Très Mollo dans la voix

01/01/2013
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Yohan Mollo a confié sa première réaction de joueur stéphanois dans la Pravda du jour. Fidèle à ses habitudes, il en profite pour régler quelques comptes avant d'évoquer son prêt à Sainté avec des trémolos dans la voix.

"Depuis quelques mois, c'était devenu super compliqué avec Jean Fernandez. Au fil des matches, j'ai senti que j'ai perdu sa confiance, qu'il me jugeait, et le silence a fini par s'installer entre nous. Sans M. Rousselot, mon président, sans Eric Martin ni Nicolas Holveck qui m'ont encouragé à me battre, je n'aurais pas pu tenir. J'ai serré les dents mais mon coach avait changé de comportement, il n'y avait plus de feeling. Il me pointait du doigt, du genre qu'il n'aimait pas les tricheurs, que je ne faisais pas d'efforts. Je l'ai très mal vécu, parce que pendant un mois et demi, à cause d'un genou douloureux, j'ai forcé quand même et, malgré ça, j'ai vraiment senti que c'était fini. Il a eu des mots trop durs. Je faisais soi-disant la comédie quand j'avais mal au genou, je n'étais pas un compétiteur, j'étais un égoïste. Je ne pense pas mériter ça. Même mon capitaine m'a descendu dans la presse.

Je me suis ouvert de la situation à mon président. je lui ai raconté le malaise, les mots, la blessure. Franchement, je ne me voyais pas continuer dans cette équipe. J'aurais préféré que mon capitaine me dise ne face que je jouais pour ma gueule, au lieu de me mettre en porte-à-faux dans les médias. Ils ont voulu me faire passer pour un tricheur, psychologiquement c'est insupportable. Je ne sais pas si André Luis assume ses propos, peu importe, je ne lui en veux pas, mais qu'il réfléchisse à la situation d'ensemble et à la raison pour laquelle on s'en retrouve là aujourd'hui. si Nancy est dernier, vous croyez que c'est de ma faute ?

Depuis le début de saison, je suis en-dessous par rapport aux six premiers mois de l'année, OK, même si j'ai quand même marqué trois buts et donné quatre passes décisives en l'espace de trois mois. Mais pour jouer, j'ai besoin des autres. Si, collectivement, on n'est pas unis, on ne va pas produire du beau jeu. Si j'ai été bon la saison dernière, c'est grâce aux autres. Et quand tu dois défendre au lieu d'attaquer et jouer de plus en plus bas, il arrive un moment où tu n'as plus le coffre. Les quatre buts encaissés sur corner contre Bastia, moi, ça ne m'amuse pas de dire que c'est la faute d'Untel ou d'Untel. Les onze ont été défaillants.

Saint-Etienne ? Dès qu'ils nous ont appelés, mes mains tremblaient et je me suis mis à rêver. Ce maillot vert, on l'a tous dans un coin de sa tête. Le stade, les supporters, un jeu tourné vers l'offensive, il y a tout pour que ça se passe bien !"
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