Passé par le centre de formation de l'ASSE (de 2016 à 2020), l'attaquant du FC Annecy Zakaria Bengueddoudj s'est confié à Poteaux Carrés avant le match qui opposera les deux clubs le jour de la Saint-Etienne. 


Titulaire et buteur ce mercredi lors de la défaite de ton équipe contre le Servette de Genève, espères-tu faire partie du groupe annécien qui recevra ton club formateur le 26 décembre lors de la 16e journée de L2 ?

Pour être honnête avec toi, je ne sais pas si je serai dans le groupe. Je fais tout pour, comme chaque week-end. C’est vrai qu’en ce moment il y a des blessés et des suspendus. Comme d’habitude je m’entraîne à fond. Comme ça quand le coach fera sa liste, je n’aurai pas de regrets. Pour l’instant je n’ai fait qu’une apparition avec les pros, en Coupe de France. C’était au 7e tour, j’ai mis à cette occasion un doublé contre un club de Mayotte. Je n’ai pas encore fait de banc en L2 mais je me donne les moyens d’être convoqué chez les pros en championnat.

J’ai fait toute la préparation avec eux, j’étais au stage qu’on a fait en Espagne. J’ai joué une demi-heure vendredi dernier lors de notre victoire 2-0 contre Grenoble. Ce mercredi j’ai joué les 45 premières minutes de notre match contre le Servette et j’ai réduit le score. On a tous joué qu’une mi-temps. L’idée c’était d’être tous en jambes pour le match de lundi, pas de se cramer avant de défier Sainté. Etre dans le groupe pour affronter l’AS Saint-Etienne, mon club formateur, le club de ma ville, ce serait dingue pour moi ! Mais je ne me dis pas qu’il faut absolument y être.

Faire ta première apparition en championnat professionnel contre les Verts, le jour de la Saint-Etienne de surcroît, ça aurait de la gueule ! Peux-tu nous rappeler quel a été ton parcours à l’ASSE ?

J’y ai passé 4 ans, de 2016 à 2020. Avant de rejoindre le centre de formation, j’ai démarré dans le club de la ville dont je suis originaire, Rive-de-Gier dans la Loire. J’y ai joué jusqu’à mes 13 ans. De 14 ans à 15 ans et demi – 16 ans, j’ai joué à l’Olympique de Saint-Etienne. Dans la foulée j’ai signé à l’ASSE, j’ai démarré avec les U17 nationaux. J’ai joué ensuite avec les U19 et avec la réserve. Je ne retiens que du positif de mon expérience à l’ASSE, notamment le parcours victorieux en Gambardella.

Avoir remporté ce trophée dans un tel club c’est quand même pas mal, ça claque dans un CV ! Surtout pour un joueur du cru, de Saint-Etienne. Les Verts, c’est un club que j’ai supporté depuis ma plus tendre enfance. Mes premiers souvenirs marquants, c’est l’époque de Bafétimbi Gomis. Ça reste une référence à mon poste. Bafé aura réalisé une grande carrière, à 37 ans il joue encore. C’est un modèle tant en termes d’efficacité que de longévité. Quand on a de la discipline et qu’on a l’amour du travail, on peut performer jusqu’à un âge avancé.

Quel formateur t’aura le plus marqué à Sainté ?

Sans hésiter, Jean-Philippe Primard. Je l’ai eu dès ma première saison à l’ASSE, en U17 nationaux. J’avais fini meilleur buteur, on avait terminé à la première place de notre groupe devant Lyon et Dijon avant de s’incliner en quart de finale contre l’AS Monaco au Stade Louis-II. Après j’aimais bien aussi Kévin de Jésus, qui entraîne désormais les U16 de l’ASSE et qui était à l’époque l’adjoint de Razik Nedder en U19. Il y avait des périodes où ça se passait moins bien pour moi mais Kévin avait toujours le mot juste pour me motiver. Il avait plutôt de bons discours.

Razik Nedder est aussi un super coach, c’est avec lui qu’on a gagné la Coupe Gambardella donc ça laisse des souvenirs à vie. J’ai pris part à cette belle aventure car je suis entré en jeu contre Auxerre, Nantes et en finale contre Toulouse. Notre victoire aux tirs au but en 16e de finale à Auxerre est sans le doute le match qui m’a le plus marqué. Quand je suis entré en jeu, on était mené 3-1 et on jouait à 10 suite à l’expulsion de Marvin Tshibuabua. J’ai réduit le score à la 87e et Kenny Rocha Santos a arraché l’égalisation dans le temps additionnel.

Je pense d’ailleurs que la physionomie de ce match reflète ma personnalité. Il faut toujours y croire, il ne faut jamais rien lâcher. Même quand c’est très compliqué, il ne faut jamais baisser les bras. Au mental, il arrive parfois qu’on arriver à renverser des situations très compromises. A tous les niveaux, le football donne lieu parfois à des scénarios dingues et riches en émotions, on en a eu la plus récente des démonstrations ce dimanche en finale de Coupe du Monde.



Dans ta génération des 2000 à 2002, d’autres joueurs offensifs plus jeunes que toi comme Charles Abi, Tyrone Tormin, Bilal Benkhedim, Abdoulaye Sidibe, Maxence Rivera auront réussi à signer pro à l’ASSE mais pas toi. Comment as-tu vécu leur concurrence ?

Franchement, avec le recul, je me dis que je l’ai plutôt bien vécue. Ça m’a forgé, ça m’a permis d’être l’homme que je suis actuellement. J’ai toujours cru en moi. Je savais que des choix avaient été faits mais je me disais qu’il fallait toujours que je prenne mon mal en patience. J’étais persuadé et je le suis toujours que le travail finit par payer. Même si je n’avais pas forcément le temps de jeu que j’escomptais, je me disais que je devais travailler plus que les autres. Il n’y avait pas de raison que mon heure ne finisse pas par sonner.

C’est vrai que je n’ai pas réussi à signer pro. Pour tout te dire, je m’y attendais car pendant la saison j’avais eu un faible temps de jeu et j’avais rarement été décisif. Parfois je n'étais pas retenu dans le groupe de la réserve, parfois j'étais rappelé mais je n'avais pas forcément beaucoup de temps de jeu. C’est sûr que ça fait toujours mal de ne pas signer pro dans ton club formateur. Après, on sait tous que c’est très dur de franchir cette dernière marche. C’est la vie. Bien sûr, en tant que Stéphanois, j’aurais rêvé de signer pro chez les Verts. Ça ne s’est pas fait, c’est comme ça. Il y a une vie après Saint-Etienne.

Dans le foot, il n’y a pas que l’ASSE. On voit que des joueurs qui n’ont pas signé pro dans leur club formateur ont pu rebondir ailleurs. A titre d’exemple, Jean-Philippe Krasso, qui est actuellement le meilleur buteur des Verts et de la Ligue 2, n’avait pas été conservé par Lorient, il a bourlingué ensuite en N2 à Schiltigheim et Epinal avant de signer pro à Sainté. Victor Lobry n'a pas pu signer pro à Reims, il a ensuite joué plusieurs saisons dans des clubs de N2 et de N1 avant de décrocher à 25 ans son premier contrat professionnel à Pau. On peut aussi citer le cas de Dylan Durivaux, avec qui j'ai joué à Sainté. Après avoir quitté l’ASSE, il a joué deux saisons avec la réserve de Guingamp et il a réussi à signer son premier contrat pro avec Niort cet été. Il a d'ailleurs été titularisé deux fois en L2 cette saison dans la défense des Chamois.

Peux-nous résumer ton parcours depuis que tu as quitté l’ASSE il y a deux ans et demi ?

J’ai quitté le club la première année du Covid. Comme j’avais un faible temps de jeu avec la réserve qui évoluait à l’époque en National 2, j’ai signé à Saint-Priest, qui était aussi en N2, pour avoir du temps de jeu. Malheureusement à cause du Covid le championnat s’est encore arrêt au bout de quelques journées. Comme en plus je m’étais blessé, je n’aurai joué que 2 matches avec Saint-Priest. J’ai traversé une période compliquée. A l’ASSE, je bénéficiais des infrastructures d’un club professionnel, mais là je me suis retrouvé à devoir me préparer seul, en attendant de pouvoir rejouer au foot.

Dans des moments comme ça, il y a le risque de décrocher, il faut avoir un gros mental pour s’accrocher. Mes parents m’ont bien entouré, ils m’ont conseillé de ne pas lâcher et de toujours croire en moi. Comme je suis un croyant, que je crois en Dieu, ça m’a aussi beaucoup aidé. A la fin de saison 2020-2021, j’ai fait des essais à droite et à gauche, notamment au FC Annecy, qui évoluait en National 1. Je n’ai pas transformé cet essai à ce moment-là mais le club m’a dit qu’il continuait à me suivre.

Les 6 premiers mois de la saison dernière, j’étais sans club. J’étais au chômage pendant toute la première partie de saison. C’était très compliqué, très dur mais je continuais toujours à m’entraîner. J’avais un préparateur physique sur Saint-Etienne, c’est mon cousin. Il m’a beaucoup aidé, il m’a concocté un programme qui m’a permis de garder la forme. Il m’a aussi beaucoup conseillé sur le plan mental.

La deuxième partie de saison je suis allé en Suisse, vers Genève, au CS Chênois, en D4 suisse. J’ai vécu là-bas une aventure humaine incroyable. Ce club m’a un peu redonné goût au football. Ils ont cru en moi. Après ce que j’avais vécu, ça a été une super expérience. J’avais besoin de me sentir important pour un groupe. Je remercie le coach de ce club, son staff et tous mes coéquipiers.

A la fin de la saison, j’ai reçu un appel de l’entraîneur adjoint du FC Annecy, Rémi Dru. Il m’a expliqué un peu le projet, m’a dit que le club ne m’avait pas oublié et avait continué à me suivre. Je suis rentré par la petite porte, avec un contrat apprenti. J’ai commencé avec la réserve. Pour l’instant ça se passe plutôt bien, j’ai enchaîné les matches avec la réserve qui joue en R1. Comme j’ai enchaîné les bonnes performances, je m’entraîne avec le groupe pro.

Le coach Laurent Guyot me fait confiance, il m’apprécie, je lui en suis très reconnaissant. C’est sûr que je reviens de très, très loin. Ce que je vis actuellement est encourageant mais je considère que je suis encore très loin de ce que je peux faire. C’est vrai que pendant deux ans j’ai été un peu oublié par les gens, j’étais sorti des écrans radar. Mais j’ai toujours cru en moi, j’ai un mental en béton.

Après ton doublé en Coupe de France, Laurent Guyot a tenu sur toi des propos élogieux : « Il a un état d’esprit extraordinaire. Sa joie est significative de son état d’esprit. C’est toujours bien d’avoir un joueur revanchard dans un groupe. Il a su s’accrocher, il s’est forgé un caractère qui va lui servir beaucoup pour la suite. Il nous a donné envie de le revoir. Quand ? Je ne sais pas. Mais je souhaite pour lui et pour nous que l'on puisse le revoir. Ce serait bon signe pour tout le monde. »

De telles déclarations, ça fait plaisir ! Cela me pousse à faire plus. Quand je suis le terrain, je me donne à 100%, je ne triche jamais. Avec les données GPS, on se rend compte que je cours beaucoup, je veux me donner à fond. Je suis un attaquant généreux dans les courses, je pense que je pèse sur les défenses. Je considère que suis bon dos au jeu et efficace devant la cage. Mon axe de progression est plus d’ordre tactique, l’adaptation au monde pro.

Je travaille en ce sens, j’essaye de progresser en m’entraînant avec les pros. Je bosse dur pour faire en sorte que je sois prêt à 100% quand le coach fera appel à moi. On ne dirait pas comme ça quand on me voit jouer mais en dehors des terrains je suis quelqu’un de très timide. Heureusement j’ai été super bien accueilli par tout le monde, que ce soit les cadres ou les jeunes du groupe pro. On a un super groupe, je sens beaucoup de cohésion et je me rends compte qu’il y a une vraie vie de groupe.

C’est important dans un club qui joue le maintien d’avoir un groupe soudé et solidaire. Je pense qu’on a ça à Annecy. On a des bons joueurs qui sont aussi de belles personnes, à l’image de Vincent Pajot, que j’ai vu jouer dans le Chaudron en L1 et en Europa League. Humainement il est top, il est humble alors qu’il fait partie des mecs qui ont eu une grosse carrière. C’est un super joueur, très professionnel.

Il avait déjà travaillé sous les ordres de Laurent Guyot quand il jouait à Boulogne-sur-Mer. Que peux-tu nous dire sur cet entraîneur ?

C’est un super coach, j’aime bien sa philosophie. S’il a réussi à faire monter le club en L2, ce n’est pas anodin, ça prouve qu’il a des qualités. Il nous apprend beaucoup. Quand il parle, tout le monde l’écoute. Il connait bien le foot professionnel pour avoir joué à Nantes et Guingamp notamment. C’est aussi quelqu’un qui a une expérience de formateur chez les jeunes car il a dirigé le centre de formation des Canaris et qu’il a entraîné les équipes de France U16 et U17. Dès qu’il me donne des conseils, je suis à l’écoute à 100%.

Le FC Annecy de Laurent Guyot, tu le décrirais comment en quelques mots ?

On a une équipe qui joue sur les transitions et qui court beaucoup. On fait partie des équipes de L2 qui courent le plus. On joue avec nos armes et le bilan de ces 15 premières journées est plutôt satisfaisant. Certes, on a eu un début de championnat compliqué car on a entamé le championnat par trois défaites avant de décrocher deux nuls. Notre victoire à Dijon nous a fait beaucoup de bien. Cette saison, on a aussi battu QRM, et Guingamp au Roudourou. On reste sur deux bons résultats. Après avoir battu une belle équipe de Sochaux, on a fait un bon 0-0 à Caen.

On a donc a pu passer la trêve internationale hors de la zone rouge. On est 15e à l’heure où se parle, ça m’irait très bien qu’on finisse la saison à cette place car ça voudrait dire qu’on serait maintenu. Pour l’instant défensivement on n’est plutôt pas mal, on prend pas trop de buts [14 pions encaissés, soit deux fois moins que Sainté, ndp2]. J’espère que ça va continuer. On sait qu’on est tous perfectibles offensivement mais c’est compliqué de marquer [dernière attaque de L2 ex aequo avec Dijon et Niort, le FC Annecy n’a claque que 12 pions, soit 10 de moins que Sainté, ndp2]. On a vu lors de la Coupe du Monde que les équipes qui savent bien défendre comme le Maroc arrivent à gagner les matches.

Quel regardes portes-tu sur l’ASSE ?

Comme toute la France je pense, je ne m’attendais vraiment pas à ce que Sainté soit lanterne rouge de L2 après 15 journées. Franchement, ça me fait de la peine pour les supporters, qui sont vraiment incroyables ! J’ai deux ou trois oncles qui sont de vrais fans des Verts. Je ne m’attendais pas à avoir peut-être l’opportunité de jouer contre Sainté. A l’époque où je jouais sous le maillot vert, le FC Annecy évoluait en N2. Forcément, à cette époque qui n’est pas très lointaine, on ne s’attendait pas à voir le club affronter l’ASSE en Ligue 2.

J’ai suivi quelques matches des Verts, leur classement ne reflète pas leur niveau réel. C’est une équipe qui est prise dans une spirale négative, dans la continuité de ce qu’elle a fait l’an passé. Mais les dynamiques, ça s’inverse parfois. Franchement, c’est une bonne équipe. Ce n’est pas parce qu’elle est dernière qu’il faut la prendre de haut. C’est surtout un grand club. En tout cas, ce n’est pas une équipe qu’on prend à la légère. Loin de là ! Elle aura à cœur de rebondir au sortir de cette trêve inédite liée à la Coupe du Monde. L’arrivée de Gaëtan Charbonnier va sûrement apporter un vrai plus au groupe. Ça amène de la concurrence et la concurrence rend meilleur.

On se méfie des Verts comme on se méfie de chaque adversaire en fait. On sait qu’il y a de bons joueurs dans cet effectif stéphanois. Ce n’est pas parce que la mayonnaise n’a pas encore pris qu’elle ne finira pas par prendre. On est bien sûr sur nos gardes et impatients d’en découdre avec les Verts. Il y aura une belle ambiance au Parc des Sports. Cette belle affiche va évidemment attirer nos supporters et j’ai vu que les supporters stéphanois vont débarquer en nombre. Le public des Verts, c’est sans doute ce qui m’aura le plus marqué et il continue de me marquer. Ils étaient encore 20 000 contre Rodez lors de la dernière journée de L2. C’est beau quand même d’attirer autant de monde quand on dernier de L2. Dans quel autre club on verrait ça ?

Tu vois les Verts s’en sortir et sauver leur place en L2 ?

Nous à Annecy on est surtout focus sur notre opération maintien mais bien sûr je ne peux pas être insensible à la situation actuelle des Verts. L’ASSE, c’est un grand club français, j’espère qu’il va se maintenir. Maintenant, je suis 100% Annécien, si l’un des deux clubs doit se maintenir, je préfère que ça soit nous. L’idéal bien sûr, ce serait que les deux clubs se maintiennent. Pour le football français, ce serait bien que l’ASSE ne soit pas reléguée en National 1.

On sait que de nombreux clubs sont concernés par la lutte pour le maintien. Cette saison en plus c'est un peu particulier car il y en a quatre qui vont descendre. Le classement est serré, on voit que Sainté n’a que 4 points de retard sur le premier non relégable et que de notre côté est un petit point au-dessus de la zone rouge. Il ne faut pas oublier que les Verts ont démarré la saison avec 3 points en moins. Les Verts sont loin d’être morts, ils sont toujours vivants. On sait que le combat pour le maintien va être acharné et très long car il reste encore 23 journées de championnat.

Même s’ils sont actuellement derniers, les Verts ont eux aussi un super coach. Je n’oublie pas que c’est Laurent Batlles qui m’a lancé dans le football séniors lors de sa dernière saison à la tête de l’équipe stéphanoise, en 2019. Pour mon premier match de N2, il m’avait titularisé à Blois et on avait gagné 4-1. J’avais fait un décalage sur l’ouverture du score d’Alexandre Valbon. Je me souviens que notre capitaine Dylan Chambost avait été très bon, c’est d’ailleurs lui qui nous avait permis de reprendre l’avantage. Cette saison-là, j’avais fait aussi quelques entrées en jeu. Laurent Batlles a fait du très bon boulot avec la réserve de l’ASSE, il en fait de même par la suite à l’Estac en faisant monter Troyes dans l’élite.

Les débuts de Laurent Batlles à la tête de l’équipe première des Verts sont plus compliqués mais ça reste un excellent coach. Je lui souhaite de réussir à redresser le club mais le 26 décembre, tu l'auras compris, j’espère bien sûr une victoire d’Annecy. J’espère qu’on prendra les trois points face à ce concurrent pour le maintien. On aborde ce match comme tous les autres et en l’espèce notre motivation sera d’autant plus forte qu’on accueille un gros club qui a fait l’histoire du football français. On sera très motivés, ça c’est sûr !

As-tu gardé quelques contacts parmi les joueurs de l’effectif actuel stéphanois ?

Je suis toujours Aïmen Moueffek et j’ai aussi des contacts avec Etienne Green et Louis Mouton. Au-delà de leurs qualités sportives, j’apprécie aussi leurs qualités humaines. Je me retrouve dans leur simplicité et leur détermination. Ce sont des garçons qui ont un gros mental. Aïmen est un joueur pétri de qualités, j’espère qu’il sera débarrassé des blessures qui ont freiné son début de carrière. Je suis content que Louis ait eu pas mal de temps de jeu depuis le début de saison et je ne me fais pas trop de souci pour Etienne. Il a connu une trajectoire particulière. On connaît le foot, dès que tu brilles t’es encensé par tout le monde et dès que ça se passe un peu moins bien, tu te fais tailler par tout le monde. Etienne a perdu sa place de titulaire en cours de saison mais il garde la tête froide et continue de bosser. Dans des périodes comme ça, il ne faut pas prendre à cœur ce que disent les gens.

 

Merci à Zakaria pour sa disponibilité