Parce que tu crois être libre, vraiment, en te cantonnant à cette alternative "soit je me soumets aux règles du grand capital, soit je suis un fainéant" ?En marche En vert wrote: ↑19 Sep 2019, 07:30Mais travailler c'est vivre pour soi, c'est avoir la satisfaction de gagner sa vie et de faire vivre sa famille honnêtement, de rendre service à son entreprise qui crée des emplois, verse des salaires, répond à des besoins.___ wrote: ↑19 Sep 2019, 07:21Mais sors des poncifs ! Où suis-je en train de condamner ceux qui bossent ? Au contraire ! Je leur dis : arrêtez de bosser pour enrichir des co*nards qui vous tondent ! Bosser pour vous, pour la communauté de vie qui vous tient à cœur (famille, amis, village, que sais-je), pour rendre votre quotidien (votre vie !) heureuse et épanouie en profondeur, mais arrêter de bosser pour des rentiers dont le seul mérite est de détenir du capital !En marche En vert wrote: ↑19 Sep 2019, 05:46La vie n'est pas que plaisir, oisiveté, vie au crochet de ceux qui font des sacrifices. Bien sûr, il faut faire des efforts, des compromis pour gagner sa vie, honnêtement. La France qui se lève tôt n'est pas une victime mais une héroïne. Il faut non pas la condamner mais la sacraliser et l'ériger en modèle pour certains qui en ont bien besoin.
Mais tu te rends compte ce que tu dis EMEV : tu consacres, aujourd'hui, 8h de boulot + 4h de transport + 2h de préparation/repos/décompression soit 14H par jour pour ton patron. Il est où, le moment où tu vis "pour toi" ? Et tout ça, j'en suis sûr, pour gagner des clopinettes par rapport à la valeur que tu produis. Parce que le grand gagnant de ton sacrifice, ça n'est pas toi, ça n'est pas la France, ça n'est aucune communauté à laquelle tu es attachée : c'est en bout de course la caste minuscule des grands capitalistes, ceux qui changent de yacht comme toi de chemise, qui récupère le fruit de ton travail.
Ca relève du syndrome de Stockholm, votre truc.
Pour ce qui est du salaire, je suis payé en fonction de ma valeur, libre à moi de faire jouer la concurrence si j'ai des compétences à faire valoir qui seront mieux valorisées ailleurs (d'où la nécessaire mobilité dont je parlais). Libre à moi de créer une entreprise en fonction des savoir-faire , savoir-être et capitaux dont je dispose ou que je peux réunir. Libre à moi de passer des concours administratifs avec là encore la nécessaire mobilité que cela implique.
Les gens veulent du tout cuit, boulot payé correctement, pas fatigant, intéressant, proche de chez soi. Mais ça c'est la vie professionnelle fiction.
C'est exactement le comportement d'un chrétien pratiquant : ou je suis à la lettre tout ce que le clergé m'impose, ou je suis un mécréant indigne.
Vivement qu'on invente la laïcité économique.