Les Verts ont joué 30 minutes de haut niveau, en étant meilleurs que les Parisiens dans l'intensité, dans la maîtrise, comme aucune équipe ne l'a été contre eux en 2025...


Ce sont littéralement les mots de l'entraîneur parisien, qui a vu les protégés d'Eirik Horneland réussir une entame de match parfaite. Ce n'est pas une question de joueurs utilisés, car le 11 de départ étant celui habituel avec la seule absence de Bernauer, suspendu et remplacé par Batubinsika : 
 
 
C'est plutôt une question de volonté, d'approche tactique, car les Stéphanois ont privé leurs adversaires de ballon, les acculant dans leur moitié de terrain. Et l'ouverture du score par Stassin a été tout sauf le fruit du hasard, même si le positionnement de certains joueurs n'était pas forcément prévu :
 
 
L'action commence après une faute sur Davitashvili. Les Parisiens sont tous aux abords de leur surface, Pétrot et Batubinsika s'y rendent pour jouer de la tête le coup franc à venir. Mais l'ailier géorgien décide de jouer vite avec Ekwah...
 
 
... qui lui rend le ballon. Tardieu se trouve dans la même zone, mais il n'est pas utilisé, le ballon revient dans les pieds d'Ekwah. Les Parisiens et les quelques Verts attendent tous le centre sur les 16 mètres...
 
 
... mais c'est Cardona qui est recherché. Oublié par la défense et parfaitement trouvé par Ekwah, il entre dans la surface, mais son centre légèrement en retrait pour Stassin ne peut pas être bien contrôlé par ce dernier. Les Parisiens dégagent en catastrophe pendant que Batubinsika rentre dans la moitié stéphanoise. Le ballon est récupéré par Tardieu... 
 
 
... très facilement, car absolument tous les adversaires sont en train de défendre. Une petite phase de conservation Tardieu-Ekwah et des nouveaux appels effectués par leurs coéquipiers :
 
 
On note le manque de confiance parisien - les 10 joueurs de champ sont toujours dans leurs 30 mètres, ils ne remontent pas et la prudence des Verts qui gardent toujours 2 joueurs sur la ligne médiane (Nadé et Maçon avant, le dernier remontant maintenant que Batubinsika est revenu). Davitashvili fait un appel en profondeur dans la surface, Cardona un autre dans le couloir. C'est ce dernier qui est servi par Tardieu...
 
 
... mais il ne parvient pas à centrer. Alors il joue en arrière avec Tardieu, qui redonne le ballon à Ekwah. Une petite phase de conservation à trois avec Bouchouari et Nadé...
 
 
... rendue facile par le manque de présence des Parisiens, toujours très bas. Cette petite phase de possession vers la ligne médiane permet aux adversaires de remonter un peu leur bloc, mais aussi aux Verts de reprendre leurs places habituelles. Cardona se dirige donc vers l'aile droite et Pétrot, qui depuis le début de l'action s'y trouvait, commence à se déplacer vers la gauche. Mais ce mouvement permet aux Stéphanois de trouver des angles de passes intéressants, surtout dans un bloc en train de remonter :
 
 
Pétrot est dans la zone d'un défenseur central, Stassin et Cardona dans la zone de l'autre, Tardieu excentré dans le couloir gauche. Le jeu collectif est parfait, à une touche de balle et la défense qui monte laisse des espaces énormes dans son dos...
 
 
... pour Davitashvili et Stassin. Le premier est trouvé par Tardieu dans la surface et le deuxième est donc démarqué au moment de recevoir le centre :
 
 
L'ouverture du score des Verts est complètement méritée et si elle conclut une belle action collective, elle a été facilitée par le manque de rigueur défensive des Parisiens, mais aussi par le placement inhabituel de Pétrot suite au coup franc.
 
Trente minutes de haut niveau, avec une possession à l'avantage des Stéphanois et quasiment pas de tirs adverses, très inhabituel pour le PSG. Mais les Verts ont ensuite baissé d'intensité, les Parisiens ont pris le contrôle du match et les erreurs techniques défensives habituelles ont plombé le reste du match. Un nouveau penalty concédé, énormément de ballons perdus dans les propres trente mètres... avec comme conséquence logique une nouvelle lourde défaite. 
 
Seul point positif de la 2MT, le retour après longues blessures de Ben Old (entré à la place de Davitashvili) et de Wadji (à la place de Stassin) : 
 
 

Conclusions

 
Pendant une bonne demi-heure de jeu les Verts ont montré un visage impressionnant, avec une grosse maîtrise, avec une intensité qui a surpris leurs adversaires. C'est un style de jeu beau à voir et, surtout, un jeu que l'effectif actuel arrive à produire. Par contre, les joueurs ne peuvent pas tenir ce rythme pendant plus de temps et quand les rapports de force s'inversent, ces mêmes joueurs perdent leurs moyens. Ils enchainent les approximations techniques en défense, font des cadeaux aux adversaires, et le résultat est celui habituel depuis le début de la saison. Les intentions de jeu sont là, mais les résultats sont plombés par les erreurs individuelles...