A Angers le 9 janvier

08/12 16:49

La Ligue qu'on adule a officialisé les horaires des matchs de la 20ème journée de Ligue 1.

Les Verts se déplaceront le dimanche 9 janvier, à 15h, au stade Raymond Kopa pour affronter Angers. Ce sera sans les joueurs convoqués à la CAN dont le match d'ouverture est prévu le même jour. Pour les Verts, sans compter les blessés et suspendus, ce devrait donc être sans Khazri, Bouanga, Sow, Moukoudi et Neyou. Pour se rassurer un peu, précisons qu'à Angers sont potentiellement canables : Bahoken (Cameroun), Bamba (Côte d'Ivoire), Traoré (Côte d'Ivoire), Doumbia (Côte d'Ivoire), Boufal (Maroc), Thioub (Sénégal).

Si les Verts ont le bon goût d'aller gagner à la Duchère en coupe, le déplacement à Angers ne sera pas le premier match de l'année. Il intervient en effet une semaine après les 1/16è de finale de Coupe de France programmés les 2 et 3 janvier.

Ce ne sera pas Guion

08/12 15:05

Pisté par l'ASSE pour prendre la suite de Claude Puel, David Guion ne reviendra pas à Saint-Etienne selon la Pravda :

"David Guion figurait en tête de liste sur les tablettes des dirigeants de Saint-Étienne pour succéder à Claude Puel, débarqué de son poste d'entraîneur dimanche soir. Son nom peut désormais être effacé. À la demande du nouveau triumvirat aux commandes des Verts depuis lundi matin (Perrin, Soucasse, Rustem), l'ancien entraîneur du Stade de Reims a accepté de les rencontrer, mardi, en dehors de Saint-Étienne.

Guion a exposé son cadre de travail visant à restaurer une dynamique positive au club. Elle passait notamment par sa venue, avec un ou plusieurs adjoints et d'un mercato d'hiver au cours duquel les Verts se montreraient pro-actifs. Constatant que le club n'était guère enclin à le voir débarquer avec des adjoints et à recruter plus de deux joueurs en janvier afin de compenser les départs d'au moins cinq titulaires à la CAN, Guion a préféré décliner l'offre des dirigeants stéphanois."

Un nouveau Jean-Philippe en attaque ?

08/12 14:17

 

Après Jean-Philippe Krasso, Foot Mercato rapporte que les Verts pisteraient l'épéhmère ancien vilain (3 matchs, 0 but), Jean-Philippe Mateta :

"L'attaquant de Crystal Palace, qui appartient à Mayence (jusqu'en juin 2023), n'entre clairement pas dans les plans de Patrick Vieira (124 minutes disputées en 3 matches toutes compétitions confondues), qui lui a gentiment indiqué la sortie. Comme Mayence ne veut pas le récupérer, comme l'indiquait récemment le directeur sportif du club allemand Christian Heidel, les Verts pourraient sauter sur l'occasion et tenter de récupérer l'ancien international Espoirs tricolore en prêt."

Rocheteau seul contre tous

08/12 14:08

La Pravda revient sur la tentative d'enlèvement de Michel Hidalgo en 1978 avant la Coupe du Monde en Argentine et les questionnements autour du boycott de cet événement. Le quotidien rappelle que seul l'Ange Vert s'était alors posé la question à l'époque

"Seul Dominique Rocheteau s'interroge publiquement. Sa sympathie pour l'anarchie et des groupuscules d'extrême gauche est connue. « J'avais dit "boycotter, non, mais aller sur place et en parler, oui", rappelle-t-il. J'ai eu des retours de bâton, même de la part de joueurs argentins en France qui disaient "De quoi il se mêle ?". J'étais engagé politiquement. Ça venait de mon éducation, de mes relations de lycée à Saint-Étienne, il y avait eu les coups d'État au Chili et en Uruguay (1973). » Mais, expliquait-il en 2005 (« On m'appelait l'ange vert... », Le cherche midi, 2005), « je ne suis pas tout seul. Je fais partie d'un groupe. Pas question de jouer les francs-tireurs ». Un autre Vert, Christian Lopez, complète : « Dominique était discret, il avait ses opinions mais n'en parlait pas et n'essayait pas de nous convaincre. »

[...]

À trois jours de leur premier match face à l'Italie (1-2), lors d'une réception à l'ambassade de France, Hidalgo, qui doit déjà composer avec les humeurs de ses joueurs à propos de l'étroitesse de leurs chambres et des primes d'Adidas, est interpellé : « Le philosophe Bernard-Henri Lévy m'accroche par une manche. Il me chuchote dans l'oreille : "J'ai été interrogé par la police. J'ai peur de me faire flinguer dans la rue. J'aimerais bien vous rencontrer vous et quelques joueurs." Je le trouve très agité. Nous prenons rendez-vous pour le lendemain 8 heures. Il ne viendra jamais... » (« Mes carnets secrets »). Rocheteau nuance : « On n'a pas fait de réunion, mais "BHL" est bien venu, et on a discuté à quatre ou cinq (Battiston, Guillou, Baratelli et lui). »

Lancée à un moment, l'idée de porter un brassard noir ne verra pas le jour, et finalement seuls les joueurs suédois iront à la rencontre des mères de disparus, tandis que les Néerlandais refuseront de recevoir la médaille des finalistes des mains de Videla. De son côté, Rocheteau se rendra compte, à l'occasion d'Argentine-France (2-1), « à quel point cela (le boycott) aurait été une erreur. Bien sûr, nous ne sommes pas dupes. L'épreuve sert au moins autant le pouvoir en place qu'elle comble les attentes de leur population » (dans « On m'appelait l'ange vert... »). Il ira alors discuter avec des étudiants argentins, après l'élimination au premier tour, dans « un climat pesant ». On ne saura jamais qui a tenté d'enlever Michel Hidalgo."

40 candidatures, 2 favoris

08/12 14:03

La Pravda revient sur la succession de Claude Puel à la tête de l'ASSE :

"L'ASSE a eu la surprise d'apprendre que Pascal Dupraz, grand favori pour la succession de Puel, vient d'engager un nouvel agent. Jusque-là, le Haut-Savoyard travaillait avec un membre de la même agence que... Perrin. Mais, en fin de contrat, il a décidé de renouer avec l'agent qui l'a fait venir à Toulouse, le 1er mars 2016, pour une opération maintien miraculeusement réussie. Cela change quelque peu la donne. Rien ne dit, non plus, que Dupraz acceptera de venir sans adjoint, le cas échéant. Ne pas pouvoir s'entourer d'une garde rapprochée se révèle toujours dangereux pour un nouvel entraîneur.

Le dossier de ce grand amoureux des Verts demeurant en salle d'attente, les dirigeants stéphanois gardent celui de Frédéric Hantz sous le coude. S'il fait partie des 40 candidatures déjà reçues au club, celle de Hantz figurerait en haut de la pile. Comme celle de Dupraz."

Avec Sablé en Champagne

08/12 14:00

La Pravda confirme que les dirigeants stéphanois ne s'accordent pas sur le nom du successeur de Claude Puel. Ce sera donc sont ex-adjoint Julien Sablé qui coachera les Verts pour la 7eme fois à Reims :

"En quête de rupture nette avec le règne raté du Castrais, les dirigeants veulent repartir sur une nouvelle ère, dans laquelle Sablé se contenterait de demeurer l'adjoint du futur entraîneur. Ce qui n'est pas gagné.

L'ASSE doit tout d'abord régler la situation contractuelle de Puel avant de nommer son successeur. S'il s'est vu « retirer, et ce jusqu'à nouvel ordre, la gestion de l'équipe professionnelle », Puel reste manager général et membre du directoire des Verts. Ce noeud juridique empêche également le club d'officialiser le départ de Jacky Bonnevay, venu dans les bagages du Tarnais pour le seconder, le 4 octobre 2019. En attendant, Bonnevay se trouve dispensé d'animer les séances. Pas Sablé, qui continue donc de dépanner."

Les souvenirs européens de Dominique Bathenay

08/12 07:14

Dans un long entretien accordé à la Pravda, Dominique Bathenay se remémore les matches de Coupe d'Europe qu'il a joués avec Sainté. Extraits.

"Le premier match, ça devait être le Sporting Portugal. C'était tout nouveau pour beaucoup d'entre nous, Christian Lopez, Patrick Revelli, Alain Merchadier... J'étais le plus jeune. On était partis au vert la veille à la Poularde, le restaurant du chef Randoing à Montrond-les-Bains. C'était très chaleureux. On démarrait un peu dans l'inconnue, face à un club huppé, mais qui ne nous faisait pas peur. On sortait d'un doublé, on avait confiance en notre groupe et on y est allé sans stress.

En huitièmes, c'est le début de la légende face à Hajduk Split.  En Yougoslavie, sur un terrain très boueux, ça se passe pas trop mal au départ, mais en deuxième mi-temps, ils nous ont bousculés physiquement et Ivica Surjak, le futur Parisien, nous a fait très mal. En rentrant, on va boire un verre au Whisky, une boîte de Saint-Étienne, avec Jean-Michel Larqué, Christian Lopez... et Jean-Michel nous dit : ''Pour moi, c'est fini... Vous êtes jeunes, vous allez certainement en faire d'autres, mais... on n'y arrivera jamais...'' En gros c'était ''on n'est pas faits pour ça''. L'ambiance n'était pas au beau fixe. Il fallait gagner 3-0...

Le match retour n'était pas télévisé, mais depuis on a l'impression que tout le monde l'a vu ! Quand j'en parle, ça me donne encore des frissons... à 1-1, ça devient compliqué. Et puis sur un corner, je mets une tête pas franche, un peu lobée. On recommence à y croire. Après il y a le penalty de Bereta, Herbin fait rentrer Triantafilos qui marque aussitôt et c'est la prolongation. Quel bruit dans le stade ! Et puis Tintin nous met le cinquième et là, c'est la folie. Tout le monde rentre sur la pelouse. Dans la cohue, les gens ont perdu les portefeuilles, les montres ! C'était l'exploit que personne n'attendait, mis à part nous. C'est là que tout a commencé.

Et on renverse encore une situation compromise en quarts où les Polonais de Chorzow mènent 3-0 dès la 46e minute de l'aller. On revient à 3-2. À Geoffroy-Guichard, le terrain est enneigé. On s'est échauffé sur l'annexe comme d'habitude avant de traverser la foule pour aller au stade. Et Gérard Janvion nous met un but d'entrée. On a souffert jusqu'au bout, jusqu'au penalty d'Hervé Revelli.

On tombe sur le Bayern Munich pour la première demi-finale de C1 d'un club français depuis le Stade de Reims. On rentre dans la cour des grands. On a même fait des photos avec des effigies des joueurs du grand Reims. Face à ce monstre, le champion en titre, pratiquement l'équipe d'Allemagne championne du monde avec Sepp Maier, Franz Beckenbauer, Gerd Müller... c'est un match fermé, on avait peur de se faire punir et eux étaient méfiants.

Au retour, j'ai marqué Gerd Müller. Je ne sais pas pourquoi... Peut-être qu'en m'occupant de lui, je pouvais me projeter plus facilement parce que lui n'allait pas me suivre. Il était toujours en mouvement, à l'affût dans la zone de vérité, vif sur ses appuis. Il n'a pas marqué, mais on perd 2-0 en traitant d'égal à égal.

L'épopée de 1976 commence à Copenhague en septembre 1975. Un match piège. Comme à chaque fois, Pierre Garonnaire était allé les voir jouer, les avait filmés et nous parlait des joueurs dont il affichait les photos dans le vestiaire, la taille, le poids...

En huitièmes, place au défi physique des Rangers. C'était un nom et il fallait répondre présent. Quand il était joueur, Herbin avait fait le constat qu'ils avaient une bonne équipe mais se faisaient massacrer physiquement. Alors il a beaucoup basé sa méthode sur la préparation athlétique. À l'aller, Geoffroy-Guichard était dans le brouillard et à la dernière minute, je marque le but qui nous donne une petite marge de sécurité. Au retour, on est assez confiants, vraiment présents au niveau technique et on calme les ardeurs du public, notamment par Dominique Rocheteau, dont c'était la première campagne, par sa qualité de course, sa conduite de balle. Quasiment inarrêtable.

En quart on tombe sur le Dynamo Kiev. À l'aller, on les joue à Simferopol. Derrière le rideau de fer, le pays était fermé, l'hôtel pas terrible et les lits très petits. Osvaldo avait du mal à laisser les pieds sous la couette. Le terrain était enneigé encore, et ils ont sorti les grosses turbines pour le dégager. Le stade était plein de militaires. Kiev avait gagné la Coupe des Coupes l'année d'avant. C'était une belle mécanique bien huilée et sûre d'elle. Pour ne perdre que 2-0, il fallait vraiment que les dieux du football soient avec nous. On a courbé le dos. Tous les gens qu'on croisait dans la rue croyaient en nous pour le match retour. Ivan nous a dit : ''Pour les battre, il faut faire autre chose'' Autre chose que d'habitude, c'était ne pas les laisser s'installer dans leur mécanique. Les faire déjouer.

On les a perturbés avec le public et en les prenant à la gorge. Le tournant du match est ce duel perdu par Oleg Blokhine face à Christian Lopez. Il a un instant de suffisance : ''Je suis Blokhine, Ballon d'or, je vais faire joujou''. Il a échappé à Gérard Janvion, Christian Lopez arrive devant Ivan qui ne bouge pas trop. Il a même une solution pour donner le ballon et Christian est bien revenu et ça s'enchaîne, on marque par Hervé Revelli après le contre d'Oswaldo. C'est la minute qui a tout fait basculer. Et en prolongations, on est tous fatigués. Nerveusement aussi. Jean-Michel ne peut plus marcher, Dominique veut sortir. Et puis il y a cette belle action de Jacques Santini et Patrick Revelli, et Dominique qui marque... Il n'avait plus de crampes après et il s'est mis à courir partout ! On a marché au bord du précipice, mais on est resté du bon côté.

La demi-finale retour à Eindhoven nous a ouvert les portes de la finale et reste, avec Split, le match qui me laisse le meilleur souvenir. Tout le monde s'est arraché et Ivan a fait un festival. On n'était pas tous au top pour cette finale, on avait perdu Farison et Synaeghel blessé, Rocheteau l'était à moitié et ne pouvait pas jouer et moi j'avais une cheville en l'air, j'ai joué avec une piqure. On a fait un bon match et on ne les sentait pas sereins. Mais on perd. Et comme on a tiré sur les poteaux et qu'ils étaient carrés, ça ajoute à la légende comme les shorts noirs.

On était sous le choc. Je ne sais pas si les joueurs du Bayern étaient si heureux que ça... ils avaient fait le job. Certains avaient échangé les maillots et j'ai vu des joueurs verts soulever la coupe. C'est bizarre. On est dans un autre film. Et le lendemain, sur les Champs-Elysées, on était heureux de voir les gens heureux. Mais le moment que j'ai plus apprécié, c'est quand on a retrouvé nos supporters à Geoffroy-Guichard. Chez nous.

La saison suivante, notreparcours s'arrête en quarts face à Liverpool. J'avais marqué à l'aller à ,Geoffroy-Guichard d'un revers du pied gauche. Mon missile des 35 mètres à Anfield sous la barre de Ray Clemence ? Je savais que les ballons anglais avaient une trajectoire un peu bizarre. J'ai frappé et Anfield s'est tu. C'est une fierté. Hélas ça n'a pas suffi. On est retourné en Angleterre en 1977-1978 au premier tour de la Coupe des Coupes face à Manchester United. Là, c'était vraiment la fin de cette histoire. Jean-Michel était parti, beaucoup étaient en fin de contrat, les dirigeants avaient fait beaucoup d'argent avec notre épopée, c'était les premiers contrats à temps... Chacun avait peut-être des objectifs différents... À l'aller, chez nous, ça a commencé à chauffer avec les hooligans dès le lever de rideau, il y a eu des blessés, et le retour s'est joué à Plymouth à cause de ça."

Roro sait qu'on va se sauver

08/12 06:31

Dans la dernière édition du Progrès, Roland Romeyer évoque la situation délicate des Verts et défend son bilan. Extraits.

"Je souffre mais je sais qu’on va se sauver. J’ai confiance quand je regarde notre effectif. Cette saison encore, on a fait des matchs qui n’étaient pas si mal que ça. On a des bons joueurs, des internationaux. Il y a de la qualité dans cet effectif, des joueurs qui aiment leur club et leur métier. J’ai de l’affection pour eux. Julien est sous contrat jusqu’en juin 2022. Je sais que je peux compter sur lui et sur Loïc. Ce sont les petits de la famille.

On a commis des erreurs, je ne le conteste pas. Mais, on a fait aussi des bonnes choses. J’ai repris le club il y a 17 ans pour éviter qu’on descende. Depuis, on est toujours resté en Ligue 1, on a remporté la Coupe de la Ligue et on a disputé la Coupe d’Europe. On a fait avec nos moyens, on est à Saint-Etienne. Ce n’est plus le football populaire que j’ai connu, aujourd’hui, il faut avoir du fric."

 

Et Canto vit rouge contre les Verts

07/12 21:56

Il y a tout juste 30 ans, le samedi 7 décembre 1991, Eric Cantona jouait son dernier match en première division française... avant d'arrêter sa carrière puis de rebondir magnifiquement en Angleterre. Dans sa dernière édition gardoise, Le Midi Libre revient sur cette rencontre qui s'était achevée sur un score de parité. Malgré l'expulsion de Jean-Pierre Cyprien au bout d'un quart d'heure de jeu, les Verts avaient ouvert le score deux minutes avant la pause grâce à Fabrice Mège. Mais William Ayache avait égalisé à la 90e.

"Le 7 décembre 1991, les Crocos (15e) accueillent des Verts guère mieux lotis. Dans le froid piquant, les quelque 12 000 spectateurs du stade des Costières vont assister à un moment devenu historique. On joue la 82e minute. Sur une faute anodine sifflée contre lui, Eric Cantona balance le ballon sur l’arbitre M. Blouet avant de quitter le terrain sans même un regard sur le carton rouge brandi par l’officiel. « J’étais en tribune » se souvient Michel Mézy, alors président délégué de Nîmes. « Je pense que c’est un geste d’énervement. Je me suis dit qu’il allait prendre des matches de suspension… Mais je ne m’attendais pas à ce qu’il s’est passé après. »

Après, c’est un passage devant la commission de discipline qui finit mal. Cantona prend 4 matches de suspension, traite ses membres « d’idiots » et voit la sanction grimper à deux mois. « Il pensait ne prendre que deux ou trois matches et quand la commission lui a dit quatre, ce qui incluait le match contre l’OM qu’il voulait absolument jouer… » poursuit Mézy. Face à ce qu’il considère comme une injustice, Eric Cantona prend la décision radicale d’arrêter le foot et annonce sa retraite cinq jours après le match. « Ce n’est pas l’expulsion mais cette sanction qui a tout déclenché. Cela ne m’a pas surpris parce que c’est un garçon entier et il a pris ça pour une grande injustice », ajoute l’ancien président délégué.

Quelques semaines plus tard, Canto signe à Leeds (qui a trouvé un accord financier avec les Crocos) avec le succès que l’on sait. « Je suis content pour lui et pour le football même si j’aurais préféré qu’il ne fasse pas ce geste », conclut Michel Mézy."

La réserve claque Aurillac (2)

07/12 21:03

Dans la dernière édition du quotidien auvergnat La Montagne, l'entraîneur aurillacois revient sur la large défaite de son équipe contre la réserve de l'ASSE avant-hier à Aimé-Jacquet.

"On leur a donné à manger mais si nous sommes passés à côté de ce match, c'est aussi en raison de la valeur de l'adversaire. Sainté était tout simplement supérieur, dans la peau d'un leader conquérant, sachant mettre de la vitesse dans ses mouvements, de la justesse technique dans ses échanges. Si tu n'arrives pas à dérégler une telle mécanique, tu es sans cesse à la rupture, tu subis et tu ne peux pas rivaliser. Nous n'avons rien fait pour exister avec nos moyens du jour. Dimanche, nous ne disputions pas le même championnat que Saint-Etienne. Voilà tout. Trop frileux, trop fébriles, nous étions trop loin de notre niveau. Le résultat 3-0 reflète la différence."

De l'affectif pour l'effectif ?

07/12 20:22

Le Progrès rapporte les propos tenus cet après-midi par Roland Romeyer au sujet de la succession de Claude Puel.

"Je suis optimiste, je pense et j’espère qu’on trouvera une solution d’ici la fin de la semaine, qu’on se sera mis d’accord avec un nouveau coach afin qu’il soit là pour le déplacement à Reims. Il y a un paquet de prétendants. Beaucoup de coaches sont intéressés. Le club ne laisse pas les gens indifférents. C’est une marque. Et puis, on a l’étoile sur le maillot ! On souhaite quelqu'un qui amène de l’affectif. Il faut faire sentir aux joueurs qu’on les aime et qu’on redynamise le groupe."

Fin de série pour Palencia

07/12 20:02

Sergi Palencia, qui restait sur une série de six matches sans défaite, s'est incliné 3-0 hier à Gijon en match de clôture de la 19e journée de D2 espagnole. Prêté par l'ASSE avec option d'achat à Leganés, le latéral catalan de 25 ans a tardé à revenir sur le deuxième but avant de se faire dominer de la tête sur le troisième. Son équipe, désormais 17e, compte deux points d'avance sur le premier relégable (Fuenlabrada).

Markarian avec les socios

07/12 19:21

Selon la Pravda, "des discussions entre Serge Bueno et Olivier Markarian ont eu lieu et elles seraient sur le point d'aboutir favorablement. Pour formuler son offre de rachat conjointe, Bueno devrait notamment s'appuyer sur un fonds d'investissement basé en Suisse et, en cas de rachat des Verts, en laisser la présidence à Markarian."

Ce dernier, qui avait vu sa première offre repoussée le mois dernier, a dévoilé ce soir au quotidien sportif son projet de rachat de l'ASSE, intégrant les socios. Extraits.

"Je suis toujours candidat au rachat de l'ASSE, bien sûr ! Bernard Caïazzo et Roland Romeyer, pour qui j'ai un immense respect au regard de tout ce qu'ils ont réalisé depuis 17 ans, sont libres de refuser mon offre. C'est leur club et leur choix. Mais ils sont conscients qu'il est temps pour eux de passer la main, en bonne intelligence et en respectant à la lettre leur processus de vente. Je ne suis pas un prince ni un milliardaire. Je suis donc moins sexy aux yeux du grand public. Mais je mérite un peu de considération. L’argent provient de Stéphanois, comme moi, mais aussi de Canadiens et de Suisses. On s'est associés avec Fuchs, une société du Luxembourg, qui est loin d'être un "Mickey" de la finance. Fuchs sert de véhicule financier et d'interlocuteur avec KPMG. On peut injecter de suite entre 40 et 50 M€ dans la trésorerie afin de permettre au club de régler la problématique de la CAN lors du mercato d'hiver et du maintien.

Ce que je n'ai pas apprécié, c'est que des personnes, qui n'ont pas mis d'argent ni rien apporté au club, essaient de nous discréditer. Plutôt que de quémander un badge bord de pelouse lors de la venue du Paris-SG, ces "y'a qu'à, faut qu'on" feraient mieux de faire leur autocritique. Je n'ai pas de leçons à recevoir quant à mon implication financière dans le club ni sur ma probité. Roland a eu plus d'ouverture et de sympathie pour moi car je suis partenaire et sponsor du club depuis dix-huit ans. Mon défaut, c'est d'être un entrepreneur de la région amoureux des Verts comme lui ? Si c'est ça, je plaide coupable. Mais je n'ai pas les mêmes moyens ni la même stratégie que Roland. Pour décider, il faut un nombre impair. Et trois, c'est déjà trop... Un entrepreneur, c'est un chef d'orchestre qui récite une partition. Et Saint-Étienne doit en changer.

L'idée, c'est d'avoir un groupe restreint pour piloter le club avec un seul actionnaire majoritaire et de créer une holding pour y accueillir notamment des socios via, par exemple, le crowdfunding (financement participatif). Quel autre club, avec l'OM et Lens, incarne autant l'implication du "supportérisme" ? Je sais de quoi je parle. Jeune, je bouffais des sandwiches dans le Kop nord. C'est l'occasion ou jamais de voir les supporters obtenir une part du club. C'est une histoire fantastique et magique à écrire. La vente du club avant le 31 décembre, afin d'enrayer son déclin permanent, cela a du sens. Cet agenda a été fixé par les vendeurs. Chaque jour qui passe fait perdre du temps. Le club peut-il se payer ce luxe ?"

 

Guy Roux demande du respect pour Romeyer

07/12 17:20

Le mythique ex-entraîneur de l'AJ Auxerre, Guy Roux, se prononce sur la situation de l'ASSE dans L'Yonne Républicaine :

"Les deux coprésidents sont des gens honnêtes, mordus de foot et de leur club. Mais ils ont perdu la main depuis un certain temps et accompagné la dégringolade. Jean Snella, Albert Batteux et Robert Herbin furent les grands entraîneurs de ces années de gloire. On ne pouvait pas à cette époque vendre du pétrole ou du gaz et acheter les plus grands joueurs de la planète. Les futurs champions avaient dormi dans des chambres aménagées dans les tribunes.

On n’en est plus là et deux hommes se sont retrouvés copropriétaires du club par un achat légal au moment où il était en vente. En Formule 1, il n’y a qu’un pilote par voiture, heureusement ! Bernard Caïazzo et Roland Romeyer sont pour une fois d’accord pour vendre. On ne devrait pas vendre un club quand on est dernier. Les deux coprésidents sont des gens honnêtes, mordus de foot et de leur club. Mais ils ont perdu la main depuis un certain temps et accompagné la dégringolade.

Souhaitons-leur de ne pas se faire trop mal en tombants. Il y a trente ans, j’ai vu Roland Romeyer descendre un sac de maillots verts d’un bus de cadets nationaux venus jouer à l’Abbé-Deschamps. Il mérite le respect."

Avec Gaillouste, on leur met une rouste ? (2)

07/12 14:05

Heureux présage ? Assisté de Ruddy Buquet et Christian Guillard à la vidéo, Pierre Gaillouste (32 ans) sera au sifflet ce samedi à 21h00 à Auguste-Delaune pour le match de la 18e journée qui opposera la Stade de Reims à l'ASSE. Promu cette saison en L1, cet agent immobilier a déjà arbitré les Verts cette saison, lors du renversant succès contre Clermont.

Roro et les abrutis

07/12 13:58

Comme le rapporte France Bleu, Roland Romeyer s'est exprimé aujourd'hui sur l'ASSE.

"Jean-François Soucasse, Loïc Perrin et Samuel Rustem ont la responsabilité de choisir le nouveau coach. J'espère qu'il pourra venir à la fin de la semaine pour le déplacement à Reims. Je vis mal la situation du club parce qu'on sait l'importance qu'a l'ASSE ici à Saint-Étienne. Quand il n'y a pas des résultats, les gens sont malheureux, comme moi. Je suis malheureux et les nuits sont difficiles. Tous les matins, je me rase et je me regarde devant le miroir. Et s'il y a quelqu'un ici à Saint-Étienne qui a fait plus que moi depuis le départ de Roger Rocher, qu'il vienne me le dire en face et s'explique parce que je ne comprends pas les réactions de quelques abrutis. Quand je vois mes treize ans de présidence, je suis fier de ce qu'on a fait."

Orelsan héritier de Monty

07/12 13:44

La Dépêche du Midi a rappelé hier que les Verts ont été les premiers footballeurs à inspirer les chansonniers français. Extraits.

"« Je rejoins mon père au stade, on prend deux buts, on prend deux bières, je retourne chez moi, j’allume FIFA, je reprends Malherbe, je continue de perdre » chante Orelsan dans Civilisation, un des cartons de l’année sorti le mois dernier. Aurélien Cotentin n’oublie jamais un petit clin d’œil à son club de cœur, le Stade Malherbe de Caen, et au peuple d’Ornano. Les rappeurs d’aujourd’hui, même Normands, perpétuent donc une vieille tradition française réellement lancée par Jacques Monty au plus chaud de la fièvre verte, en 1976 avec le mégatube « Allez les Verts ». Son titre suivant, « Le Petit Rocheteau » a eu moins de succès. On dit même que l’Ange vert a cherché à faire interdire le disque !

En remettant la galette sur la platine (« Aaaaaah qu’il est beau le petit Rocheteau/Quand elles le voient en maillot/Toutes les filles crient aussitôt/Wow wow wow wow wow wow… » on comprend le courroux du génial charentais, batteur à ses heures. Les Stéphanois ont beaucoup inspiré les auteurs. De l’excellent « Johnny Rep » de Mickey 3D à l’excité Gérard Janvion (« Quand nous étions jeunes nous rêvions, de Christian Lopez, Gérard Janvion… ») des Dead Rats (2016), jusqu’à l’oublié. « Mon copain l’Argentin » du non moins oublié Bernard Sauvat (« C’est un champion de France, son jardin c’est l’hiver d’une pelouse blanche » en hommage à l’iboubliable stoppeur du Forez Osvaldo Piazza. Plus secret encore, « Supporters (« Laisse pas tomber Saint-Etienne », l’incroyable face B de « Pour la femme veuve sui s’éveille » signé Balavoine."

 

 

Fantômas et Highlander

07/12 09:40

On les appelle plutôt Roro et Zozo mais la Pravda a trouvé de nouveaux surnoms pour notre duo de présidents. Dans son article du jour, le quotidien sportif parle des 6 personnes qui vont avoir leur mot à dire sur la nomination du prochain entraîneur des Verts :

"Bernard Caïazzo : Fantômas

Installé à Dubaï, il gère le club à distance, en visioconférence, préférant désormais le terme d'actionnaire à celui de président. Il demeure pourtant celui du conseil de surveillance qui chapote et contrôle l'action du directoire. Peu friand de la gestion de l'opérationnel du club, il a recentré toute son énergie sur la vente du club sur laquelle il garde la main et qui s'enlise depuis près de neuf mois.

Roland Romeyer : Le Highlander Vert

Ressorti affaibli par une infection au Covid-19, suivie d'un autre problème de santé, il a, enfin, tenu parole le 1er juillet, en vidant son bureau de président qu'il occupait au rez-de-chaussée du centre sportif Robert-Herbin. Il sert depuis de salle de réunion. Mais il a conservé une chambre sur le site et s'il y est moins présent, il continue d'oeuvrer dans la coulisse. C'est notamment lui qui s'est chargé de chaperonner les Russes de SI, candidats au rachat de l'ASSE, lors de leur visite en marge de Saint-Étienne-Paris-SG (1-3, le 28 novembre)

Jean-François Soucasse : L'Intérimaire

C'est lui que l'ASSE a choisi pour succéder à Xavier Thuilot au poste de directeur général des services, le 12 janvier. Si bénéficier à la fois des faveurs de Caïazzo et de Romeyer le rend suspect aux yeux de certains, cela lui a valu d'être promu président exécutif, le 1er juillet. Également apprécié pour ses qualités humaines, sa personnalité emporte l'unanimité. Mais il sait sa position conditionnée au maintien et surtout, à la vente du club. Comme au TFC.

Jean-Luc Buisine : Le Satellisé

Son ami Thuilot lui a offert la succession de David Wantiez à la tête de la cellule de recrutement, le 13 mai 2020. Plus enclin à travailler de chez lui, dans le sud de la France, que sur place, à Saint-Étienne, il apparaît très, trop peu souvent à l'Étrat. Il est vrai que sa mésentente cordiale avec Claude Puel et l'absence de moyens alloués au recrutement ne lui facilitent pas la tâche. Au point de se sentir et de se savoir sur le départ depuis cet été. Mais pour l'instant, il est toujours là.

Samuel Rustem : L'Homme de l'ombre

Directeur de l'organisation et de la sécurité puis Stadium Manager, il a été promu au poste de directeur général adjoint en charge des activités sportives en 2019. Diplômé d'un master en marketing et gestion mais aussi du CDES (Centre de Droit et d'Économie du Sport) de Limoges, c'est un homme lige de Romeyer. Depuis hier, il a intégré le nouveau board également composé de Perrin et de Soucasse. Car il sert de relais avec les ultras. D'où son rôle clé.

Loïc Perrin : Le Nouveau Rocheteau

Fort de sa clause de reconversion, il cherchait sa place dans l'organigramme que Thuilot n'était guère enclin à lui faire. Il l'a trouvée depuis hier, avec sa nomination à un poste laissé vacant par Dominique Rocheteau depuis 2019 et son départ à la retraite. À charge désormais pour ce pur Stéphanois de parvenir à mettre de l'huile dans les rouages de tout le secteur sportif. Comme « l'Ange Vert » savait si bien le faire."

Roro préfère Guion ?

07/12 09:39

Dans sa dernièré édition, L'Union de Reims évoque la succession de Claude Puel. Extraits.

"Si Jean-François Soucasse se défend d'avoir fait de son ancien entraîneur toulousain Pascal Dupraz sa priorité, il a déjà reçu l'un de ses représentants il y a trois mois. Roland Romeyer avait aussi songé à Dupraz pour succéder à Gasset en 2019. Romeyer apprécie son côté franchouillard et son amour des Verts, mais lui préfèrerait l'ex-entraîneur de Reims et ancien de la maison David Guion. Tous deux présentent l'avantage d'être libres et l'inconvénient d'avoir la même société d'age,ts; ce qui induit un conflit d'intérêts. La piste menant à Jean-Louis Gasset pourrait donc être réactivée."

Bonnevay suit Puel

07/12 09:31

Sans surprise, l'adjoint de Claude Puel, Jacky Bonnevay, va également quitter l'ASSE suite au départ de l'ancien manager général comme le rapporte la Pravda :

"Reçu par ses dirigeants lundi soir, le fidèle adjoint de Claude Puel, à qui l'AS Saint-Étienne « a pris la décision de retirer la gestion de l'équipe professionnelle » au sortir de la défaite devant Rennes, a trouvé un accord pour résilier son contrat à l'amiable."

Les Africains étaient fous des Verts

07/12 07:18

Dans un long entretien accordé à Ouest-France, Hervé Revelli rappelle que la fièvre verte avait gagné toute l'Afrique. Extraits.

"Au départ, je ne mesurais pas ce qu’on a apporté. Après ma carrière de joueur, j’ai voyagé partout dans le monde et je l’ai découvert. Un jour en Ouganda où on jouait l’île Maurice, dont j’étais le sélectionneur national en 1989, il a fallu aller acheter des crampons car les nôtres étaient en caoutchouc et il a plu durant deux jours. Le patron de l’hôtel, où on était descendu, m’indique une adresse en rigolant. Au bout de la seule route goudronnée et du feu, il fallait faire 100 m à pied. On entre dans un magasin avec des toiles d’araignées, on descend des escaliers et on voit un vieux monsieur avec des lunettes. Il lève la tête et me demande de le suivre. Et derrière, dans une remise, il y avait au mur la photo de la finale de la Coupe d’Europe 1976  et me dit : « Vous êtes là ». Et il m’explique qu’à l’époque, les quelques personnes qui avaient un téléviseur les descendaient dans la rue afin que tout le monde puisse nous voir. Et il me dit que lors du match qu’on va jouer trois jours après, tout le monde va me courir après car les Verts c’est terrible. Il y avait 80 000 à 90 000, personnes et il fallait voir les gens ! Ce n’est pas moi qui jouais mais les gens étaient fous. Et partout en Afrique, c’était comme ça.

Comme j'explique cette folle popularité ? L’équipe de France ne marchait pas, il n’y avait rien. Rien pour que les gens s’accrochent au football. Et ils ont vu cette équipe arriver, 11, 12 ou 13 mecs, qui ne sortaient pas de n’importe où, mais qui cravachaient et ne parlaient pas de business. Moi, c’était ma belle-sœur, qui était inspectrice des impôts, qui discutait de mes contrats. Et surtout des mecs qui se donnaient sur le terrain, et ils se sont raccrochés à ça. À la limite, ils ont confondu Saint-Étienne et l’équipe de France, pour eux on représentait la France.

Le déclic, cela a été la qualification contre le Dynamo Kiev, qui venait de remporter la Coupe des Coupes et la Super Coupe d’Europe en 1975. À partir de là, ça a été fini. Et ça tient à quoi ? Quand Blokhine part, il est tout seul, et s’il ne veut pas flamber par excès d’orgueil, on est mort (*). Tu n’as pas le droit de faire ça, c’est un scandale. Lopez récupère le ballon et si moi je ne marque pas, sur le contre, on n’en parle pas, il n’y a pas d’épopée. C’est fini et tout le monde s’en va en fin de saison. L’épopée est partie de là, de ce pointu quand je croise mon tir.

On a vu des choses pas possibles, cette ville, ouh, la, la ! Elle s’est transformée. Les boutiques ont vu arriver des gens de l’extérieur, tout ce qui était vert se vendait. Les jours de match, de n’importe quel match, la ville était transformée. Alors les matches importants, je ne vous dis pas, les hôtels, les restaurants… Quand on allait au vert, c’était dans un hôtel d’Andrézieux, car c’était à côté. Là, on avait confisqué le 4e étage, et les gens dormaient dans les couloirs. Le patron disait que c’était complet mais ils mettaient des matelas par terre, il y avait même des artistes comme Adamo ou Claude François. Ou un jeune acteur qui ne voulait pas rater notre petit-déjeuner, à 8 h 30 il ne dormait pas et trempait son croissant dans son whisky.

Il fallait avoir assez de recul, pour savoir ce qu’on pouvait faire et ne pas faire. J’habitais juste en face du stade, à 500 m. On était 3 ou 4, il y avait Bereta, Lopez, moi. Il fallait faire attention à partir d’une certaine heure. Mais il y avait un respect, les Stéphanois respectaient beaucoup les joueurs de cette époque. Nous aussi de notre côté, on ne les prenait pas seulement comme des supporters mais comme des gens qu’on connaissait, on faisait les courses en ville, on allait à pied à la boulangerie et à la boucherie et personne ne nous emmerdait. On était marié, mais les jeunes, je sais que c’était un peu plus difficile, Rocheteau il peut en parler. Il habitait à Saint-Héand et il allait manger dans une petite auberge dans les montagnes."

Tu l'as dit, Dufy !

07/12 07:05

Le journaliste Guillaume Dufy a commenté le limogeage de Claude Puel hier soir sur la chaîne de la Pravda.

'Il entraînait qui Puel ? Saint-Etienne ! C'est quand même un club lunaire Saint-Etienne ! Un club qui change souvent d'entraîneur et de directeur sportif. C'est un club d'une instabilité sans nom qui pour l'ensemble de son oeuvre mériterait de descendre en Ligue 2. Pour les dirigeants actuels, pour les présidents... Ils accumulent les conneries ! Puel se plante, le constat est malheureux, mais il n'a quand même pas une équipe exceptionnelle, un effectif de dingues. Mais lui aussi est responsable. Il a mis à l'écart Stéphane Ruffier mais également des joueurs comme Wahbi Khazri et Ryad Boudebouz. Des lofteurs qui sont titulaires aujourd'hui."

Hervé Revelli avait insulté Roby

07/12 06:49

Dans la dernière édition du quotidien Ouest-France, Hervé Revelli parle de ses relations avec Robert Herbin. Extraits.

"À l’aube de la saison 1973, alors que je portais le maillot de l’OGC Nice depuis 2 ans, Roby m’appelle et m’explique ce qu’il veut faire autour d’une épine dorsale. Il était plus de minuit, j’étais déjà au lit. Il m’explique qu’il veut jouer l’Europe. Moi j’éclate de rire. Roby, mais avec qui ? Je la connaissais son équipe, on l’avait battue chez elle avec Nice. Et il me donne l’épine dorsale : Curkovic, Piazza, Larqué et moi. Entourés par les jeunes qui avaient remporté la Gambardella en 1970. Et il me précise qu’il va faire l’entraînement à l’anglaise. Je lui réponds qu’il est fou et qu’il va nous faire exploser. Il m’a rappelé le matin vers 8 h pour me demander si j’avais réfléchi, et me dit qu’il a un contrat de 2 ans et que c’est très cher.

Il me répond qu’il s’en fout car les deux présidents vont se mettre d’accord. Et Rocher me rappelle dans la matinée, il était à Antibes sur son bateau et m’invite à boire le champagne à midi : « Viens, on va discuter ». Il était tombé d’accord avec Loeuillet et attendait mon aval. On est tombé d’accord sur la durée et le salaire et on s’est tapé dans la main. À l’époque, cela se passait comme ça. Il me demande juste de ne rien dire à personne, car il voulait se charger de l’annoncer lui-même. Il me restait un mois de vacances, je m’arrête dans un bar pour appeler ma femme, qui était contente, car elle est Stéphanoise.

Le soir, je reçois un coup de fil. C’était  Campora, le président de Monaco, qui me dit qu’il a l’info, qu’il sait que j’ai donné mon accord à Saint-Etienne mais il me propose le double et me glisse : « Vous n’avez rien signé, alors vous vous en foutez ! » Et le même soir, Germain de Reims me fait la même proposition et souligne que je n’ai encore rien signé. Mais j’avais donné ma parole et je ne suis pas revenu dessus.

L’info avait été balancée par RMC. Lorsque j’étais arrivé sur le port d’Antibes, il y avait des gens qui jouaient aux boules et je leur avais demandé où était le bateau de Monsieur Rocher, celui sur lequel il y avait un peu de vert. Ce sont eux qui ont appelé la radio. Un mois plus tard, j’ai signé mon contrat et Monsieur Rocher m’a avoué qu’il était au courant que 2 clubs m’avaient sollicité et des sommes qu’on m’avait proposées. Et il m’a fait un cadeau de compensation.

J'ai 7 titres de champions et 4 coupes de France à mon palmarès. Je devrais même en avoir 5. En 1974, j’avais fait tous les matches jusqu’à la demi-finale, je jouais avec une double entorse de la cheville car il y avait plein de blessés. Face à Reims, en demi-finale, le Docteur Poty m’avait fait 7 ou 8 piqûres, même sous le tunnel, j’avais la cheville en sang. Ensuite, j’avais dit à Roby que je ne ferai plus rien jusqu’à la finale. Les blessés sont revenus et la veille de la finale, on fait une petite séance, je boitais. Je lui dis que j’ai mal mais pas autant qu’avant la demi-finale. Et là, il m’annonce qu’il ne veut prendre aucun risque et que je ne jouerai pas la finale. Je n’étais pas d’accord et je lui ai lâché d’aller se faire foutre et que moi je partais en vacances.

En quittant le vestiaire, j’ai croisé un journaliste du Progrès et, en colère, je lui ai parlé de cet enculé de Roby. Le lendemain, jour de la finale, j’étais en première page. Je ne l’ai pas vu car la veille, dès mon retour à la maison, on était parti en vacances avec ma femme et les enfants. Je n’ai pas vu la finale. Plus tard, j’ai su par Jean-Michel Larqué que dans l’avion, le matin de la finale, c’était silence de mort, tout le monde lisait le journal. J’aurais pu jouer une mi-temps, même 20 minutes. Plus tard, j’ai vu le match, et même blessé, je pouvais marquer 2 ou 3 buts.

J’avais reçu une lettre recommandée trois jours après la finale : j’étais mis à pied et sans salaire ! De retour, il a fallu que je m’entraîne ailleurs pendant un mois. Mais comme les résultats ne suivaient pas, un matin tôt le président Rocher m’a appelé et m’a annoncé une réunion à 8 h : lui, Garonnaire, l’entraîneur et moi. J’ai répété devant Roby ce que j’avais dit et ma déception qu’il m’ait privé de la finale la plus facile que j’aurais pu jouer. Rocher m’a dit : « Allez, on tire un trait, il faut que tu reviennes et je te rends l’argent ».

J’avais été blessé par la décision de Roby, j’avais joué avec lui pendant six, sept ans, on s’entendait bien, nos femmes aussi. Mais une fois réintégré, cela s’est arrangé et on n’en a plus parlé. Je tiens déjà à préciser que dans ma carrière, j’ai d’abord été entraîné par Snella et Batteux, deux monstres. Je ne sais pas si Roby était précurseur mais il avait sa méthode : il nous faisait travailler la semaine, la veille il nous donnait la compo. Le lendemain, rendez-vous à l’aéroport à telle heure, on décollait à telle heure, on arrivait, on mangeait, on allait faire la sieste, collation à 17 h, réunion d’avant-match à 18 h 30. Elle durait une minute trente : « Messieurs, vous êtes professionnels donc vous connaissez l’équipe en face ». Pas de tableau ou de vidéo, Roby n’aimait pas ! Déjà comme joueur. J’ai une photo à la maison, alors qu’on était équipier, il dort sur mon épaule alors que Batteux donnait les consignes. Lui, il parlait pendant 1 h 30 mais tout le monde s’en foutait (rires). Pour Roby, cela ne servait à rien."

Anto aussi a pris une tôle

06/12 23:23

Les Verts ne sont heureusement pas les seuls à être très mal en point(s). Ecrasés 4-0 à Monaco, les Grenats ne devancent la lanterne rouge stéphanoise qu'à la différence de buts. Dans Le Républicain Lorrain, Frédéric Antonetti taille ses joueurs et pense aux supporters. Extraits.

"On gère mal nos situations, on est en-dedans. On joue petit bras. Alexandre Oukidja est dans une très mauvaise passe. J'ai sorti Ibrahima Niane à la mi-temps, ce qu'il montre est nettement insuffisant. Il a eu cinq ou six ballons à gérer, voire plus, et il était toujours par terre en train de pleurer. Franchement, ça devient pénible. Si on n'est pas au combat, on ne peut pas joueur avant-centre. Et il n'est pas du tout dans le combat.

Nos discussions avec les supporters à la fin du match à Louis-II ? Ils suivent le club depuis des années et n'ont pas eu grand chose à se mettre sous la dent depuis 20 ans. Ils font 1 000 km. Quand on fait ce genre de prestations, il faut assumer devant eux. Moi, je n'ai pas l'habitude d'aller voir les supporters, parce que ce n'est pas mon rôle. Mais là, j'ai dit aux joueurs d'aller les voir parce qu'il faut assumer, parce qu'il faut qu'on soit tous en osmose et solidaires. Parce que le match contre Lorient ce dimanche sera peut-être le plus important de l'année."

Le Gall et les Verts

06/12 21:44

Envoyé spécial du quotidien Ouest-France hier à Saint-Etienne, Pierre Le Gall est revenu aujourd'hui sur TV Rennes sur la nouvelle manita infligée aux Verts par l'équipe de Bruno Genesio.

"Le but justement refusé à Khazri pour hors jeu à 0-0, ça a quand même été une grosse frayeur. Dans la foulée la blessure de Moukoudi a un peu déboussolé l'arrière-garde stéphanoise. Quand Moukoudi sort, on voit le visage un peu abattu de Boudebouz. En plus Sow n'est pas chaud quand il entre. Je pense que ça joue aussi sur la course de Terrier sur le but, c'est lui qui suit derrière.

Pourquoi le Stade Rennais s'est baladé à Sainté ? Déjà, je pense qu'il y a le niveau de l'adversaire. Honnêtement, je n'ai pas vu d'équipe plus faible que Sainté cette année. Cela en dit beaucoup sur la faiblesse des Verts. Franchement, ça faisait peine à voir. Que ce soit l'ambiance, le niveau de l'équipe. C'est vraiment l'équipe la plus faible cette saison que j'ai vue, c'est catastrophique. Ce large succès rennais est également dû au 4-3-3 qui a mis dans les meilleures dispositions Majer, auteur de trois passes décisives."

 

Hantz entre dans la danse ?

06/12 21:05

Frédéric Hantz pourrait succéder à Claude Puel selon la Pravda. Extraits.

"Nouveau coordinateur sportif de l'ASSE, Loïc Perrin a signifié au très ambitieux Razik Nedder qu'il reste en charge de la réserve, et à Laurent Huard qu'il demeure directeur du centre de formation. Par ricochet, Perrin a donc demandé à Julien Sablé d'assurer la reprise de l'entraînement des professionnels ce matin, à 10h30.

Afin de réaliser des économies de bout de chandelle, l'ASSE envisagerait de demander au successeur de Puel de venir seul. Le club voudrait avant cela régler la situation contractuelle de Puel. Ceci afin de ne pas se mettre à la faute sur le plan juridique, avec une idée directrice : voir le nouvel entraîneur s'asseoir sur le banc stéphanois samedi, à Reims.

 

Les Verts ont une autre problématique à résoudre : quel entraîneur acceptera de venir seul, pour pas cher (avec une prime de maintien à la clé toutefois) et pour une opération kamikaze de six mois en raison de la vente du club espérée cette saison ? À la différence de Pascal Dupraz, par exemple, David Guion aurait tout à perdre.

Si Dupraz a le profil, sa venue est pourtant loin d'être actée. L'intéressé se montrerait d'ailleurs moins optimiste en privé. Car Saint-Étienne penserait aussi à Frédéric Hantz. Également libre depuis son départ du club qatarien d'Al-Khor, en septembre 2020, l'ancien Bastiais, où il a dirigé Sablé et Khazri, et Montpelliérain (Boudebouz), est un habitué des opérations casse-cou. Il serait prêt à venir tout de suite de Maurice, où il se trouve."

Adrian Ursea, le troisième homme ?

06/12 19:58

Le journaliste Fabrice Hawkins confirme ce soir sur son coimpte twitter que Juju ne devrait assurer qu'un très court interim. "Trois noms dans la short-list des dirigeants de l’AS Saint-Etienne : Pascal Dupraz, Adrian Ursea et David Guion. L’élu devrait venir seul, sans adjoint."

Comme Claude Puel, Adrian Ursea a entraîné Nice, d'abord en tant qu'adjoint de Lucien Favre et de Patrick Vieira puis en tant qu'entraîneur principal quand ce dernier s'est fait virer. Sous sa direction, les faibles Aiglons avaient perdu en mars dernier à domicile (0-1), Charles Abi avait insrit un but très précieux dans l'optique du maintien.

Très cher Etienne

06/12 19:28

S'il a encaissé 28 pions cette saison en 14 matches (dont 2 écourtés par une expulsion à Monaco et une blessure à Strasbourg), Etienne Green (5,58) est le 6e meilleur gardien de la saison selon la Pravda derrière le vilain Anthony Lopes (6,07), le Canari Alban Lafont (5,94), le Dogue Ivo Grbic (5,87), le Strasbourgeois Matt Seltz (5,76) et le Troyen Gauthier Gallon (5,71).

Longtemps gardien numéro 3 chez les jeunes comme chez les pros, le natif de Colchester est devenu le joueur le plus bankable de l'effectif stéphanois avec Lucas Gourna. Selon la dernière lettre hebdomadaire de l'Observatoire du Football, le portier de 21 ans est le 5e U23 à son poste dans les grands championnats européens, sa valeur dépassant les 15 M€.

Denayer out pour le derby retour

06/12 17:53

Sorti hier sur blessure le vilain défenseur central Denayer souffre d'une entorse de la cheville. Selon le site de la pravda il devrait être absent environ deux mois, ce qui l'amènera à rater le derby retour programmé le 23 janvier en banlieue.

Sablé pour l'intérim ?

06/12 17:53

Après la mise à pied de Claude Puel, l'ASSE envisagerait de placer son adjoint Julien Sablé à la tête de l'équipe première pour faire l'intérim "jusqu’à ce qu’un nouvel entraîneur soit nommé, a priori dans le courant de la semaine" dixit Le Progrès. Une solution a priori temporaire et sans surprise car on voyait mal Jacky Bonnevay, adjoint numéro un du Castrais, reprendre le flambeau de son ami tout juste évincé.

Pour rappel, Juju avait déjà pris les rênes de l'équipe après le 5-0 infligé aux hommes d'Oscar Garcia dans le derby en 2017. Il avait alors coaché 6 matchs pour un bilan de 2 nuls (Nantes et Strasbourg à domicile) et 4 défaites (à Lille, à Bordeaux, contre Monaco et à Marseille). Jean-Louis Gasset lui avait ensuite succédé sur le banc lors du match contre l'EA Guingamp car à l'époque Julien Sablé n'avait pas les diplômes requis pour entraîner une équipe de L1.

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