Un Parker record
Exceptionnel Tony Parker! Car le Français a bel et bien livré un récital à l'occasion du choc au sommet face au Heat. Non content de porter une fois encore son équipe jusqu'à la victoire, les Spurs l'emportant 94-101 chez leur rival floridien, et ce en dépit de la nouvelle blessure de Manu Ginobili, le meneur tricolore a en effet battu son record de points en carrière, signant 38 points à 13 sur 18 aux tirs et 10 sur 13 sur la ligne des lancers pour surpasser les 36 points de Dwyane Wade et permettre aux Spurs de conforter leur statut de leader de la cofnérence ouest.
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Les gros bras de Shaq n'ont pourtant pas arrété Tony ...
Cette fois, Tony Parker a sans doute achevé de convaincre les derniers sceptiques et validé, pour de bon, son billet pour le prochain All-Star Game. S'il devra patienter jusqu'au verdict des entraîneurs début février, les fans de la Ligue lui préférant Steve Nash et Kobe Bryant pour les deux places de titulaire, sa sélection pour l'habituel raout des étoiles ne fait plus, désormais, guère de doutes. Car s'il lui manquait jusqu'alors un match référence pour aller avec sa superbe régularité, une prestation mémorable à même de marquer les esprits les plus réfractaires, son festival face au Heat devrait lui suffire pour atteindre son Graal.
Et si la voix de l'entraîneur du Heat ne comptera pas pour désigner les heureux élus de la conférence ouest, TP semble s'être fait un nouveau fan en la personne de Pat Riley: "Parker a été incroyable ce soir. Il a parfaitement mené son équipe et inscrit quelques paniers qui comptent double pour faire la différence ou stopper nos séries. On a été incapables de l'arrêter et même si on continue de se chercher en défense, le mérite lui en revient." Pour ce qui est du soutien de ses coéquipiers, le meneur texan sait pouvoir compter dessus de longue date, les louanges succédant aux louanges depuis le début de saison. Parker a ainsi eu droit à une nouvelle salve de compliments, Tim Duncan lâchant ainsi à l'issue de la rencontre: "Il nous a encore surpris avec sa réussite aux tirs. Il était dans la zone, dans le bon rythme et a shooté en confiance. Il a eu une incroyable soirée, à l'image de son début de saison." Fermez le ban.
"Une grosse victoire."
Force est de reconnaître que la performance du Français a bel et bien été exceptionnelle. Car cette fois, contrairement à sa précédente marque référence -35 points- établie face aux Warriors au printemps dernier, point de match en double-prolongation face à un adversaire de seconde zone ou d'absences conjuguées des tauliers Tim Duncan et Manu Ginobili pour expliquer cette flambée de points. Les Texans ont certes dû composer avec la nouvelle blessure de l'Argentin, victime d'une entorse à la cheville droite à l'entame du troisième acte, mais la présence, ou non, de son compère n'a rien changé à l'affaire: Tony Parker était inarrêtable. Et ce n'est pas la grossière faute de Shaquille O'Neal commise dans la dernière ligne droite qui allait le perturber, le Français parachevant en effet son œuvre avec le panier synonyme de victoire à 38 secondes du terme de la rencontre.
Une flèche décochée en tête de raquette comme un symbole d'une soirée en tout point réussie. Car l'ancien Parisien n'a pas seulement aligné les pénétrations pour des layups d'école (4 sur 6) mais également fait preuve d'une solide efficacité dans ses tirs à mi voire longue distance comme en attestent son 9 sur 11 pour ce qui est des tirs en dehors de la raquette, TP enquillant même ses deux tirs à trois points tentés. Ajoutez-y un 10 sur 13 sur la ligne des lancers, et vous obtenez 38 points agrémentés de 5 passes et 4 rebonds. De quoi permettre aux siens de signer un succès des plus probants chez un rival. "C'est une grosse victoire, vraiment une grosse victoire, soulignait ainsi le héros de la soirée, c'est toujours motivant de jouer contre une équipe comme Miami et après les deux revers face à Detroit, on voulait sortir un grand match et jouer un basket complet. C'est ce qu'on a fait." Et les champions en titre de signer une victoire leur permettant d'égaler le meilleur début de saison de l'histoire de la franchise après 40 matches avec 31 victoires pour 9 défaites.
San Antonio s'est pourtant fait quelques belles frayeurs après avoir pourtant compté jusqu'à quinze longueurs d'avance au cours du troisième acte. Mais sans doute déstabilisés par la sortie de leur feu follet argentin, les Texans encaissaient ainsi un 11-0 en à peine plus d'une minute, avant que TP ne leur redonne de l'air pour attaquer le quatrième quart, puis voyaient leurs hôtes passaient en tête à l'entame des cinq dernières minutes. En vain pour les Floridiens car dans le sillage de Tony Parker, Brent Barry veillait et enquillait deux tris primés des plus cruciaux. Il fallait bien ça pour faire fi des 36 points de Dwyane Wade, des 23 de Shaquille O'Neal ou des 18 à 8 sur 11 aux tirs de Jason Williams. D'autant plus que Tim Duncan livrait quant à lui une prestation discrète avec 14 points et 11 rebonds au compteur, Bruce Bowen et Michael Finley brillant eux par leur maladresse avec respectivement un 3 sur 10 et un 1 sur 8 aux tirs pour 10 et 5 points. De quoi rendre encore plus édifiante la prestation de Parker.
Les Suns plus brillants que Bryant...
Kobe Bryant a eu beau conforter son statut de meilleur marqueur de la Ligue en signant 37 points, et ce en dépit d'un piètre 12 sur 33 aux tirs, les Suns l'ont aisément emporté aux dépens des Lakers 106-93. Car à Phœnix, la lumière est venue du collectif. Si l'arrière californien n'a pu compter que sur le soutien de Lamar Odom et de Smush Parker, respectivement 15 points-12 rebonds et 12 points, six joueurs des Suns ont en effet émargé à plus de dix points. Parmi eux les all-stars Shawn Marion, 22 points-16 rebonds, et Steve Nash, 17 points-12 passes, ont évidemment été les plus en vue mais le super joker Eddie House, venu du banc pour inscrire 19 points dont 12 dans le second quart pour faire la différence, n'a pas été en reste. Longtemps fanny aux tirs, Boris Diaw a été moins productif au rayon points mais a tout de même compilé 9 points à 4 sur 8 aux tirs, 6 passes et 6 rebonds.
Les Warriors et Pietrus sans forcer
Il aura donc suffi que Mickael Pietrus réussisse à enchaîner les victoires. Après une série de cinq revers consécutifs, les Californiens ont en effet décroché un second succès de rang en s'imposant aisément des Cavaliers 99-79 bien trop orphelins de Larry Hugues comme en attestent leurs cinq défaites de suite. D'autant plus lorsque LeBron James est réduit à la portion congrue comme il l'a été par les Warriors, la vedette de Cleveland devant se contenter d'un rédhibitoire 5 sur 22 aux tirs pour 14 points, 9 rebonds et 5 passes. Pietrus n'a pourtant pas spécialement brillé en attaque avec ses 11 points à 4 sur 10 aux tirs et 2 sur 8 aux lancers, l'ancien Palois laissant la vedette au tandem Richardson-Dunleavy, 22 points chacun.
Petro déçu, Seattle défait
Soirée à oublier pour Johan Petro et les Sonics. Tandis que le Français, pourtant une fois encore présent dans le cinq de départ, a dû se contenter de 12 maigres minutes pour 5 points à 1 sur 3 aux tirs et 3 rebonds, Seattle s'est en effet incliné à la Key Arena 113-121 face aux Raptors, concédant ainsi un quatrième revers d'affilée. La faute, notamment, aux 29 points et 13 rebonds de Chris Bosh et aux 28 points de Jalen Rose, Morris Petterson et Mike James complétant le tableau à Toronto avec 18 et 17 points. Il leur a néanmoins fallu attendre la dernière ligne droite pour faire la différence grâce à la sureté de Chris Bosh sur la ligne des lancers, le jeune intérieur rendant un parfait 17 sur 17 aux lancers-francs. Chez les Sonics, les inévitables Ray Allen et Rashard Lewis ont une nouvelle fois la paire avec respectivement 24 et 25 points, Luke Ridnour suivant avec 17 points.
Philadelphie à l'arraché
Opposés aux Grizzlies, il a fallu une prolongation pour permettre aux Sixers de renouer avec la victoire après deux défaites consécutives. Et si Chris Webber, Kyle Korver et Samuel Dalembert ont été les plus en vue au cours de la prolongation, l'intérieur haïtien en contrant à deux reprises Pau Gasol, le grand homme de la soirée a une nouvelle fois été Allen Iverson. Le meneur des Sixers a non seulement terminé meilleur marqueur de la rencontre avec 30 points, signant néanmoins un modeste 12 sur 29 aux tirs, mais il a également inscrit, à trois secondes de la fin du temps réglementaire, le panier permettant aux siens d'arracher la prolongation après avoir vu Eddie Jones manquer deux lancers cruciaux synonymes de victoire pour Memphis. Mais Allen Iverson n'a pas été le seul à briller puisque Chris Webber a compilé 29 points et 8 rebonds. De quoi rendre vains les efforts des Grizzlies, Eddie Jones, meilleur marqueur des siens avec 22 points, et Lorenzen Wright, auteur d'un double double avec 10 points et 10 rebonds étant les prolifiques. A noter qu'il s'agit de la quatrième défaite de suite des Grizzlies.
T-Mac soigne son retour
Tracy McGrady n'a pas manqué son retour sur les parquets de la Ligue. Absent depuis cinq matches, pour autant de défaites des Rockets, en raison d'une douleur persistante au dos, l'artificier texan a en effet porté Houston jusqu'à la victoire pour l'occasion, les hommes de Jeff Van Gundy l'emportant chez les Bulls 108-109 après une double-prolongation. T-Mac a en effet évidemment été le meilleur marqueur du match avec 35 points à 13 sur 29 aux tirs et a signé le panier de la victoire d'un maître tir à trois points. Juwan Howard n'a pas été en reste avec 30 points, Luol deng et Ben Gordon étant les plus en vue côté Chicago avec 19 et 18 points.