Inauguration d'une nouvelle rubrique sur poteaux carrés : la présentation de l'adversaire du week-end. Premiers à essuyer les plâtres : les promus Troyens.


Plus l’on est proche du début de saison, et plus il est difficile de cerner un promu. D’abord parce qu’on n’est plus obligés de s’intéresser à la L2 depuis 2004 et que c’est un privilège qu’on aime à avoir ; ensuite parce que le passage dans l’élite est souvent accompagné d’un recrutement pléthorique  – et l’ESTAC n’échappe pas à la règle : pas moins de dix joueurs sont venus enrichir l’effectif troyen cette saison. Pour ne rien arranger, Troyes est une équipe qui est très handicapée par les blessures et les suspensions (4 cartons rouges depuis le début de saison, tout de même), et dans tous les secteurs de jeu. Tentons cependant de cerner un peu l’adversaire du week-end prochain.



1- Le parcours

Nous l'avons déjà évoqué en potin : l’ESTAC a très mal démarré le championnat, ne prenant que 2 points sur les huit premières journées. En revanche, depuis trois journées, les Aubois sont invaincus, battant l’OM à domicile avant de partager les points chez un autre promu, le Stade de Reims, puis à domicile devant le champion de France en titre. Les troyens se sont également qualifiés pour les quarts de finale de la Coupe à Moustache face à Monaco et voudraient bien imiter les Verts en créant l’exploit samedi dans le bouillant Chaudron…



2 - Revue d'effectif (à partir des cinq derniers matches de championnat)

Dans les buts, un patronyme célèbre : Yohann Thuram-Ulien, formé comme son célèbre cousin à l’AS Monaco, est resté titulaire malgré l’arrivée de Dreyer, ne laissant même pas à sa doublure les matches de coupe.

Ce qui ne surprendra personne, Furlan est un adepte de la défense à 4. La charnière centrale est composée de Saunier (incertain pour le match) et de Rincon. A droite, l’ex-lyonnais Faussurier, qui semblait avoir gagné sa place de titulaire, est absent depuis la mi-octobre. Quand l’un ou deux de ces trois-là manquent, Jarjat et Colin sont appelés. Si l’on se fie aux positions moyennes, ils semblent qu’ils sont polyvalents centre et droit. A gauche, c‘est N’Sakala le titulaire, avec Othon comme doublure. A noter que Jérémie Bréchet et Stephen Drouin, qui pourraient sans doute postuler à une place de titulaire dans ce 4 défensif, ont pris un abonnement régulièrement renouvelé à l’infirmerie.

La récupération s’organise en général autour de deux joueurs, que sont N’Goyi et Thiago. Obbadi est pour l’instant le joker en cas d’absence, alors qu’Othon rentre quasi systématiquement : Jean-Marc Furlan a l’air de ne pas hésiter à passer à 3 récupérateurs en fin de match. Eloge Enza-Yamissi, capitaine la saison passée, a été longuement éloigné des terrains, à cause d’une blessure. Il pourrait bien faire son retour en tant que titulaire contre Sainté.

Devant, c’est assez mouvant, au gré des blessures et des suspensions. Globalement, Troyes évolue avec une pointe soutenue par trois milieux offensifs. Grax s’étant blessé, Marcos semble avoir la faveur de Furlan pour jouer le rôle d’avant-centre ; mais il peut également jouer dans la ligne des trois milieux, à gauche ou dans l’axe. Après les avoir mis en concurrence au poste de meneur de jeu, le technicien troyen fait depuis deux rencontres jouer ensemble Nivet et Camus, qui a marqué lors des deux dernières journées. Bahebeck (à gauche), Obbadi (à droite), Yattara (à droite ou en pointe) et dans une moindre mesure Darbion (à gauche) sont les candidats à la titularisation. Le Troyen Gope-Fenepej cartonne en sélection ; mais l’attaquant international néo-calédonien, qui a claqué 14 fois en 15 sélections, n’a encore jamais évolué en L1...

Difficile donc de pronostiquer le onze de départ troyen : Furlan va, comme d’habitude, devoir jongler avec les états de forme des uns et des autres.



3-Point fort, point faible et joueurs à suivre :

Point fort : une dynamique intéressante.

Jean-Marc Furlan a bâti un groupe solidaire sans paillettes autour de jeunes prometteurs (voir ci-après) et de joueurs durs au mal et polyvalents. Après une période d’apprentissage, les troyens semblent s’être mis au niveau de la L1. Leur parcours ressemble à celui d’Ajaccio la saison dernière et il faudra se méfier dans le match qui vient !

Point faible : l'attaque.

Comme bon nombre de formations, le promu est en mal de buteur : les trois meilleurs strikers du club sont des milieux…
Les jeunes Yattara et Bahebeck sont à l’aube de leur carrière et ne montrent leurs talents qu’à de rares occasions. En l’absence de Grax, Marcos fait ce qu’il peut à la pointe de l’attaque auboise. Longtemps cantonné à la L2, il doit lui aussi trouver ses marques en L1. Adepte d’un jeu alerte, les troyens de Furlan encaissent beaucoup plus (20 buts) qu’ils ne marquent (11 buts) et souffrent beaucoup loin de leurs bases (1 seul petit point à l’extérieur).

Les joueurs à suivre

Club formateur de Blaise Matuidi, l’ESTAC s’appuie à nouveau sur des jeunes prometteurs. Lancés l'an dernier en L2 le gardien Yoann Thuram-Ulien, 24 ans et le prometteur latéral gauche Fabrice N’Sakala, 22 ans, appelé en espoir et pisté par les vilains cet été, confirment en L1.

 

Olaf & Sylvain92