner face à cette adolescence transformée. Et je n’ai jamais cessé de le faire.
J’ai souvent dit que j’ai arrêté le foot car mon corps ne suivait plus. Ce qui était vrai, car il a pris cher. Mais c’est surtout le décès de mon frère dans un accident de voiture qui m’a fait arrêter le foot. Je prenais des cachets, pfff… Je ne dormais plus. J’étais suivi par un spécialiste qui me disait que je ne pouvais plus continuer, qu’il fallait que j’évacue. Ipswich puis la blessure de mon frère, ça m’a flingué.
Je ne suis pas le gars qui déconne pour cacher sa tristesse. Quand je déconne, je suis entier. Après, la tristesse, je l’ai touchée du bout des doigts. J’ai perdu un autre frère, j’ai quatre copains qui se sont suicidés. Je sais ce qu’est la vraie tristesse. Pleurer, je n’y arrive pas. Depuis le décès de mon frère. Je n’ai pas pleuré à son enterrement, ni à celui de mon autre frère, parti plus tard, ou de mon père. Putain…
Cette tristesse, je ne l’évacue pas. Ou, parfois, quand je suis seul, dans ma voiture pour aller au match, ou revenir. Ces blessures m’appartiennent. Je ne m’en suis jamais guéri. Je ne les partage pas. Je n’ai pas envie d’emmerder mes proches avec ça. Il y a plein de moments que je n’ai pas réglé : Ipswich et ma carrière, oui, mais surtout la culpabilité liée au décès de mon frère. Je me sens toujours coupable. Ça fait 36 ans, et je n’ai jamais évacué."
Bathenay reparle des poteaux carrés
13/05 09:01

A l'occasion du 45e anniversaire de la finale de la Coupe d'Europe à Glasgow, Dominique Bathenay a reparlé des poteaux carrés hier soir sur France Bleu Saint-Etienne Loire. Extraits.
"Les poteaux carrés font partie des images de cette finale de 76. On a perdu, c’était de la faute des poteaux carrés. C’est la légende. Mais on a perdu car ils ont marqué un but et pas nous. Je pense qu’on a fait un bon match. J’avais revu le match une fois, on a fait jeu égal avec le Bayern de Munich mais eux aussi ont eu des occasions. Ce n’était pas flagrant non plus qu’on puisse gagner. On aurait pu gagner ce match, on ne l’a pas fait.
Mais en définitive, on en parle encore parce qu’il y a eu les poteaux ou parce qu’on a perdu, parce que toute la France était là, parce que tous les supporters étaient derrière les joueurs de Saint-Etienne, parce qu’on représentait des valeurs. Je pense que c’est ça le plus important. Après, avoir gagné… Oui, on aurait bien aimé mettre une grosse ligne sur notre CV. Mais la vie est comme ça, on ne va pas vivre avec des regrets.
Tous les gens qui ont vécu ces épopées, avec qui on discute, parlent des voyages, des déplacements, de ce qu’ils ont fait, où ils sont allés boire un verre, où ils sont allés manger, de l’ambiance qu’il y avait dans les stades. C’est tout ce qu'il y avait autour, que nous on n’a pas connu car on était malheureusement confinés dans notre hôtel. Eux ils l’ont connu et quand ils nous le racontent, ça nous fait du bien."
Armand méfiant
13/05 08:22

A l'instar de son entraîneur et de son président, le coordinateur sportif lillois Sylvain Armand se méfie des Verts avant de les recevoir ce dimanche soir, comme il l'explique dans la dernière édition du Progrès.
"Cela m’aurait bien plu de jouer en charnière centrale avec Loïc. Nous sommes très proches et il est venu récemment nous voir avec Jérémy Clément. C’est une personne qui a la même philosophie que moi, cela aurait pu faire une belle association. A Lille, notre but c’est de tout mettre en œuvre pour décrocher le titre.
Christophe Galtier et Claude Puel ont un point commun : le degré d’exigence. Il n’y a pas de mystère, c’est la clé du succès. Ils sont sur cette même ligne. On redoute tous les matches. Il n’y a pas d’opposition facile, pas de certitude. Mais ça ne dépend que de nous, nous avons les cartes en mains et nous devons jouer avec nos valeurs."
Jacky cause de Kiki
13/05 07:59

Adjoint de Claude Puel, Jacky Bonnevay a rappelé hier au Midi Libre que Kylian Mbappé a été le bourreau des Verts le 18 avril dernier au Parc.
"Quand il accélère, c’est un dragster. Face à nous, il obtient un penalty que lui seul peut provoquer car il a une vitesse que les autres n’ont pas. S’il n’y a pas Mbappé, on gagne. Il a mis le feu, fait la différence à lui seul et a aussi mobilisé tout le monde. Au-delà de ses qualités, j’ai été étonné par son mental. Il amène une énergie positive, ne veut pas perdre. On n’a pas fait que défendre. Si on reste dans son camp, ils possèdent une telle qualité devant le but qu’il est difficile de résister."
La régularité est sa fierté
12/05 21:54

En juillet dernier, Fatsah Amhgar nous faisait partager sa joie de servir de sparring partner aux Stéphanois avant leur finale de Coupe de France contre Paris. Demain soir, l'entraîneur de Rumilly-Vallières (N2) tentera à son tour de décocher son billet pour le Stade de France. Avant de défier la grosse armada monégasque, ce ligérien fan des Verts s'est confié au Dauphiné Libéré. Extraits.
"Très jeune, j’avais été repéré par l’Olympique de Saint-Etienne qui était un bon club formateur. Mais mon père préférait que je reste dans le club du coin. C’était une barrière. On avait aussi des difficultés financières, on n’avait pas de voiture donc ça explique aussi les choses. J’avais fait une super saison à L’Etrat, quand j’avais 21 ans, on était en R1. Je m’étais fait connaître. On était partenaire de Saint-Etienne, le président m’avait dit de rester un an de plus et que j’aurai ma chance à Saint-Etienne. Mais j’ai fait un mauvais choix et je suis parti. Mais je n’avais pas le caractère, j’étais assez effacé, je restais un peu dans mon coin.
Je suis travailleur et exigeant avant tout, avec moi-même et les joueurs. L’aspect tactique est très important aussi pour moi. Je m’y suis intéressé au fur et à mesure, c’est un domaine qui m’intéresse beaucoup, j’aime chercher le détail. Au niveau du jeu, j’aime un jeu tourné vers l’avant, offensif, où on va essayer de ressortir proprement de derrière quand c’est possible, tout en mesurant les risques. Un jeu qui va plaire aux spectateurs. J’aime Mourinho pour le charisme, Klopp pour la gestion humaine, Guardiola pour la philosophie de jeu et le fin tacticien qu’il est. Sinon, j’ai pris un peu de tous les coachs que j’ai connus et j’y ai mis ma patte.
J'ai connu sept accessions. Ma fierté, c’est la régularité. Monter avec plusieurs clubs, c’est encore plus appréciable. Ça récompense le travail. Ma passion du foot dépasse le stade de la passion (sic). C’est ma vie. J’ai cette exigence, je déteste perdre. J’ai la soif de victoires et ça demande beaucoup de minutie dans le travail. Ça prend beaucoup de temps, dans l’analyse de l’adversaire notamment. Quand on a match le samedi, je ne passe pas le dimanche en famille, je vais voir des matchs, des adversaires. Et il faut aussi de la compétence je pense. Je gagne aussi en expérience aussi car ça fait un moment que j’entraîne (12 ans) même si je reste un jeune coach.
Le travail d’un coach et sa compétence, on les voit à travers des montées en championnat car c’est un marathon. Selon moi, c’est plus compliqué. Ça dure dix mois, c’est une remise en question semaine après semaine. La fierté de la Coupe de France, c’est l’aventure humaine, les émotions car chaque match est une finale. C’est particulier mais c’est à vivre. Individuellement et collectivement, ça nous a fait progresser. J’avais fait un 32e en tant que joueur contre une Ligue 2, c’était déjà quelque chose. Alors là… Mais, si le championnat avait continué, je ne pense pas qu’on aurait réussi à faire ça, avec des mecs qui bossent. ça aurait été trop compliqué."
Vendroux toujours vert !
12/05 20:50

La Ligue qu'on adule a diffusé aujourd'hui un court-métrage dans le cadre de la journée mondiale contre l'homophobie du 17 mai.
La vidéo s'ouvre par un but de Denis Bouanga (celui inscrit contre Strasbourg sur une passe de Mahdi Camara) commenté par Jacques Vendroux. Dans la foulée, on a le droit hélas comme trop souvent à un penalty pour Lyon.
« Homos ou hétéros, on porte tous le même maillot. »
— Ligue de Football Professionnel (@LFPfr) May 12, 2021
Découvrez en avant-première le court-métrage réalisé par @onteniente_f, sur une idée originale de @EnsembleFoot @PanamboyzUtd.#17mai⚽🏳️🌈 #JouonsLaCollectif pic.twitter.com/LRhhSWy2fz
Comme le rappelle Christophe Verneyre (alias "Parasar" sur P2) dans le savoureux chapitre "Et but... Et non !" de La Passion selon Saint-Etienne (à commander sur le site de l'éditeur En Exergue ou sur le site de la Fnac), Jacques Vendroux a créé en 1972 le premier multiplex radiophonique de Football en France.
Agé de 73 ans, celui qui a fait défiler les Verts sur les Champs-Elysées préside le Variétés Club de France qui inaugurera un stade Charles-de-Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises le 6 juin prochain en présence de Jean-Michel Larqué, Dominique Rocheteau, Laurent Blanc et Claude Puel.
Un évènement qui tient à coeur à Jacques Vendroux, l'un des petits-neveux par alliance de Charles de Gaulle. En effet, son grand père, qui fut député-maire de Calais, était le frère d'Yvonne de Gaulle, née Vendroux.
Polo gagne et tremble
12/05 15:58
Lors de l’avant dernière journée de la Süper Lig turque, Polomat et Diousse ont, comme Soder vécu des matchs animés.
Le Genclerbirligi de Polo (titulaire pour la 26è fois de la saison) s’est imposé 5-3 chez lui, tandis que le Ankaragücü de Diousse (remplaçant et entré à la 89è) s’est incliné 1-3.
Nos deux ex partagent désormais la même place au classement (la 19e), un même destin et une même angoisse, celle de la relégation. La différence de buts plombe encore plus Genclerbirligi. Les quatre derniers du championnat sont relégués et Genclerbirligi et Ankaragücü ont 3pts de retard sur le premier non relégable, Kayserispor, 17e.
Tout se jouera samedi pour la dernière journée, qui verra les potes de Polo se déplacer à Trabzonspor (4e et assuré de le rester) tandis que ceux de Diousse recevront Alanyaspor (7e et n’ayant plus d’enjeu majeur). A minima l’un des deux sera relégué samedi soir.
Loin de ces craintes, le Sivasspor de Max Gradel (titulaire pour la 38e fois et auteur d'une passe décisive) l'a emporté hier 2-1 sur la pelouse de Fenerbahce et a conforté sa 5e place, la première non qualificative pour l'Europe.
Alex, il a marqué !!
12/05 10:16

A 33 ans, l'inoubliable héros du derby du 17 janvier 2016, Alexander Söderlund, vient enfin de claquer son premier pion avec sa nouvelle équipe de Rizespor.
Pour sa 5ème titularisation, il a contribué à la très prolifique victoire 5-4 remportée hier sur la pelouse de Gaziantep.
Son pion, claqué dans les arrêts de jeu de la première période, a permis à son équipe de retourner au vestiaire en menant 3-0.
Sorti à la 91ème minute, Alex appréciera d'autant plus son but qu'il était temps d'ouvrir son compteur : Rizespor, 12è de Süper Lig, jouera en effet son dernier match de championnat samedi.
Osvaldo, 45 ans après
12/05 07:54

45 ans après la finale de Coupe d'Europe des Clubs Champions à Glasgow, Osvaldo Piazza s'est confié à l'AFP, comme le rapporte le média argentin Infobae. Extraits.
"Grâce à Saint-Etienne, il y a eu changement de mentalité dans le football français. On misait sur les entraînements, 90% des joueurs de l'équipe étaient formés au club. Nous faisions les voyages en avion, nous avions les meilleurs vestiaires, les meilleures baignoires, les meilleurs massages ...
J'étais ravi de jouer pour Saint-Etienne, j'ai eu une opportunité dont j'avais toujours rêvé. Même si la ville n'était pas très jolie, l'équipe était importante à cause de ses titres précédents et c'était un club sérieux. Le championnat de France n'était pas un football d'équipe, l'individualisme régnait. À Saint-Étienne, cependant, il n'y avait pas de stars, c'était une équipe qui se battait, solidaire.
Jusqu'ici, en Europe, le football français appliquait la citation de Pierre de Coubertin, père des Jeux Olympiques modernes : "L'important, c'est de participer." Tout le monde voulait avoir les Français pour rivaux, ils étaient très faibles. Mais à Saint-Étienne il fallait concourir, l'important était le résultat.
Je n'étais pas rapide, je ne dribblais personne, mais quand je récupérais le ballon, je me projetais dans le camp adverse. Ils appelaient ça "les chevauchées d'Osvaldo". Je ne me suis jamais coupé les cheveux en France. Je pense que j'atteignais facilement le camp adverse parce que les adversaires me voyaient comme grand, ils m'évitaient, me heurter était comme entrer en collision avec une montagne.
Nous avions bien préparé la finale de Coupe d'Europe, nous avons combattu, nous avons livré tellement de duels pendant le match que je ne suis même pas allé recevoir la médaille de finaliste. Je ne l'ai jamais eue, je ne sais même pas qui l'a prise. Les joueurs du Bayern n'étaient pas supérieurs à nous mais ils avaient une force et une concentration qui les ont fait gagner.
On a descendu les Champs-Elysées après notre finale de Coupe d'Europe. Aujourd'hui, nous sommes étonnés de l'impact que cela a eu. Jusque-là, le rugby était le sport le plus suivi en France, ça a changé avec l'ASSE.
Luis Menotti m'a appelé plus tard pour participer à la Coupe du monde 1978 en Argentine. Ce fut une grande déception de na pas pourvoir la jouer car je voulais terminer ma carrière en disputant ce Mondial. Je n'ai pas eu de chance car ma femme a eu un très grave accident de voiture en France, avec notre deuxième fille nouveau-née à bord."
Une chance sur cinq de gagner à Lille
12/05 07:05

Maître de conférences en informatique à l'Université Lille 3, Fabien Torre a évoqué hier sur France 3 Hauts-de-France le match que les Verts joueront ce dimanche soir chez le leader lillois.
"Le LOSC a 78% de chances d'être champion. Ce dimanche, Lille a 55% de chances de l'emporter contre Saint-Etienne, 25% de faire match nul et 20% de perdre."
Mémé triste pour Jojo
12/05 06:37

Dans la dernière édition du Progrès, Aimé Jacquet évoque avec des trémolos dans la voix le cas de son ancien coéquipier Georges Bereta, atteint par la maladie de Charcot.
"Mon Jojo, je n’ose pas venir le voir. J’ai peur que cela me fasse un choc. C’est la première fois de ma vie que je suis un lâche. J’ai tellement de merveilleux souvenirs avec lui. Une fois nous avions emmené Salif Keita courir avec nous au Bessat dans la forêt. Il avait une frousse bleue qu’on le perde et qu’il reste tout seul dans les bois. Avec Jojo qui n’engendrait pas la mélancolie nous avions bien rigolé. C’était ça mon Jojo, toujours de bonne humeur, un véritable boute-en-train."
Trauco sacré par la bible
11/05 23:40

Auteur d'une bonne prestation contre l'OM, le latéral péruvien des Verts figure dans l'équipe type de la 36e journée de L1 selon France Football.
Navas (PSG) - Celik (Lille), Pavlovic (Angers), Hilton (Montpellier), Trauco (Saint-Étienne) - Guimaraes (Vilains), Claude-Maurice (Nice), Ferhat (Nîmes), Laborde (Montpellier) - Yilmaz (Lille), Kolo Muani (Nantes).
Pagaie pas gaie
11/05 22:50

Entraîneur des attaquants du centre de formation des Aiglons, Marama Vahirua, qui a marqué il y a 20 ans le but du titre des Canaris aux dépens de Verts relégués en L2, revient sur ce moment fort de sa carrière dans la dernière édition de Presse-Océan. Extraits.
"Un an avant, on avait failli descendre en L2. On a tout vécu. C’était donc la consécration de toute une génération. Personne ne nous voyait là. On est venu inscrire nos noms sur le mur du FC Nantes. C’est une marque indélébile.
Durant ce match contre Saint-Etienne, la lumière est venue de Marama car mon prénom signifie lumière en tahitien. (Rires) On avait une équipe de malades, j'étais juste à la finition de l'action. Sur le moment, je voulais tout faire : la pagaie, sauter en même temps, le va’a… Je me souviens avoir fait le signe de souffler mon gâteau car je fêtais mes 21 ans ce jour-là.
Après le match, on s’est mis sur l’estrade et on a tous chanté. C’est ce que j’ai dit à mes potes au pays : "Je suis le seul Tahitien qui ait fait pagayer 25 000 personnes "(rires)". C’est un record, les gars !" Je devrais rentrer dans le Guinness car j’ai mis à genou 25 000 personnes "(rires)". C’est un exploit.
Après ça, vu ma notoriété, je n'allais plus au resto ou faire mes courses… Des mecs me suivaient même en voiture, des gens klaxonnaient. Ils faisaient la pagaie. C’était en conduisant, au cinéma… c’était horrible ! Je ne sortais plus de chez moi. J’avais peur en fait. J’ai dit stop. C’est un peu la rançon de la gloire. Il faut l’accepter, ça fait partie du métier."
Diony score plus qu'Abi ? Oui mais non !
11/05 18:49

L'info est passée inaperçue mais Loïs Diony a claqué le week-end dernier son 5e pion de la saison de L1 aux dépens du DFCO, le club où il s'est révélé. Il égale ainsi son record stéphanois de la saison 2018-2019.
56e ex aequo au classement des buteurs, l'avant-centre angevin devance celui qui a hérité de son numéro 9 à l'ASSE. Charles Abi, qui n'a trouvé le chemin des filets que 3 fois en 23 matches, n'est en effet que 88e ex aequo.
On aura noté toutefois que le protégé de Claude Puel affiche un ratio certes médiocre (1 but toutes les 292 minutes) mais meilleur que l'ex-Dijonnais (1 but toutes les 324 minutes). Des stats très modestes mais supérieures à celles d'Anthony...
Des anciens nommés aux Trophées UNFP
11/05 15:39

Si aucun joueur de l'équipe de Claude Puel n'est nommé aux trophées UNFP, des anciens Verts sont parmi certaines listes.
Ainsi, Christophe Galtier, leader avec le LOSC, est nommé dans la catégorie meilleur entraîneur.
En L2, Laurent Batlles, sacré avec Troyes et Patrice Garande sont nommés dans la catégorie meilleur coach.
Enfin, Dimitri Payet pour son but contre Lorient est nommé dans la catégorie du plus beau but.
📂Ligue 1 Uber Eats
— UNFP (@UNFP) May 11, 2021
└ 📁Saison 20/21
└📁Plus beau but
└ ⚽️ @AndyDelort9
└ ⚽️ @dimpayet17
└ ⚽️ Irvin Cardona
└ ⚽️ @ArmandLauriente
└ ⚽️ @yilmazburak17
À vous de voter 📥 #TropheesUNFP
27 ans de disette
11/05 15:31

Dimanche pour la 37e journée de L1, les Verts ont l'occasion de mettre fin à une disette de plus de 27 ans sur la pelouse de Lille. En effet, hormis la victoire en Coupe de la Ligue en 2003, les stéphanois ne se sont plus imposés dans le Nord depuis le 18 septembre 1993.
A l'époque, Jean-Pierre Cyprien et Etienne Mendy avaient donné la victoire 2-0 aux Verts de Jacques Santini face au LOSC entraîné par Pierre Mankowski et dans les rangs duquel on retrouvait Jean-Luc Buisine, l'actuel directeur du recrutement des Verts.
Jouan aura joué la manita
11/05 15:24

Nommé nouvel entaîneur adjoint de Granville en N2 pour la saison prochaine, l'ancien joueur du SM Caen, Matthias Jouan est revenu pour actu.fr sur son seul match en L1, à Geoffroy-Guichard en 2004, au soir d'une défaite 5-0 :
"Ces premiers pas restent un bon souvenir. Personne ne pourra me les enlever. J’aurais évidemment aimé en disputer plus mais, pour cela, il faut aussi un peu de chance. Pour être dans les choix du coach, il aurait sans doute fallu que je me booste davantage pour corriger mes défauts".
Avec Brisard pour briser les lillois
11/05 15:16

L'arbitre de la 37e journée de L1 entre Lille et Saint-Etienne sera Jérôme Brisard. On retrouvera François Letexier et Stéphane Bré à la vidéo.
Cet arbitre du Maine n'a pas encore croisé la route des Verts cette saison. En revanche, il a déjà arbitré l'ASSE à 8 reprises pour 5 victoires, 2 nuls et 1 seule défaite lors du dernier match où il a officié, contre l'OM en février 2020 (0-2).
