Stassin est moins bien, c'est très bien !

16/11 16:36

Dans un long entretien accordé au journaliste Sacha Tavolieri et diffusé aujourd'hui sur la chaîne youtube de ce journaliste belge, Stéphane Stassin parle longuement de son fils Lucas.

"La dernière semaine du mercato de l’été 2024, il y a Saint-Etienne qui vient. Saint-Etienne, le club mythique. Je lui ai dit « purée Lucas, c'est magnifique, Saint-Etienne ». J'ai vécu à Mönchengladbach un peu la même chose avec des vrais supporters fervents et tout. Je dis : « quel bonheur de pouvoir jouer dans ce stade ». Il vient de remonter en Ligue 1, donc Lucas il était tout emballé. On les a eus au téléphone, il y a un plan pour lui. Saint-Etienne est racheté par des nouveaux investisseurs, c'est le plus gros transfert de l'histoire du club. Donc Lucas, 19 ans, arrive déjà avec une fameuse pancarte dans le dos, une fameuse pression.

Ils disent : « voilà, nous on a les moyens financiers, donc on vient de monter, on va se stabiliser la première année ». Parce qu'à ce moment-là, c'est la fin du mercato, les 3 premiers matchs ils avaient perdu. Ils disent : « voilà, on a les moyens financiers, on va voir et si ça ne va pas, au mercato d'hiver, on va rééquilibrer tout ça. Donc on va vivre une saison tranquille. La deuxième saison, on va refaire de nouveau ce qu'il faut pour essayer de jouer l'Europe. Et la troisième année, on va viser le haut du tableau ». Donc Lucas, il voit ça, il se dit « waouh, c'est magnifique ». Il se dit : « c'est top, j'aurai le temps de grandir. »

Ils nous disent : « on est prêt à faire un effort sur Lucas, vraiment parce qu'on a totalement confiance en son potentiel et en son développement. Il ne vas pas jouer tous les matchs, mais il jouera, il aura du temps de jeu, c'est sûr. Il est encore jeune, c'est la Ligue 1, c'est un championnat compliqué, voilà, on va gérer tout ça. » Donc c'était bien, c'était pas genre, « on te promet que tu vas jouer tous les matchs et tout », on sait bien que ça n'aurait pas été possible. Et donc Lucas, ça lui convenait très bien comme plan.

Ils ont des supporters incroyables à Saint-Étienne. Aller voir un match à Saint-Étienne, c'est quelque chose ! Et donc, il y a énormément d'engouement par rapport à la venue de Lucas. Mais eux, les supporters, ils pensent que Lionel Messi arrive à Saint-Étienne, puisque c'est le plus gros transfert de l'histoire du club. Je fais : « oh, Lucas, il a du potentiel, il a encore une marge de progression, mais il est loin d'être le phénomène ». J’ai senti cette pression directement quand je suis arrivé.

Et c'est normal, là-bas, Saint-Étienne, le foot, c'est une religion, c'est leur vie, il faut y aller pour s'en rendre compte. Donc, c'est normal, il y a une énorme attente par rapport à Lucas. Alors, il y a quelques jours avant, il y a le club qui dit, voilà, on va prendre notre temps avec Lucas. Et puis, c'est très médiatisé, une énorme pression. Les supporters attendent que Lucas, dès le samedi, il mette un doublé, alors que ce n'était pas le cas. Lucas, il a cette force, c'est incroyable de bien gérer ça. Même dès son plus jeune âge, ça a toujours été une force chez lui de gérer cette pression et même de le transformer en positif.

Mais après, ça reste quand même différent de jouer dans un stade de D1 belge et de jouer en Ligue 1. On sait que c'est Saint-Etienne, il y a quoi, 35 000 à 40 000 personnes qui sont là, l’ASSE est un club très médiatisé. Donc là, je me pose quand même la question, est-ce qu'il va quand même supporter ça ? C'est vrai que c'était compliqué pour lui, parce qu'en plus, je répète, il y a cette pression-là, mais cette pancarte, quand même, ça lui est resté. Combien de fois je devenais fou !  Les médias en France, c’était parfois catastrophique. Ils mettaient tout le temps en avant que c’était le transfert le plus cher de l'histoire.

Quand Saint-Etienne, le dernier jour du mercato, fait cette proposition-là à Westerlo, et Hasan Cetinkaya appelle Lucas. Lucas était avec moi, donc il met le haut-parleur, et Hasan dit : « écoute, pour Westerlo, c'est énormément d'argent, mais si tu n'as pas envie de partir, on ne te pousse pas pour dire, on prend l'argent, on fait notre gros bénef et tout ça, nous, on a totalement confiance en toi. Si maintenant tu ne le sens pas, tu restes encore un an à Westerlo, et nous, on est certain que dans 6 mois ou un an, on va encore te vendre plus cher ».

Le transfert de Lucas à 9 M€ + 1 M€ de bonus, c'était la valeur de Lucas. Il arrive à Saint-Etienne, et là on arrive avec cette pancarte, ça l'a suivi pendant des semaines, des semaines, c'était tout le temps la même chose, quoi : et c’est le transfert le plus cher, ceci, et cela… À ce moment-là, c'était une période compliquée, mais il ne le montrait pas, il continuait à bosser. Encore une fois, il a 19 ans, c'est nouveau pour lui, c'est un nouveau championnat, il part de la maison, il habite tout seul. Mais il a bien géré ça, il a continué à bosser, il s'est intégré au fur et à mesure des semaines, voilà.

Il a par la suite vécu des moments d’euphorie comme lors du fameux derby. Dans des moments comme ça aussi, Lucas a besoin de son père. Et pas que de son père, mais de tout son entourage, parce que ses copains sont énormément aussi importants, Lucas a quelques copains depuis tout le temps, voilà, il accorde énormément d'importance à ça. Avec Lucas, notre relation a un peu changé. A son plus jeune âge, c'était tout le temps « papa, tu me critiques, t'es jamais content », et à force, avec les années, il grandit, il devient un peu plus mature, c'est de lui-même qu'il vient vers moi, il me dit, « tiens, papa, qu'est-ce que tu penses de mon match, qu'est-ce que t'as pensé ». 

J’ai totalement confiance en lui. Je sais que Lucas, il va bosser, qu'il a ses objectifs et qu'il va tout faire pour les atteindre. Si j'avais un autre fils, où j'avais peut-être moins confiance, je réagirais peut-être autrement, ou pas, je ne sais pas. Voilà, ça changera peut-être, je le sais, le jour où il connaît peut-être une copine ou quoi que ce soit, peut-être qu'il tournera, ou peut-être que des nouveaux copains l'emmèneront sur un autre chemin. Que Lucas se pose des questions, c'est normal. Mais il a les pieds bien ancrés au sol, et j'essaie toujours de lui inculquer ça. Après, bien sûr, ça reste un gamin. Pour moi, c'est toujours un gamin. A 20 ans, on commence dans la vie, c'est compliqué mais il doit apprendre et en tirer les leçons.

Je suis allé le chercher hier avant qu’il rejoigne l’équipe de Belgique Espoirs. Pendant 30 minutes sur le trajet, j'ai pu lui parler tranquillement. Lucas est honnête. Il m'a dit « papa, j’ai un peu de mal pour le moment, je me sens un peu moins bien dans ma tête ». Peut-être qu’il s’attendait à u e autre réaction mais je lui ai dit : « écoute, moi, je n'ai aucun souci avec ça, c'est totalement logique ce qui t'arrive pour le moment, et tout va bien ». C'est juste que ça fait quelques matchs où il ne marque plus. Encore ce samedi, il a une grosse occase, il frappe sur la latte. Il y a quelques semaines d'ici, c'était en dessous de la latte, c'est quelques centimètres, mais c'est la réalité.

Et tout ça parce que c'est un peu le contrecoup, c'est ce que je lui ai expliqué hier, le contrecoup de cet été, de tout ce qu'il a vécu. Il ne faut pas l'oublier, donc c'est normal, ça reste un être humain. Il a 20 ans, c'est la première fois que ça lui arrive d'avoir un petit down, donc c'est totalement logique. Une carrière linéaire de 10 ans à 15 ans, c'est impossible, il y a toujours des hauts et des bas, et là, ce n'est pas qu'il est dans le creux, c'est que ça va un peu moins bien, et il s'en rend compte. Lucas m’a dit : « papa, je m'en rends compte, j'en ai parlé au coach ». Lucas, il est très ouvert, il a été le dire au coach. Il est au courant de ça, donc pas de souci, c'est un passage, un mauvais passage qui doit passer, c'est tout.

Lucas était super emballé de rejoindre Saint-Étienne, et malheureusement, après la première saison, Saint-Étienne est rétrogradé en Ligue 2, donc le plan promis à Lucas, ce n'est plus le plan de base. La réalité, c'est que dix mois plus tard, ce n'est plus le même plan de carrière, parce que Lucas a quitté la Belgique, justement pour continuer sa progression et essayer d'atteindre son objectif, la Champions League, voire la Coupe du Monde, et là il se retrouve en Ligue 2. C'est le premier gros choc pour Lucas, donc ce n'était déjà pas évident à digérer, j'ai encore ces images des derniers matchs où il avait eu une blessure musculaire, il était dans la tribune, et souvent la caméra le filmait, on le voyait dépité. Purée, vraiment, le gamin, c'est la fin de sa vie. Et ça, je le ressens, parce que ce n'était pas dans les plans du tout.

Heureusement, Lucas avait tiré bien son épingle du jeu durant sa première saison, donc forcément, quand tu as 20 ans, un profil comme il a, des sollicitations, il a l'air d'en avoir, et beaucoup, et donc c'est ce qui s'est passé, donc ça n'a pas été évident pour lui avec tous ces agents qui ont tourné autour. A un moment donné, il voulait même changer de numéro, il me dit : « papa, je n'en peux plus, je ne dors plus, on n'arrête pas de m'appeler, je reçois des messages tout le temps ». Il me dit : « écoute, je vais changer de numéro, et il m'avait dit ça, sous la forme de plaisanterie : « écoute, je vais mettre comme message : « si vous voulez, appelez mon papa directement, laissez-moi tranquille ! »

Comme j'ai toujours fait, je lui ai dit, « écoute, concentre-toi sur le foot, le reste, je prends pour moi ».  Saint-Etienne est descendu en Ligue 2 et on pouvait s’attendre à ce que le club, vende son joueur avec le plus gros potentiel, avec la plus grosse valeur marchande, pour avoir de la liquidité et construire une équipe. Je comprends les supporters vu la ferveur là-bas, je comprends qu'ils ne veulent pas que Lucas s'en aille, et qu'ils ont du mal que Lucas, à un moment donné, pense à partir. Mais Lucas doit penser à sa carrière. Le plan n'était plus pareil.

Si Saint-Etienne était resté en Ligue 1, j'aurais passé un mercato beaucoup plus calme, parce que Lucas voulait rester à Saint-Etienne. Quel plaisir de jouer tous les 15 jours dans ce stade, donc, il n'y avait même pas photo, mais là, encore une fois, le plan, promis à Lucas, tombe à l'eau, en fait. On le prend et on le jette à la poubelle. Donc, forcément, avec toutes les sollicitations qu'il a des clubs qui jouent la Coupe d'Europe, voire même des clubs qui jouent la Champions League, forcément, ça fait réfléchir Lucas, puisque son objectif, ce n'est pas de jouer la Ligue 2.

Il y a eu notamment la proposition de l’Eintracht Francfort mais il y en a eu d'autres, donc, c'était des super possibilités pour lui de continuer son évolution dans un autre grand club, et après, il faut être transparent aussi, il y a aussi l'aspect financier, parce que Lucas, c'est son métier. Moi, je l'ai vécu, j'ai eu mes ligaments croisés sectionnés, pendant un an, je n'ai plus joué au football, je ne gagnais plus d'argent, donc, je sais... L’argent ne doit pas être le moteur principal, parce qu'il ne va pas aller n'importe où, faire n'importe quoi, mais à un moment donné, il doit penser à lui.

Tous les contrats qu'il avait signés avant, on n'a jamais discuté. Le club proposait, on dit, « ouais, allez, il n'y a pas moyen d'avoir ça, allez, ok, tac, tac » et c'était fini. Parce que j'ai toujours dit à Lucas : « l'argent n'est pas le plus important actuellement, concentre-toi sur le foot, et après, on verra bien ». Mais maintenant, footballeur, ça va être sa vie, donc, l'argent devient aussi important, appelons un chat un chat, c'est comme ça, c'est la réalité. J’ai dit : « maintenant, quand un club viendra, maintenant, on va négocier, on ne va plus accepter les conditions comme on a fait avant, maintenant, on va vraiment négocier, et après, on verra la meilleure trajectoire pour toi sportivement, mais aussi, on va plus se laisser faire financièrement ».

C’est logique, à un moment donné… Bon et bête, ça commence par la même lettre, mais footballeur c'est son métier, parfois, les gens, ils ont du mal à comprendre ça, c'est son métier, c'est un métier qui a peut-être duré 5 ans, 10 ans, 15 ans au mieux, donc, voilà. Kilmer a refusé des offres faramineuses. Il y a eu d'autres offres aussi mais de clubs qui ne pouvaient mettre que 12, 13, 14 millions. De nous-mêmes, on disait : « écoutez, on ne va pas aller plus loin, parce que Saint-Etienne ne va jamais accepter ça » ? Ce qui est logique, Saint-Etienne avait acheté 10 millions de Lucas, avec la saison qu'il avait faite en Ligue 1, dans un club qui a joué le maintien, il s'en est plus que bien sorti.

Il y a quand même des sites spécialisés, ça vaut ce que ça vaut, où Lucas est estimé à 20 millions, 22 millions. Ce n'est pas mon domaine, je ne suis pas expert, mais pour moi, c'est sa valeur, alors, tu mets 20 millions, plus des bonus, tu peux monter à 25, 26, je ne sais pas, je ne sais pas. Je dis ça, c'est plus que correct, pour un club qui descend en Ligue 2, je dis ça, c'est déjà très bien, et donc, à ce prix-là, je dis, bon, s'il y a des clubs qui veulent mettre ça, je pense que Saint-Étienne, ils vont dire, voilà, tout le monde est win-win : Lucas puisqu'il va pouvoir jouer à un niveau supérieur à la L2 et Saint-Étienne qui en 10 mois peut faire x 2,5 sur un joueur.

Comprendre ou pas Saint-Étienne… Ils sont dans leurs droits. C’est le football, c'est comme ça. Si Saint-Étienne, maintenant, dit « Lucas, il ne part pas pour 100 millions »… La France, c'est le seul pays où on n'a pas le droit de mettre une clause de départ dans son contrat, Les gens me disent comment ça se fait que Lucas n’ait pas pu partir, mais en France, on n'a pas le droit, donc, si le club a envie de demander 100 millions pour Lucas… C’est vrai que c'est exagéré, mais ils ont montré leur envie de garder Lucas, donc ça, c'est quand même vraiment positif

Lucas n'a jamais fait de vague dans les réseaux sociaux, dans les médias, il n'en a jamais parlé, mais moi je peux en parler, je suis son père, je ne suis pas Lucas. Pour le moment, il a un peu le contre-coup de tout ce qui s'est passé cet été et c'est totalement logique. C’est une bonne chose pour lui. Après, je ne vais pas dire que je suis content, parce qu'on a toujours envie que son fils, il marque un doublé, mais c'est une bonne chose pour son évolution. Tout ce ce qui lui arrive, pour moi, c'est très bien comme ça, en plus, c'est très bien,

Pourquoi ? Parce que l'équipe continue à gagner, le gars qui était là, qui était derrière Lucas [Joshua Duffus, ndp2], il performe, donc c'est top aussi pour le club de voir qu'ils ne sont plus dépendants, qu'ils ne sont pas « Lucas Stassin dépendants », comme ils l'étaient en Ligue 1. En Ligue 2, ils ont quelqu'un, si Lucas ne joue pas, qui peut franchement prendre le rôle de Lucas. Il faut savoir aussi qu’ils ont un jeune espoir, un super talentueux français aussi [Djylian N’Guessan, ndp2], donc Lucas n'est même plus obligé de jouer. Il y a des solutions, et même ces joueurs-là peuvent faire gagner l'équipe, et faire monter le club. Ils ne sont plus « Lucas Stassin dépendants » et ça c'est top, parce que l'objectif c'est quand même de monter, que Lucas mette 40 buts, ou que Lucas mette 5 buts, l'objectif du club, ou en tout cas de Lucas, c'est de refaire monter le club, peu importe qui marque.

Cela fait plusieurs matches que Lucas n’a pas marqué avec Saint-Etienne mais ça arrive. Harry Kane, combien de fois ça lui est arrivé de ne pas marquer pendant 6 ou 7 matches. Mais il était très déçu quand même de ne pas avoir quitté le club au dernier mercato. Lucas a ses objectifs, ses objectifs de carrière. Saint-Etienne lui dit : « tu joueras avec nous la Coupe d'Europe », et là il se retrouve en Ligue 2… et puis il reçoit des propositions de clubs qui jouent la Coupe d'Europe, et puis encore une fois, je parle de contrats, de contrats où il pouvait gagner à certains moments 10 fois ou 15 fois le salaire qu'il avait ! Lucas n’a jamais rien dit mais il touche 50% moins salaire que la saison passée.

Tous les gamins rêvent de jouer jouent un une Coupe du Monde. Il y a peut-être une petite possibilité que dans quelques mois il y participe, avec la saison qu'il a faite l'année passée à 20 ans, à la Coupe du Monde avec la Belgique. Est-ce qu'on peut lui en vouloir d'avoir ses ambitions ? Peut-être que s'il n'est pas à la Coupe du Monde, c'est parce qu'il n'est pas parti. On peut le réfléchir aussi comme ça. Bien évidemment. Et donc ça Lucas il pense. Quand le sélectionneur Rudy Garcia annonce publiquement à la conférence de presse que Lucas est au bord de la sélection mais que tant que Lucas sera en Ligue 2, ce ne sera pas possible… T’as le gamin qui se dit « purée, j'ai peut-être mon rêve ». Il peut mettre toutes les chances de son côté pour essayer de participer. En tout cas d’être dans le noyau. Je ne dis pas jouer, mais vivre ça, une Coupe du Monde. Voilà, c'est un rêve pour lui. Il y a tout ça qui joue. Et il y a aussi l'aspect financier comme je dis.

Lucas est resté à Saint-Etienne, il a toujours continué à se battre. Chapeau. Parce que moi, à son âge, je ne sais pas si j'aurais eu la même mentalité qu'il a aujourd'hui, lui actuellement. Si je trouve ça injuste qu’on l’ait bloqué à Saint-Etienne ? C'est comme ça. Ce sont les lois en France. Si Kilmer s’est trompé ? Exactement. Appelons un chat un chat. ncore une fois, c'est ce qui se passe avec Lucas. Il a ce contrecoup-là de tout ce qui s'est passé. ne Je ne vais pas dire que s’il avait au moins eu une revalorisation salariale, une compensation financière, il n'aurait pas eu le contrecoup actuel, mais à un moment donné, ça joue. Ça joue parce que Lucas sait très bien, encore une fois, les propositions qu'il a eues par écrit. Il sait qu’il a eu des propositions faramineuses de plusieurs clubs et que son salaire chez les Verts a été plus que raboté.

Malgré ça, Lucas a continué à se battre. D'ailleurs, la preuve, dès son premier match, Lucas a marqué. Il s’est dit : « Tant pis, maintenant je suis resté un joueur de Saint-Étienne, je suis un joueur de Ligue 2. Je vais faire remonter le club ». Et donc directement, il est élu meilleur joueur du mois de septembre, sachant qu’il n’a pas eu de préparation. Tous les joueurs de foot savent que dans ce cas, je ne vais pas dire que la saison est foutue, mais on sait qu'il va y avoir des hauts et des bas durant la saison. On l'a toujours dit, et c'est encore la réalité aujourd'hui. Donc, Lucas ne s'entraîne quasiment pas à cause de son opération. Il joue zéro seconde de temps de jeu dans les matchs de préparation. Il y a le mercato, tout ce qui se passe. Mais boum, dès son retour, le gamin il est performant ! Élu meilleur joueur du mois de septembre. T'imagines la force de caractère qu'il a. Maintenant, c'est normal qu'il ait un peu le contrecoup. Ce n'est pas une machine, ce n'est pas un robot. que Le coup de moins qu’il a actuellement, encore une fois, je dis c'est une bonne chose. Comme ça, il se rend compte de certains trucs. Encore une fois, par rapport à sa situation, je n'ai aucun souci.

Moi, à son âge, à 20 ans, j'aurais été en colère après ce qu’il s’est passé cet été. Lucas, ça n'a jamais été le cas. On peut demander à tout le monde. Dans le vestiaire, il a toujours eu le sourire. A l'entraînement, il a toujours donné sans faire de vagues. Parfois, il y a des joueurs qui transforment cette rage en étant très agressif à l’entraînement. Pour montrer tout leur mécontentement. Lucas, jamais. Il est comme ça. On ne change pas la nature des gens. C'est une grande force chez lui. Comme je t'ai dit, il n'a jamais fait de vagues. Que ce soit dans la presse ou quoi que ce soit. Avec tout ce qui s'est passé, il aurait pu parler sur le club. Il ne l'a jamais fait. Il continue à bosser. Et maintenant, forcément, il a ce contrecoup.

La gestion de sa blessure par l’ASSE ? On sait bien que le corps, c'est ce qui est le plus important pour un sportif. Donc, il faut vraiment en prendre soin. Parce que ce sont des blessures qui pourraient avoir des répercussions durant toute sa carrière si ce n'est pas bien soigné. Donc, c'est super important. C'était une blessure musculaire. Si la cicatrice n'est pas bien refaite ou quoi que ce soit, ce sera beaucoup plus fragile pour son futur. Ils étaient au courant, Saint-Etienne. Donc, Lucas se fait ça en janvier avec Westerlo lors d’un match de préparation où il subit une véritable agression. Donc, on lui met une petite plaque, c'est tout petit. Mais le chirurgien nous dit, cette plaque, il faut l'enlever maximum un an après. Parce que ça se recalcifie bien, il risque d'avoir des soucis plus tard.

Normalement, en janvier de cette année, avec Saint-Etienne, il aurait déjà dû l'enlever. Mais ça, Lucas ne voulait pas. Il dit : « non, non, non, il faut que je joue. Il faut sauver le club ». Je dis « OK, c'est ta décision ». Moi, je l'aurais déjà enlevé. Je pensais à sa carrière. Ok, je respecte. On n'en parle même pas de ça. Et donc, à la fin de saison, on dit à Saint-Etienne : «  écoutez, là, on est fin de saison, il faut vraiment penser à enlever sa plaque parce que c'est un peu comme Eden Hazard a eu à sa cheville. Après, il a eu des soucis parce qu'il avait gardé sa plaque et tout ça ».

 Je n'avais pas envie que Lucas, ce soit le même cas qu'Eden, qu'à un moment donné, il joue avec toujours une douleur. Donc, il faut enlever cette plaque. Et là, même Saint-Etienne n'était pas trop d'accord. Alors que c'était clair. Ils le savaient qu'à un moment donné, il fallait bien enlever cette plaque. Ils disaient : « mais dans ce cas il va louper la préparation ». Je leur ai dit : « si on ne lui enlève pas cette plaque, c’est sa carrière qu’il va peut-être louper. » Finalement, ils comprennent quand même. Il est revenu en Belgique pour se la faire enlever par le chirurgien qui l'avait opéré à Genk.

Mais après, ce qui est super important, c'est la rééducation. Il faut le temps que ça se résorbe. Quand on est blessé, il faut travailler deux fois plus que quand on joue. Donc, voilà, il faut un suivi du matin au soir. Et là, on sent que, voilà, Saint-Etienne, ils veulent absolument que Lucas revienne au club. Mais au club, malheureusement, il n'y a pas une grosse infrastructure. Vraiment pas. C'est encore assez vétuste. Ils n'ont pas des machines performantes, les derniers cris. Il n'y a pas une piscine. Alors que quand on a ce genre de blessure, la piscine, c'est le premier truc à avoir pour commencer à travailler sans avoir de choc et tout ça. Tu peux mettre un vélo dans une piscine, faire du vélo. Il y a plein de trucs.

Maintenant, ils font des machines. Je ne connais pas, ce n'est pas mon domaine, mais je l'ai vu à Anderlecht notamment. Tu peux courir, tu es dans une forme de bulle où tu n'as pas de choc. Tu peux augmenter au fur et à mesure, mais ils n'ont pas ça non plus à Saint-Etienne.

Nous, on dit : « écoutez, on a le cadre. Il peut être pris ici en Belgique, notamment avec des gars de l'équipe nationale et tout ça, avec une vraie infrastructure et vraiment se soigner. Il reviendra encore plus vite et plus fit. Mais c'était compliqué avec Saint-Etienne. Donc là, j'étais fâché parce que je me suis dit : « attends, c'est quand même sa carrière, c'est important ! C'est important qu'il se fasse bien soigner ». Donc, c'est vrai que c'était compliqué. Et à la fin, ils ont accepté.

 Mais là, je suis monté au créneau. Je comprends que le club qui investit beaucoup d'argent sur Lucas veuille avoir un œil sur lui. Mais à un moment donné, il faut pouvoir aussi se rendre compte qu'il y a peut-être d'autres facilités ailleurs et nettement plus performantes, Et donc là, j'ai dit, « non, non, non. Là, Lucas, il faut qu'il se fasse bien soigner. » Et là, il est revenu en Belgique. Et c'était aussi important qu'il soit aussi à nos côtés dans ces moments-là. Il y a une descente, il doit se faire opérer. Il avait eu une petite blessure musculaire. Il n'est pas repris en équipe nationale parce qu'il y avait le match au début juin. Donc, c'était important qu'il soit au quotidien avec nous aussi.

Jusqu’où peut aller Lucas ? C'est une question qu'on m'a souvent posée. On ne sait jamais. J'ai toujours dit qu'on verra le vrai potentiel de Lucas vers ses 23 ans. Parce qu'il faut savoir aussi que Lucas est un numéro 9. Et dans les jeunes, il pesait 20 kilos. C'était un spaghetti, Lucas. Donc, on se dit qu'un numéro 9 qui est comme ça… Lucas il mettait 50 ou 60 buts chaque année dans les équipes de jeunes. Malgré le fait c'était un spaghetti, il avait ce don, ce nez, cet instinct de buteur. Donc, je dis que quand il va devenir costaud, ce sera plus facile. Il a beaucoup bossé mais il a encore une marge de progression. Donc, quand il va prendre encore quelques kilos de muscles, ce sera encore plus facile.

Ce que je vois de Lucas, ce que je remarque, c'est que depuis des années, tous les 6 mois, il franchit des caps. Je n'ai jamais vu, à un moment donné, stagner. À Westerlo, il avait franchi un cap. En janvier, il est revenu, il a franchi un cap. Saint-Etienne, Ligue 1, compliqué au début. À partir de janvier, il a franchi un cap. Et je sais très bien qu'il a encore une grande marge de progression parce qu'il a encore tellement de points de travail. C'est incroyable. Il lui faudra encore quelques années pour atteindre vraiment sa maturité physique. Ça, ça l'aidera. Pour moi, il y a vraiment encore un gros point de travail, c'est son pied gauche.

Il doit se fixer comme un objectif de frapper aussi facilement de son pied gauche que de son pied droit. Et il est capable, c'est un truc de fou. Quand je le voyais même chez les jeunes à Anderlecht, où il n'avait pas de puissance… Il marquait des buts du pied gauche. Donc, il est capable. Donc, s'il parvient à avoir cette même efficacité du pied gauche que du pied droit, là, il va encore faire… Ce n'est pas un step qu’il va franchir, c'est plusieurs steps ! Un point de travail aussi, même s’il s'améliore vraiment, c'est pouvoir se sortir d'une situation délicate.

Lucas, ce n'est pas un dribbleur. Ce que j'avais dit aussi quand il est arrivé à Saint-Etienne. Lucas, ce n’est pas Messi mais c'est quelqu'un qui joue en équipe. Il va jouer une touche, deux touches. Il va donner une bonne passe, une passe intelligente, une passe décisive. La force de Lucas, de toute façon, c'est la finition, on le sait. Ça, c'est sa première force, tu vois. Mais en plus, il fait jouer. Il aime bien. Il a grandi Anderlecht avec les petits espaces, les combinaisons. Maintenant, il doit apprendre, ce que je lui ai toujours dit. Et je sais qu'il est capable de le faire, mais il ne le fait pas parce qu'il privilégie toujours l'équipe. Je lui dis : « de temps en temps, fais-toi plaisir aussi. Tente des gestes ! »

Pouvoir à un moment donné faire un râteau, tac, tac, tac, et garder le ballon dans l'équipe. Et ça, il ne le fait pas, alors qu'il est capable. Je l'ai vu, mais il va préférer jouer en arrière le ballon. Je dis : « à un moment donné, tu dois pouvoir tenter quelque chose, un dribble ou quoi que ce soit, pour encore étoffer son potentiel ». Même si ce ne sera jamais son point fort, ce ne sera jamais un dribbleur. Mais c'est tous des petits points qu'il peut améliorer. Mais il pense trop. Combien de fois je lui ai dit : « à un moment donné, tu dois être un peu plus égoïste, » mais il pense toujours trop équipe. Je préfère à un un joueur qui ne pense qu’à lui mais un attaquant doit être un petit peu égoïste.

Dans les équipes de jeunes, parfois, quand il mettait 2, 3, 4 buts, il arrivait devant le gardien, il pouvait passer le gardien. S'il y avait son pote qui était là, il faisait la passe à son pote, alors que le but était vide. Je luis disais : « Lucas, pourquoi tu ne mets pas le but ? Tu dois mettre 3 buts, 4 buts, 5 buts, mettre plein de buts. Il me disait : « papa, mon coéquipier ne met jamais un but. Ça lui fait plaisir de mettre un but, je te jure. Il est content, il a mis aussi un but, tu vois ! «  Lucas a toujours pensé aussi aux autres. Mais bon, encore une fois, voilà, c'est lui.

Le championnat qui lui permettrait d'aller le plus loin possible ? C'est une question que moi-même je posais aux gens, les gens qui connaissent bien Lucas, qui connaissent le football, pour avoir leur avis. Parce que je prends toujours des avis. C'est marrant parce que c'est vrai que les avis divergent. J’ai des amis, notamment un qui habite dans le même village que moi, qui m'a dit : « la Ligue 1, pour Lucas, ça va être compliqué. Si tu ne mesures pas 1m90 ou que tu n'es pas un dribbleur, c'est compliqué de s'en sortir ». J'ai dit : « OK, mais Lucas a vraiment envie de jouer à Sainte-Étienne, il va y aller ». Et Lucas a tiré son épingle du jeu. Malgré que le fait qu’il ne mesure pas 2 mètres et qu’il ne va pas faire 10 passements de jambes. Donc on se dit, maintenant, il a prouvé qu'il avait le niveau de la Ligue 1, qu'il peut jouer en Ligue 1. Ça, c'est déjà une chose.

Deuxième chose, il ne m'en voudra pas, j'en parle à Nicolas Frutos, qui connaît bien Lucas. C’est un vrai attaquant, qui est quelqu'un d'incroyable, c'est un passionné de foot. Je lui pose un jour cette question, on mange ensemble, et il est le premier à me dire : « il doit aller en Italie ». J'ai dit : « c'est compliqué, la Série A ». Il m'a dit : « justement, il va apprendre à devenir un homme. Là-bas, c'est la tactique, c'est la rigueur, c'est au quotidien. Là, il va vraiment grandir et il a vraiment le genre de profil vraiment le profil qu'on aime en Italie ». C'est le premier à me dire ça, alors que tous les autres me disaient qu'en Italie, il fallait aller plus tard, quand il sera aguerri. C’est une option mais je vois que des joueurs qui ont marqué beaucoup de buts en Ligue 1 comme Jonathan David ou Loïs Openda n’y arrivent pas à la Juventus de Turin.

Je parle avec d’autres personnes qui connaissent très bien Lucas et le verraient bien en Espagne car il adore le jeu au sol, les combinaisons. Il a grandi comme ça, à Anderlecht. C'est un jeu qui lui conviendrait bien aussi. Est-ce que ce serait la meilleure possibilité ? Je ne sais pas. L’été dernier, il y avait un club espagnol du top 6 ou 7 qui jouait la Coupe d'Europe. Ils voulaient aussi Lucas. On a dit stop parce qu'ils ne pouvaient pas mettre le montant qu’exigeait Saint-Etienne. Donc, de nous-mêmes, on a dit que ça ne servait à rien d'aller plus loin.  Donc, on avait réfléchi à ça aussi. L'Angleterre ? Je pense que c'est le rêve de tout gamin de jouer en Premier League.  Je pense qu’un jour Lucas pourra y jouer. Dans quelques années, quand il aura pris du muscle. Mais là, ce ne serait pas la bonne solution aujourd'hui. Là-bas, le niveau est vraiment élevé. Tu joues contre des vrais joueurs chaque semaine, même chez les moins bien classés.

Je suis vraiment fan de la Bundesliga. L’ambiance, le football, le stade, les gens qui se mélangent autour… Même les derniers du classement vont contre le Bayern pour jouer, même si ça finit par un 7-3. C’est le football total. Pour un atatquant, ça fait plaisir. Il y a beaucoup d’espaces, des moyens de se mettre en évidence en jouant dans de très beaux stades. Si je pouvais choisir, je partirais bien en Bundesliga. Comme j’ai dit à Lucas, on verra bien la suite mais si un jour t’as l’opportunité d’aller là-bas, fais plaisir à ton papa ! L’allemand est compliqué à parler mais ce n’est pas grave, ce sont des détails et aujourd’hui tout le monde parle anglais. Ce sera pas mal que Lucas aille là-bas. »

Une R3 après une R2

16/11 16:27

Après avoir disposé de Quetigny (Régional 2) dans la purée de pois (1-3) au 7e tour, les Verts affronteront Ecotay-Moingt, club de Régional 3. Le club montbrisonnais a disposé de l'Entente Nord Lozère (R2) aux tirs au but après un match nul épique 4 buts partout au bout du temps réglementaire, les Ligériens ayant égalisé au bout du temps additionnel comme l'indique Ici. Selon toute vraisemblance, le match aura lieu à Geoffroy-Guichard le 29 ou 30 novembre prochain. Le vainqueur ira en 32e de finale, où rentreront les 18 clubs de L1.

C'est le charme de la Coupe

16/11 10:56

Promu capitaine hier soir à l'occasion de son 90e match en vert suite à la mise au banc de Gautier Larsonneur, Dennis Appiah revient dans Le Progrès sur la qualification de son équipe pour le 8e tour de Coupe de France. 

"Le brouillard, je n’avais pas fait encore (sourire). Il y avait un protocole à suivre. On aurait pu reprendre direct, on aurait attendu moins longtemps. A la fin, on y voyait de moins en moins. Mais c’est le charme de la Coupe. Il n’y a pas eu de frayeur, on était surtout frustrés parce qu’on avait le sentiment de bien gérer et on voulait se rendre le match plus simple."

Mayilla piteusement éliminé

16/11 10:31

Prêté par l'ASSE cette saison au SC Aubagne Air-Bel (actuellement 7e de National 1), Enzo Mayilla, buteur il y a 4 jours lors du 6e tour de Coupe de France, a été éliminé hier sur le terrain de la modeste équipe de Seyssinet (dernier de son groupe en N3 avec 4 points pris en 8 matches). Les Isérois, qui ont joué une heure en infériorité numérique, ont muselé le jeune et longiligne attaquant stéphanois, averti à la 34e minute.

Andrézieux a donné le Cabaton pour se faire battre

16/11 10:05

L'équipe de Hauts-Lyonnais (N3) a éliminé hier soir Andrézieux (N2) au Stade de l'Envol. Titularisé aux côtés de Jordan Halaimia, Clément Cabaton a marqué le tir au but de la qualification des visiteurs contre son ancien club en trompant un autre ancien réserviste stéphanois, Killian Le Roy (auteur de plusieurs parades décisives pendant cette rencontre du 7e tour de Coupe de France).

Ancien champion de France U17 stéphanois (en 2013, sous la houlette de Gilles Rodriguez et Lionel Vaillant), le défenseur central de 29 ans savoure sa revanche dans Le Progrès. "Je ne voulais pas partir d'ici il y a un an. C’était écrit. Je reviens à la maison et je me suis dit que c’était à moi de qualifier l’équipe." Il reviendra dans la Loire au prochain tour pour affonter le vainqueur du match qui opposera ce dimanche Savigneux-Montbrison (R3) à Feurs (N3).

Un bon match avec une équipe remaniée

16/11 09:41

Désormais le seul joueur stéphanois à avoir pris part à tous les matches des Verts depuis le début de saison, le taulier Mickaël Nadé commente dans Le Progrès le succès (3-1) acquis hier soir dans le brouillard de Gaston-Gérard contre la modeste équipe de Quetigny (R2).

"Il y a eu beaucoup de péripéties ce soir. Mais on a fait un bon match avec une équipe remaniée. On a maîtrisé du début à la fin même s’il y avait 1-1 à la mi-temps, on savait que si on restait concentrés, on avait les forces pour gagner. Les conditions… C’est comme ça, on ne choisit pas. Mais c’était mieux de finir aujourd’hui que de reprendre demain. Franchement, à l’opposé, on ne voyait pas. Il fallait jouer simple et mettre un peu de dynamisme. En face, ils étaient très concentrés, ils ont réussi à marquer, ils nous ont fait un peu paniquer. Ils ont fait un bon match dans l’ensemble." 

Ben Old buteur contre la Colombie

16/11 08:53

Entré en jeu à la 66e minute cette nuit en Floride, Ben Old, qui n'avait plus trouvé le chemin des filets depuis son but à Laval du 9 août dernier, a égalisé sur un vrai geste d'avant-centre à la 80e. Mais la Colombie a arraché la victoire à la 88e minute.

 

Quetigny fier d'avoir tenu tête aux Verts

16/11 01:12

Sortis la tête haute de la Coupe de France après leur honorable défaite face aux Verts, plusieurs membres du modeste club de Quetigny (R2) ont livré leur réaction au Bien Public

Guy Ipoua (président) : "Ma crainte était que le match soit plié au bout de 15 minutes. Ce qui n'a pas été le cas, on a bien tenu. Je suis très fier de l'équipe, su staff, du public. J'avais des étoiles dans les yeux malgré ma carrière de joueur. Marquer un but à une équipe de Ligue 2, pour égaliser, est extraordinaire."

David Régnet (entraîneur)  : "C'est une grosse fierté, on a montré un beau visage. Qui aurait cru que l'on tienne tête jusqu'à la mi-temps ? Ce sont des belles émotions. La mi-temps a été lunaire et ça a été compliqué de gérer un épisode comme celui-ci. C'était dur musculairement pour reprendre, on n'est pas des athlètes de haut niveau. On sentait beaucoup de concentration, les garçons étaient focus sur ce qu'ils devaient faire. Saint-Etienne est bien rentré dans sa deuxième mi-temps. On va encore profiter, on aura des sourires et des souvenirs, on va les partager."

Anthony Szurlej (buteur) : "C'est une magnfique soirée, on a réussi à tenir tête à Saint-Etienne en première mi-temps. C'était incroyable, on n'a aucun regret, on en a profité, on s'en souviendra toute notre vie. On a pris un but rapidement et on pouvait se dire que ça allait être compliqué. On n'a rien lâché, le penalty nous fait du bien et ça nous a remis dedans. Mon but ? C'était une sensation incroyable !

Lucas Baudier (défenseur)  : "Beaucoup de fierté, on a joué l'un des plus grands clubs français, on n'a pas été ridicule, on a fait un bon match défensivement, on a marqué un but, on a eu des occasions, on a accroché le score le plus longtemps que l'on pouvait. On a rendu fière la ville. Ce n'est que du bonheur. L'arrêt du match était très long, ce n'était plus pareil dans la tête."

Un match bizarre

16/11 00:56

Eirik Horneland a commenté en conférence de presse sa 13e victoire stéphanoise. 

"C’était un match bizarre, forcément. On le débute de façon correcte, avec ce but rapidement marqué. Puis, on concède ce penalty, sur une situation sur laquelle on défend très mal. Le reste de notre première période est pauvre en termes de rythme. Il fallait donc changer quelque chose à la pause.

C’est pour ça qu’en seconde période, Igor Miladinovic a été positionné dans un rôle de 6. C’est un joueur qui donne le tempo. Ça nous a permis de marquer rapidement ce deuxième but et d’avoir plus de contrôle, même si le brouillard a rendu cette rencontre moins lisible. C'est aussi pour ça que j'ai demandé aux joueurs de jouer plus court pour arriver à se trouver plus facilement avec ce manque de visibilité."

L'ASSE assure dans le brouillard

16/11 00:08

Le match commence sous le capitanat de Dennis Appiah avec les premières titularisations en pro de Maedine Makhloufi, Jules Mouton et Paul Eymard.

Les verts démarrent ce match en étant très impliqués dans le jeu, avec de nombreuses passes et les tirs au but s’enchainent avec la première frappe de Miladinovic à la 5ème de peu à côté, puis de Jules Mouton à la 6ème dont le tir contré donne l’occasion d’un 1er corner pour Sainté.

Miladinovic frappe à nouveau à la 8ème minute puis le but des verts arrive à la 11ème minute sur une belle passe lobée de Moueffek pour Paul Eymard qui marque avec un peu de réussite en concrétisant ainsi la grande domination des verts.

La suite continue avec une belle circulation de balle et un beau tir de Paul Eymard, encore, à la 14ème.

Le brouillard commence ensuite à tomber, d’abord faiblement, et commence à s’intensifier dès la 20ème minute en même temps que la domination des verts chute de 2 tons, rendant le match beaucoup moins attrayant et plus brouillon; les tirs ont également disparu depuis la fin du premier quart d’heure.

Quetigny commence ainsi à montrer quelques velléités avec son premier tir à la 21ème minute ; le brouillard s’intensifie encore et arrive la …29ème minute avec un somptueux fauchage de Maubleu sur l’attaquant de Quétigny concluant un beau mouvement de contre-attaque.

Pénalty indiscutable donc, et non discuté d’ailleurs, parfaitement exécuté par Anthony Szurlej , d’une belle frappe prenant Maubleu à contre-pieds.

C’est un moment de fête à Gaston Gérard !

On ne verra plus trop d’actions concrètes jusqu’à la mi-temps avec quand même une très bonne action de Quétigny à la 36’ bien détournée, cette fois, par Maubleu : ouf, le 2ème but des locaux est ainsi évité !

A noter quelques bonnes combinaisons sur l’aile gauche entre Makhloufi et Boakye.

Malgré les consignes que donne activement le coach Horneland sur le bord de touche, il ne se passera plus rien jusqu’à la mi-temps.

Aîmen Moueffek, interrogé à la mi-temps constate que « Quetigny est une belle équipe, qu’il faut se montrer patient et que ça finira par rentrer »

Le brouillard continuant à tomber pendant la mi-temps, de plus en plus de doutes apparaissent quant à la possibilité de continuer le jeu ;  l’arrêt se prolonge plusieurs dizaines de minutes supplémentaires pour reprendre finalement à 22h25, décalé de près d’une heure (alors que le brouillard est toujours bien présent).

Tout s’accélère dès la reprise après un joli centre de Boakye non repris malheureusement, puis sur un nouveau très joli centre de Jules Mouton, Djylian N’Guessan reprend parfaitement de la tête pour tromper le gardien adverse à la 48’; le break est fait et c’est tant mieux car on n’y voit de moins en moins …

Le jeu continue dans un brouillard épais ; Boakye réalise encore 2 très bon tirs aux 56ème et 59ème minutes.

Saint Etienne recommence à avoir du mal à enchainer collectivement jusqu’à la 66ème minute où Pédro reprend victorieusement un ballon de N’Guessan consécutif à un corner, une première fois renvoyé par le gardien.

Maçon rentre en jeu à la 70ème minute en remplacement de Moueffek.

Difficile ensuite de distinguer les joueurs dans cet épais brouillard où on devine les tirs de Paul Eymard à la 82’, crédité d’un très bon match, et du rentrant Maçon à la 85’.

Le match se termine sur un 3ème corner obtenu par Quetigny après une très belle claquette de Maubleu sur un tir en contre-attaque à la dernière minute.

Les verts ont donc bien assuré le résultat de ce match qui avait des goûts de « match piège » en effectuant une bien meilleure 2ème mi-temps dans un brouillard assez intense qui aurait pu avoir raison sans l’insistance des joueurs qui voulaient absolument le terminer.

La composition : Maubleu, Appiah (c), Pedro, Nadé, Makhloufi - Mouton, Moueffek puis Maçon 70ème), Eymard, Miladinovic - Boakye, N'Guessan. 

Des jeunes débrouillards dans le brouillard

16/11 00:06

Dans le brouillard de Gaston-Gérard, les Verts ont logiquement battu l'AS Quetigny 3-1 ce samedi soir lors du 7e tour de Coupe de France grâce à leurs jeunes joueurs formés au club. 

Sur une passe d'Aïmen Moueffek, Paul Eymard (17 ans) a ouvert le score d'une frappe déviée dès la 11e minute pour son premier match officiel en équipe première sous le maillot vert. L'équipe de R2 (7e division) a égalisé à la 32e sur un penalty concédé par le vétéran Brice Maubleu, qui fêtera dans 15 jours ses 36 ans. 

Les Verts ont plié le match lors d'une seconde période dont le coup d'envoi a été retardé près d'une heure en raison du brouillard. Sur un centre parfait de Jules Mouton repris de la tête par Djylian N'Guessan (17 ans), l'ASSE a repris l'avantage 2 minutes après la reprise. Kévin Pedro (19 ans) a inscrit le but du break à la 66e. 

La compo : Maubleu - Appiah (c), Pedro, Nadé, Makhloufi - Mouton, Moueffek (Maçon, 70'), Eymard, Miladinovic - Boakye, N'Guessan. 

Le résumé vidéo de la rencontre est à voir ici

Lors du 8e tour, les Verts joueront dans 2 semaines contre le vainqueur du match qui opposera demain après-midi l’Entente Nord Lozère (R2) à l’Union Sportive Ecotay (R3).

U15 : ça ne sourit pas contre Chambéry

15/11 23:56


Le buteur Gibril Aytone

Après s'être relancés en gagnant la semaine dernière sur le terrain de Roannais Foot, les U15 de Jean-Philippe Primard recevaient, cet après-midi, à l'Etrat leurs homologues de Chambéry, auteurs d'un bon début de saison, marquant notamment 21 buts lors de leurs quatre premiers matchs. La rencontre s'est terminée sur un score de parité (1-1) qui était loin de satisfaire le coach stéphanois, autant à cause du résultat que du contenu. 

Au cours d'une première mi-temps décevante de la part des Verts au niveau du contenu et de l'impact, les Savoyards ont ouvert la marque au quart d'heure de jeu : les Stéphanois géraient mal la profondeur sur un long ballon et un attaquant chambérien se retrouvait seul face à Charly Robert pour inscrire ce premier but. La mi-temps arrivait sur cet avantage pour Chambéry.
Les Verts, après le repos, montraient plus d'envie et une meilleure maîtrise, sans toutefois se montrer réellement convaincants. Chambéry procédait en contre et Charly Robert s'interposait avec brio sur l'un d'eux. Les Stéphanois parvenaient à leur fin en trouvant la faille dans le temps additionnel. Ilies Oukassoui recevait un ballon en profondeur, prenait la défense savoyarde de vitesse, et centrait.  Gibril Aytone profitait du cafouillage qui suivait pour placer un tir victorieux sous la barre, signant ainsi l'égalisation des Verts.. 

La composition : Robert - Boute (Ferradj, 50ème), Boungou Saby, Daillère, Moser - Rochette (N.Fontaine, 75ème), Charreyre, R.Bufferne (R.Fontaine, 20ème) - N.Fontaine (Flotte, 50ème), Aytone, Oukassoui. 

La réaction de Jean-Philippe Primard"Nous n'avons vraiment pas fait un bon match. La première mi-temps a été quelconque dans l'aspect technique. Il est difficile de faire de bons enchaînements dans le jeu quand la technique individuelle, la technique de passes, la justesse font défaut. Chambéry a profité de ce déficit pour ouvrir la marque. En deuxième mi-temps, nous nous sommes réveillés, sans être convaincants. Mais il y avait plus d'envie avec la volonté de revenir au score, avec toujours cependant un jeu collectif encore insuffisant et trop de déchet technique. Nous sommes parvenus à égaliser dans le temps additionnel. Cette envie de ne pas perdre est le point positif. Mais il y a eu trop d'insuffisances pour pouvoir l'emporter face à une bonne équipe de Chambéry. " 

Les Amazones beurrent les tartines à Grenoble

15/11 20:54

A défaut de l'avoir emporté chez les petits beurres (de Nantes) en championnat, les Vertes ont au moins remporté le match qui comptait pour du beurre, à Grenoble pour le 3e tour de la Coupe LFFP.
Pour du beurre puisqu'après deux défaites à Nice (4-0) et Thonon (3-2), les Amazones étaient éliminées depuis belle lurette de la Coupe LFFP, version féminine de la Coupe de la Ligue inventée par Jean-Michel Aulas et largement utilisée par les clubs d'Arkema PL pour faire tourner leur effectif.

Avec un groupe recomposé où réapparaissaient - et même titulaires - la jeune Thaïs Aznar (joueuse en R1 aperçue l'an dernier en pro) et l'internationale algérienne Morgane Belkhiter (au placard depuis cet été), les Amazones ont rapidement tué le suspens en ouvrant la marque dès la 4e minute grâce à la première réalisation de la jeune Canadienne Nikolina Istocki puis plié le match avant la pause grâce à des réalisations d'Amandine Pierre-Louis et Adèle Connesson.

Sébastien Joseph pouvait alors préserver ses joueuses habituelles en faisant des changements dès la pause, ce qui n'empêchait pas Istocki de claquer un doublé peu avant l'heure de jeu.
Les Amazones géraient alors tranquillement leur avantage sans trembler, à peine ennuyées par la réduction du score grenobloise en toute fin de match.
Un succès probant, le plus large de la saison, qui servira au moins pour la confiance et la concurrence, plusieurs titulaires de l'équipe-type étant absentes ou sur le banc à Grenoble (Hornemann, Pinguet, Tapia, Kristoffersen, Ali Nadjim...)

Sébastien Joseph: "Ça reste important dans la série en cours, après Le Havre et Montpellier, d’être capables de continuer d’engranger de la confiance et d’avoir des résultats positifs. (...) On va dire que l’on a fait le job, ce qui permet de nous focaliser sereinement, en termes de gestion du temps de jeu, sur le déplacement à Strasbourg qui arrive mercredi"

U17 : Saint-Etienne renversé à Saint-Priest

15/11 20:03

Dans la banlieue de la banlieue, les U17 stéphanois se sont inclinés 4-3 contre Saint-Priest alors qu'ils ont mené 2-0 et avaient repris l'avantage peu après l'heure de jeu lors de ce match d'ouverture de la 12e journée.

Dès la 7e minute de jeu, Mathéis Piskor a ouvert le score sur une passe de Noham Akil. A la fin du premier quart d'heure, Ilyès Mansouri a inscrit le but de break d'une frappe imparable après un bon pressing et un décalage de Fousseny Kaloga. Les locaux ont réduit le score à la 27e minute suite à une inexplicable talonnade du défenseur central stéphanois Dawoud Assoumani, remplacé à la mi-temps. Juste avant la pause, Rafael Fuleki a arrêté un penalty. 

Mais le frère jumeau de l'international roumain Samuel (toujours forfait suite à une déchirure aux ischios et indisponible jusqu'à la fin de l'année) a encaissé un 2e but 5 minutes après le retour des vestiaires sur un penalty concédé par Lucas Dagbo et transformé par l'ancien Vert Mahé Royet (photo). Les Verts ont repris l'avantage à la 65e sur un centre de Mathéis Piskor repris de la tête par Lucas Dagbo.

Mais les San-Priots ont égalisé à la 70e avant d'arracher la victoire à la 73e sur un nouveau but de Mahé Royet, décidément sans pitié avec son club pré-formateur. Dans le dernier quart d'heure, Mathéis Piskor et Fousseny Kaloga ont raté des occasions d'égaliser. Défaits pour la 5e fois en 11 matches, les Verts restent englués en seconde partie de tableau, à 10 points du leader clermontois qui jouera demain chez les Aiglons dans le choc au sommet du groupe.

La compo : Fuleki - Tiambo,  Assoumani (Dagbo, 46'), N.Mnemoi, Akil - Kissoum, Thouilleux, Gary - Piskor, Kaloga (puis Bufferne, 77'), Mansouri (Seydi, 60').

La réaction de David Le Moal :

"C'est une défaite pas très logique, je suis plutôt satisfait de la prestation des joueurs, de leur implication. On avait un plan de jeu, la volonté d'aller chercher nos adversaires très, très haut. On a fait globalement une bonne première période. On mène 2-0 au bout d'un quart d'heure mais malheureusement on fait trop d'erreurs, trop de cadeaux cette saison et on est sanctionnés. On aurait dû compter au moins 2 buts d'écart à la pause car on a vraiment dominé la première période.

La seconde mi-temps a été plus ouverte, ça allait d'un but à l'autre. C'était un vrai match de jeunes. On était moins bien organisé, mais par contre on avait toujours l'envie d'aller chasser haut et d'exercer un pressing. Saint-Priest revient à 2-2, on a le mérite de reprendre l'avantage mais en quelques minutes on prend 2 buts. A chaque fois, le joueur de Saint-Priest est étrangement seul. Il faudra revoir les images mais je pense qu'il y a erreurs de prise en charge, des oublis dans le marquage.

C'est vraiment dommage de perdre un tel match alors qu'on a marqué 3 buts. Je suis plutôt content de l'attitude des garçons, ils ont été entreprenants, acteurs du jeu. Mais je suis mécontent qu'on fasse autant de cadeaux à l'adversaire et qu'on commette trop d'erreurs dans les deux zones de vérité. C'est frustrant car pour le reste, le contenu de notre match est très intéressant. A nous de gommer nos erreurs dès le prochain match qu'on jouera à la maison dans 8 jours contre le Gazelec Ajaccio."

Stojkovic a battu la Géorgie

15/11 16:08

Trois jours après avoir écrasé Gibraltar 4-0, l'équipe de Serbie U19 a battu la Géorgie 3-1 cet après-midi lors du premier tour des éliminatoires de l'Euro. Strahinja Stojkovic, qui a une nouvelle fois joué l'intégralité de la rencontre à son poste habituel de latéral droit, bouclera son périple en Croatie par un match contre le pays hôte le mardi 18 novembre.  

El Jamali buteur contre la Bulgarie

15/11 15:20

Trois jours après avoir écrasé 4-0 les Iles Féroé, l'équipe de France U19 a battu la Bulgarie 2-1 en début d'après-midi à Tatabanya lors du premier tour des éliminatoires de l'Euro. Titulaire comme Axel Dodote, Nadir El Jamali a ouvert le score à la 19e minute sur penalty mais a raté le peno du 3-0 à la 50e minute sous les yeux de Luan Gadegbeku, entré en jeu à la 91e. Les trois joueur stéphanois boucleront leur séjour en Hongrie par un match contre pays hôte, le mardi 18 novembre à 17h30.

Des frères fiers d'affronter les Verts

15/11 09:24

Les frères Jérémy et Anthony Szurlej (Quetigny, R2) ont livré leurs impressions au Bien Public avant de défier les Verts ce soir à Gaston-Gérard. "On n'a pas de pression ni de stress, mais de l'adrénaline. On sera pas là pour les admirer, on sera à 200%" déclare l'aîné. "On sait que c'est un club historique. Avant de jouer Garchizy, on se disait déjà qu'on voulait tirer Saint-Etienne. On connaît la réputation des supporters stéphanois et c'est dommage qu'ils ne soient pas là." Le cadet ne cache pas son excitation : "plus on approche du rendez-vous, plus on a hâte de jouer. On est très impatients d'affronter Saint-Etienne. Vivre ce match avec son frère est un rêve, on en parlera encore dans 20 ans." 

 

Nancy traverse une période difficile

15/11 08:51

Attendue samedi prochain dans le Chaudron, l'ASNL affrontera demain en Coupe de France un adversaire (Tromblaine, R3) d'un niveau encore plus modeste que celui qui tentera ce soir de résister aux assauts stéphanois (Quetigny, R2). Ecrasé 12-0 par Nancy dans cette compétition la saison dernière avec Dieulouard MB (R3), Benjamin Lautar s'exprime dans la dernière édition de L'Est Républicain. Extraits.

"On s’était trop focalisé sur le côté festif. Je voulais que tout le monde participe à la fête, j’avais même fait entrer mon second gardien en jeu. Je pense que l’inversion de la rencontre a pesé dans notre manière d’aborder les choses. Si ça s’était disputé sur notre terrain, on aurait peut-être un peu plus cru à un improbable exploit. J’avais demandé aux gars de jouer comme d’habitude. Je n’avais pas voulu mettre en place un bloc trop bas. C’était une tactique un peu folle, suicidaire peut-être, mais on a eu le courage de le faire, au moins. Avec un bloc très bas, on aurait peut-être pris 6-0, au lieu de 12-0, mais ça n’aurait pas changé grand-chose au final.

Tromblaine a 5 % de chances de créer l'exploit. Il y a une très grande différence de niveau, il faut en avoir conscience. Même mes joueurs les plus rapides de la saison dernière ont été très impressionnés par la vitesse du joueur le moins rapide de l’ASNL… On ne s’en rend pas forcément compte depuis la tribune, mais ça va à 2000 à l’heure. Mais la saison dernière, en National, l’ASNL était en pleine bourre, en tête du classement. Actuellement, c’est différent. Les Nancéiens traversent une période difficile en Ligue 2, ce qui peut amener, chez eux, un certain manque de confiance. Si Tomblaine commençait bien le match, ça pourrait faire douter l’ASNL."

L'ASNL, qui avait pris autant de points (8) que l'ASSE après 4 journées, est désormais à 11 longueur des Verts !

Quetigny va jouer crânement sa chance

15/11 08:13

Entraîneur du modeste club Quetigny (R2), dont le budget est 400 fois moins important que celui de l'ogre stéphanois, David Régnet s'est confié au Bien Public avant de défier les Verts ce soir à Gaston-Gérard lors du 7e tour de Coupe de France. Extraits.

"L'adrénaline est là depuis le tirage, mais encore plus depuis cette semaine. On sent que la pression monte. On a été très sollicités médiatiquement et on profite déjà. Jouer à Gaston-Gérard, ce n'est pas tous les jours. Pendant le match, il faudra être le plus efficace possible. On va essayer de mettre le plus de concentration possible, d'être rigoureux dans les consignes, de profiter et de prendre du plaisir. Un plaisir qui viendra en étant performant sur le terrain. Je pense que la pression est du côté de Saint-Etienne, ils se doivent de passer. Nous, ce serait un exploit. On va jouer crânement notre chance."

 

Les Verts de 76 en tournée

14/11 23:08

Comme le rapporte La Légende des Verts, les Verts de 1976 vont entamer le 6 décembre à Guéret (Creuse) une tournée d'un an pour fêter les 50 ans de leur épopée. Ils seront le 13 décembre à la Boutique des Verts avant d'assister dans le Chaudron au match qui opposera l'ASSE à Bastia. Ils seront attendus le lendemain à Bellerive (Allier) avant de filer le 18 décembre à Saint-Chély d'Apcher (Lozère) et le 20 décembre à Thiers (Puy-de-Dôme). 

Cardona gagne en Finlande

14/11 19:59

L'équipe de Malte a réussi l'exploit de remporter son premier match des éliminatoires de la Coupe du Monde ce soir contre la Finlande à Helsinki. Titularisé en pointe et remplacé à la 88e minute, Irvin Cardona, n'est pas impliqué sur l'unique but de cette rencontre. Pour rappel, il défiera la Pologne mardi prochain à Ta'Qali.

Stassin muet et défait chez les Autrichiens

14/11 19:58

Alors qu'il avait marqué lors de ses 2 précédents matches avec les Diablotins (un doublé contre les Gallois puis une panenka contre les Danois), Lucas Stassin est resté muet ce soir lors la défaite (1-0) de l'équipe de Belgique Espoirs en Autriche, comme il l'est depuis le 23 septembre sous le maillot vert. Le numéro 9 de l'ASSE a joué l'intégralité de cette rencontre des éliminatoires de l'Euro sans se mettre en évidence. 

12 joueurs formés au club convoqués contre Quetigny !

14/11 18:42

Sur les 18 joueurs convoqués pour affronter Quetigny (R2) demain à Dijon, pas moins de 12 garçons sont formés à l'ASSE dont 8 convoqués pour la première fois de leur carrière pour un match officiel en équipe première : les latéraux Maedine Makhloufi (20 ans), Samy Achour (19 ans) et Ewan Hornech (19 ans), les milieux de terrain Paul Eymard (17 ans) et Jules Mouton, les ailiers Noah Moulin (17 ans) et Mylan Toty (16 ans) ainsi que l'avant-centre Issam Cheikh (19 ans).

Les tauliers Mickaël Nadé et Aïmen Moueffek seront bien sûr du voyage en Côte-d'Or pour ce match du 7e tour de Coupe de France, comme l'épatant Kévin Pedro et le revenant Djylian N'Guessan. Sans surprise, Brice Maubleu, Gautier Larsonneur, Dennis Appiah, Yvann Maçon, Igor Miladinovic et Augustine Boakye les accompagneront contrairement à Maxime Bernauer, Florian Tardieu, Joshua Duffus ou encore le lofteur Dylan Batubinsika. 

Pour rappel, l'ASSE sera privée de 10 internationaux pour cette rencontre : les défenseurs Ebenezer Annan, Axel Dodote et Strahinja Stojkovic, les milieux de terrain Luan Gadegbeku, Mahmoud Jaber, Nadir El Jamali, les attaquants Ben Old, Irvin Cardona, Zuriko Davitashvili et Lucas Stassin.

Annan est resté sur le banc au Japon

14/11 17:58

Le Japon a battu le Ghana 2-0 ce vendredi à Tokyo. Alors que 6 joueurs des Black Stars sont entrés en jeu lors de ce match amical, Ebenezer Annan est resté sur le banc. Au poste de latéral gauche, Otto Addo a préféré titulariser Derrick Köhn, qui évolue cette saison en Bundesliga à l'Union Berlin. Le numéro 19 de l'ASSE devrait avoir du temps de jeu mardi prochain à Séoul contre la Corée du Sud.

Old heureux de se faire sa place au soleil (de Floride)

14/11 14:56

Malgré son faible temps de jeu à Sainté, Ben Old continue à être appelé en sélection néo-zélandaise. Pour préparer la prochaine Coupe du Monde pour laquelle les All Whites sont déja qualifiés, il disputera dans la nuit de samedi à dimanche (1h30) un match amical en Floride contre la Colombie.

Avant ce match, Old s'est confié aux journalistes néo-zélandais : "je suis ravi d'être de retour en sélection, de retrouver le groupe. C'est quelque chose que j'attends toujours avec impatience. Etre ici sur le terrain d'entraînement de l'Inter Miami, c'est un sentiment presque irréel. Je suis heureux de retrouver le soleil, parce qu'on va rentrer dans l'hiver en France. Donc très heureux et impatient de disputer le match. Je pense qu'on devra être à notre meilleur niveau, être à fond pour espérer l'emporter. On a beaucoup d'ambition sur ce match, et je suis super excité d'en être."

Au coeur de Quetigny

14/11 10:25

Avant le match de Coupe opposant Quetigny à l'ASSE, la FFF a publié un sympathique reportage dans les coulisses du club de Régionale 2

Le bilan contrasté des Verts en Coupe à Dijon

14/11 07:47

Les Verts affronteront la modeste équipe de Quetigny (R2) ce samedi soir à Gaston-Gérard (Dijon) dans une enceinte où l'ASSE a déjà joué 6 matches de Coupe de France, avec des résultats contrastés (3 éliminations, 3 qualifications). 

Moins de 3 ans après l'inauguration de cette enceine côte-d'orienne, les protégés de Zoltan Vago s'étaient inclinés 2-1 le 17 janvier 1937 en 16e de finale face au Stade de Reims malgré le but de l'attaquant Marcel Langiller, international ayant participé à la première Coupe du Monde (en 1930 en Uruguay). Le 6 février 1944, les hommes d'Ignaxe Tax ont perdu sur le même score en 8e de finale contre le FC Nancy malgré le pion d'Emile Cabannes.

Le 8 février 1953, l'ASSE de Jean Snella a dompté 2-0 les Lionceaux en 16e de finale grâce à un but de Raymond Haond et une réalisation de son attaquant brésilien Tinola. Le 4 mars 1956, emmenés par le même entraîneur, les Verts ont dominé le SCO 3-1 en 8e de finale grâce à des buts de René Domingo, Eugène Njo Léa et Jacques Foix. Le 28 janvier 1973, les hommes de Robert Herbin ont éliminé les Troyens 2-1 en 32e de finale grâce à des pions de Patrick Parizon et Christian Synaeghel.

Mais le dernier passage des Verts à Gaston-Gérard en Coupe de France s'est soldé par une élimination. Entraînés par Frédéric Antonetti, les futurs promus stéphanois se sont inclinés le 3 janvier 2004 face au DFCO de Rudi Garcia en 32e de finale à l'issue d'un match nul et vierge marqué par l'expulsion de Frédéric Mendy à la 79e minute. Julien Sablé, Vincent Hognon et Stéphane Hernandez avaient tour à tour échoué lors de la séance de tirs au but fatale aux Verts.

Saliba sur son 31

13/11 23:08

Solide leader de la Premier League avec 4 points d'avance sur le deuxième (Manchester City), le défenseur des Gunners William Saliba (24 ans) a fêté ce soir au Parc des Princes son 31e match en équipe de France. Aussi solide que le maillot des Ukrainiens, l'ancien défenseur central stéphanois s'est imposé 4-0 face aux compatriotes de Maxim Levitsky.

Un succès synonyme de qualification pour la Coupe du Monde 2026 à laquelle Pierre-Emerick Aubameyang et Denis Bouanga ne participeront pas. Le Gabon a en effet perdu 4-1 après prolongation contre le Nigéria, qui jouera contre la RDC un ticket pour l'Amérique, les Léopards de Nathanaël Mbuku (titulaire) ayant dompté les Lions du Cameroun.

Écotay-Moingt rêve d'affronter les Verts

13/11 21:23

Petit poucet ligérien du 7e tour de Coupe de France, l'Union Sportive Écotay-Moingt (R3) espère se qualifier ce dimanche sur le terrain de l’Entente Nord Lozère Foot (R2) comme l'explique son président Nicolas Laveille dans la dernière édition de l'hebdomadaire Le Pays Roannais. Extraits.

"On était en D2 il y a 2 ans. On a vécu 2 montées de suite grâce à l’esprit de compétition que nous avons souhaité enclencher avec l’arrivée au club d’Éric Cognet. Il a les compétences et l’aspect humain pour faire progresser les joueurs tout en gardant la convivialité que le club a toujours prônée. C’est beaucoup de travail et une dynamique à tous les étages du club mais on voit que cela porte ses fruits

La perspective de jouer un 8e tour contre les Verts à Geoffroy-Guichard, bien sûr, on nous en parle beaucoup. Tout le monde y pense. Au club, on a une "culture ASSE" importante. On serait très fiers de représenter Montbrison et Écotay-l’Olme dans une telle affiche. La Coupe de France, c’est une belle vitrine pour faire parler de notre territoire. Mais on va y aller pas à pas. L’actualité, c’est ce 7e tour." 

Les Vertes devront finir hors de la brume

13/11 20:42

Alors qu'elles avaient été finalement renvoyées aux vestiaires alsaciens à la 35e minute de leur rencontre face à Strasbourg samedi dernier, les Amazones sortent désormais du brouillard qui avait suspendu leur match.
La commission des compétitions de la FFF a tranché et a donné le match à reprendre... à la 34e minute, dans l'état où il a été arrêté.

Alors que la jurisprudence FFF prévoyait plutôt un match à rejouer en intégralité, la FFF s'est appuyée sur le réglement de la toute nouvelle LFFP pour expliquer sa décision: "La Commission fédérale d’organisation des compétitions a décidé de programmer la reprise de la rencontre au mercredi 19 novembre 2025 à 17 heures. La rencontre reprendra à la 34e minute de jeu, dans les conditions dans lesquelles elle a été interrompue, conformément au Règlement des compétitions LFFP."

Dans ces conditions, celà signifie que la rencontre reprendra à 1-0 pour les Strasbourgeoises à la 34e minute mais à 11 contre 10 pour les Stéphanoises. Il n'y a plus qu'à espérer que cet avantage numérique se traduira par un avantage au score à la fin de la partie !

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