Après avoir assisté au match qui a opposé ses deux anciens clubs dimanche soir à Geoffroy-Guichard, Jean-Pascal Mignot s'est confié à Poteaux Carrés.
Jean-Pascal, comment as-tu vécu cette rencontre très particulière de dimanche soir ?
Comme tu le dis, c’était une journée très particulière. J’étais un peu tiraillé mais je ne le cache pas, pour cette double confrontation, j’étais pour Auxerre. J’ai été très heureux pour l’AJA mais très triste pour Sainté. De toute façon, je savais que j’allais être triste d’un côté ou de l’autre quel que soit le dénouement. C’était vraiment un contexte très particulier pour moi. Sainté, ça fait partie de ma carrière. J’ai été tellement bien accueilli par les gens, par les supporters... L’ASSE, c’est un club qui me tient vraiment à cœur. Mais bon tout le monde sait que j’ai fait 20 ans de ma vie à Auxerre, que mes enfants sont nés là-bas. Depuis la fin de ma carrière j’habite à Auxerre. Ma femme est auxerroise. Il ne faut pas m’en vouloir. J’étais tiraillé mais j’ai des amis à l’ASSE, que ce soit dans l’effectif ou dans le staff. J’ai aussi des amis dans les partenaires du club, dans les supporters, dans les familles de joueurs. C’était terrible. Mes pensées vont à Romain, à Loïc bien sûr que je vois régulièrement mais aussi à tout le staff médical, à Thierry Cotte, etc. Je suis allé dans le vestiaire stéphanois à l’issue de la rencontre, je les ai un peu consolés. Je leur ai dit qu’ils allaient rebondir. Je sais qu’ils sont forts. Je leur ai dit que je croyais en eux.
T’as senti une très grande tristesse dans le vestiaire des Verts ?
À part les personnes avec lesquelles j’ai discuté et chez qui j’ai senti vraiment leur profond attachement au club, aux valeurs, au maillot. Les joueurs… Romain était très abattu. Les autres je ne peux pas vraiment juger en fait, je ne les connais pas, je n’ai pas discuté avec eux. Tu sais, Sainté vis aujourd’hui des moments ultra-compliqués car ça a été très mal géré en amont. Le pauvre Loïc, il est arrivé avec un chantier énorme depuis décembre. Pfff… Il est arrivé dans un club en lambeaux. Il a retrouvé un effectif en lambeaux. Ils ont fait ce qu’ils ont pu mais regarde ce que Claude Puel en avait fait depuis deux ans et demi. C’était une horreur. Une horreur ! Pour moi, Claude Puel est le seul et unique responsable de ce fiasco. Dès le départ, j’ai trouvé que c’était une erreur de casting. Après, on peut dire que les dirigeants qui l’ont choisi se sont trompés également. Mais bon, après c’est un technicien, normalement il doit faire quelque chose. Mais il a fait de la charpie du club !
Claude Puel porte évidemment une part de responsabilité dans ce cinglant échec mais faut-il pour autant dédouaner les autres ? Les présidents ont aussi été défaillants, les joueurs très médiocres, le mercato guère inspiré. Et au final Pascal Dupraz n’aura pas fait beaucoup mieux que Claude Puel…
Écoute, moi je mesure l’impact du travail de Claude Puel : c’est une catastrophe. Une colossale catastrophe ! Honnêtement, Pascal Dupraz a fait ce qu’il a pu avec ce qu’il avait. Il a failli réussir son coup alors que le club n’avait que 12 points en 18 matches. Il a quand même pris 20 points, et au final ça se joue à rien. Malheureusement il n’a pas réussi à sauver le club pour diverses raisons. L’une d’entre elles c’est d’avoir eu un effectif avec 17 joueurs en fin de contrat. Je trouve ça hallucinant. Tu te rends compte de l’impact que ça peut avoir sur les joueurs en fin de saison et là pendant les barrages ? La mentalité, ne pas se blesser pour le club d’après… Forcément on n’est pas à 100%. Et ça, Dupraz, qu’est-ce qu’il y peut ? Cette situation, il l’a héritée de Claude Puel. C’est à lui qu’on avait donné les clés du camion. Une fois encore, pour moi, c’est le seul responsable ! Je suis catégorique, c’est de la faute de Puel. C’est un professionnel qui a échoué, qui a défailli.
Moi je ne comprends pas qu’on lui ait donné les clés du camion. À chaque fois qu’il s’est fait remercier, il lâchait des clubs dans ses situations critiques. Je ne comprends pas. Les gens ne regardent pas, ne suivent pas le foot ou quoi ? C’est très étonnant de donner les pleins pouvoirs à un entraîneur qui a été remercié plusieurs fois dans des climats de grande tension. C’est pas possible ! Je me pose des questions en fait. Ça m’alerte ! Moi j’avais déjà des renseignements sur le manager qu’il était et c’est pour ça que j’avais déjà dit à l’époque de son arrivée à Sainté que c’était une erreur de casting ! C’est pas possible ! C’est lui qui a voulu déséquilibrer l’effectif, qui n’a mis que des jeunes. Mais ce n’est pas comme ça le foot, c’est pas possible !
Le foot ça doit être une osmose entre plein de joueurs, tu ne peux pas mettre que des jeunes. Du coup les cadres qu’il avait sortis ou qu’il a virés, quand il les remettait, après, en cours de route, comment voulais-tu qu’ils soient performants ? Tu ne donnes pas la confiance et après tu attends que les mecs soient bons ? C’est pas comme ça que ça fonctionne, bon sang ! Je te donne un avis tranché car j’ai été joueur. Et un joueur, en plus cadre, il a besoin de confiance, d’avoir de l’importance. Tu sais, j’ai échangé avec plusieurs joueurs quand Puel étaient là, je sais très bien comment il était. On est loin du management qu’avait Christophe Galtier, là !
Christophe m’avait recruté en tant que joueur expérimenté, avec du vécu en Ligue 1, un mec posé. Il attendait de moi que je fasse le boulot sur le terrain comme en dehors. C’est-à-dire dans le vestiaire, être rassembleur, être un cadre de l’équipe. Je n’ai pas su être le joueur sportif qu’il a voulu. Au bout d’an et demi, quand ça n’allait plus, il m’a sorti mais il a su me manager comme un grand manager. Il m’a gardé dans le projet, il me parlait beaucoup. C’est difficile d’enlever un cadre de l’équipe titulaire. C’est très difficile mais lui il a su le faire avec tact. Il a su me donner de l’importance. Il avait besoin que j’accompagne les plus jeunes, que je sois un élément moteur dans le vestiaire. Voilà, c’est ça qu’on attend d’un manager. Ce n’est pas punir les plus vieux parce que tu sais que les jeunes sont malléables et que les anciens joueurs vont ouvrir leur gueule quand il y a quelque chose à dire. Et ça, si tu n’es pas capable de le supporter, tu préfères les virer ? Mais non, ce n’est pas ça le management. Moi j’en veux à Puel car il a mis l’effectif dans un état catastrophique ! Il a tué le club. Ça je l’ai en travers.
On te sent vraiment touché par ce qu’est devenue l’ASSE, toi qui l’a connue à l’époque du galtierisme triomphant…
Ah mais t’imagines même pas ! Moi je suis très attaché au club de Saint-Etienne. Quand on dit « Vert un jour, Vert toujours », je le ressens dans mes veines. J’aime profondément ce club. Si un jour je devais habiter autre part qu’Auxerre, ce serait à Sainté. J’ai adoré mon expérience stéphanoise, j’ai découvert des gens incroyables ! J’ai plein d’amis à Sainté. J’aime le club, l’institution… tout ! Je suis tellement triste et déçu pour les amoureux du club, même les salariés, les administratifs, bref de tous les gens qui indirectement vont souffrir de cette situation. Je pense à tous ces gens-là, à tous les supporters, évidemment. À tous les partenaires. Moi j’ai des copains qui sont partenaires et supporters. Ils achètent des loges, ils mettent des sous dans le club. Quand j’ai été les voir après le match, j’étais profondément triste pour eux.
Et bien sûr j’étais triste pour Loïc. J’ai discuté avec lui, je lui ai dit de prendre quelques heures pour digérer et se remettre au boulot direct pour se mettre la tête dans le guidon et rebondir le plus vite possible. L’année prochaine, comme tu le sais, il n’y aura que deux montées. Il faut qu’il ait un effectif béton parce que la Ligue 2 c’est très dur. Moi je l’ai suivie pendant six ans avec Auxerre, j’étais très proche du club. La L2, crois-moi, c’est très, très difficile. C’est pour ça que j’ai dit à Loïc que ce serait bien qu’il fasse son nouveau staff et son effectif le plus tôt possible, pour pouvoir créer un groupe avant une équipe. Créer un vrai groupe, solidaire, qui se sente concerné. Créer une mentalité, retrouver un état d’esprit où l’institution, le club passent devant. Pour moi, c’est primordial ! Car l’effectif qu’il y avait là, ça n’allait pas.
Loïc en avait évidemment conscience mais je pense qu’il a aussi besoin de l’entendre par ses amis, qui prennent un peu de hauteur et ne sont pas dans l’œil du cyclone. Moi je suis tous les matches de Saint-Etienne, je suis allé voir des matches des Verts en début de saison. Je suis très proche de l’équipe, j’aime ce club. Avant le match de dimanche, j’ai été faire une séance de dédicaces au Musée des Verts. Il est top d’ailleurs ce musée, il faut saluer le travail entrepris par Philippe Gastal et son équipe. Je me suis rendu compte à cette occasion que les gens m’aiment beaucoup, ça m'a touché. Bien sûr, je n'ai pas le talent d'un Loïc ou d'un Kurt mais j'ai mouillé le maillot, j'ai aimé défendre ce maillot vert. Je me suis défoncé pour, même si parfois j'ai eu des petis soucis. Moi j’aime beaucoup les gens qui sont venus. Parce qu’on a un attachement, une passion commune autour de ce club. Voilà, c’est fort !
Beaucoup de supporters considèrent que Roland Romeyer et Bernard Caîazzo portent une lourde responsabilité dans le fiasco de l’ASSE. Partages-tu leur point de vue ?
Je n’irai pas sur ce terrain-là. Certes, ils ont fait ce choix "funeste" de nommer Claude Puel entraîneur et manager général du club. Mais je n’oublie pas qu’ils avaient choisi Christophe Galtier et Jean-Louis Gasset, qui ont fait de très bonnes choses. Ce duo de présidents est en place depuis très longtemps. On assiste à une fin de cycle qui a de mon point de vue été précipitée par leur choix d’avoir nommé Claude Puel. Après, tout le monde a droit d’avoir du boulot, tant mieux pour lui que Puel ait eu Saint-Etienne. Je respecte ça. Ce n’était pas un bon choix mais peut-être que d’autres dirigeants l’auraient fait. Claude Puel a séduit Roland Romeyer et Bernard Caiazzo, peut-être qu’ils sont tombés sous le charme de ce technicien qui avait deux casquettes, entraîneur et manager général.
Même si ça se termine par une relégation, je n’oublie pas que les présidents auront quand même fait de belles choses. Bien sûr, ils ne sont sans doute pas exempts de tout reproche mais personnellement, j’estime que c’est un peu facile de tirer à boulets rouges sur eux. Leur place est très difficile, ils ont beaucoup donné de leur temps, de leur argent, même de leur santé. Prenons un peu de hauteur : ils ont fait gagner au club un titre, la Coupe de la Ligue. J'ai eu d'ailleurs le bonheur et l'honneur de faire partie de ce groupe. Aucun de leurs prédécesseurs n’avait réussi ça ! Le dernier trophée, ça remontait à l’époque de Roger Rocher, Robert Herbin et Michel Platini. Les présidents actuels ont redonné de la fierté au peuple vert. Ils ont retrouvé la Coupe d’Europe. Ce n’est pas parce que le club vient de tomber en L2 qu’il faut oublier tout ça !
Pour avoir discuté avec Romain dimanche, penses-tu qu’il a joué le dernier match de sa carrière à l’occasion de ce barrage retour ?
Tu vois, justement, c’est pour moi un des joueurs qu’il ne faut pas perdre. Certes sa saison a été fortement contrariée par ses blessures mais à moins qu’il n’ait plus envie, Romain fait partie de ceux qui ont vraiment l’amour du maillot. Ça fait dix ans qu’il est là, ça a été un joueur exemplaire. Je pense qu’il a un rôle à jouer en tant qu’ancien, il est à même de transmettre cette identité aux plus jeunes également. Certes, Romain n’a intrinsèquement rien à faire en Ligue 2, mais ce serait je pense une très bonne chose de le garder. Ce serait une plus-value. Je n’ai pas tous les tenants et les aboutissants de la partie contractuelle. Si j’avais des choix à faire, je garderais Romain, c’est sûr et certain !
Je souhaite plein de bonnes choses à Romain et Loïc, on a vécu tellement de beaux moments ensemble ! J’ai gardé des contacts avec de nombreux autres joueurs de cette période stéphanoise comme François Clerc, Jonathan Brison, Fabien Lemoine, Jessy Moulin, Renaud Cohade, Jérémy Clément, Paul Baysse, Franck Tabanou. J’en oublie, je vais me faire disputer (rires).
Comment as-tu vécu les graves incidents qui ont éclaté dès la fin de la séance de tirs au but dimanche dernier ?
J’ai très mal vécu ce qui s’est passé. J’étais au cœur du match, j’étais bien placé dans le stade. Quand on est rentré dans les salons, quand j’ai vu les petits enfants allongés par terre en train de pleurer... Non seulement ils étaient choqués mais en plus ils avaient reçu des bombes lacrymos partout. C’est scandaleux ! C’est honteux ! C’est irresponsable d’avoir pu laisser faire ça. Des responsabilités sont à engager, il faut trouver les responsables. Parce que le petit cordon de CRS, là, il est ridicule ! Ridicule ! Moi j’ai été outré, choqué par ce que j’ai vu. J’avais invité mes parents au match, quand je les ai vus pleurer pour ça, j’ai eu beaucoup d’émotions. J’étais en colère.
Je ne pas si tu rends compte mais à un moment donné on a été obligé de se replier dans les vestiaires. Moi j’avais été voir les gars des deux équipes, des deux clubs. À un moment donné, on s’est demandé si des mecs n’allaient pas casser les portes des vestiaires pour venir en découdre avec tout le monde. C’était dingue ! Dingue ! Moi j’y croyais pas en fait. On était comme dans un film. Et moi… ça ma fait beaucoup de mal. Ça m’a fait du mal à mon AS Saint-Etienne.
Aujourd’hui tous les médias mettent en exergue ces violents incidents d’après-match alors que franchement, le public de l’ASSE, il vaut des Coupes d’Europe tous les ans. J'ai encore pu l'apprécier ce dimanche depuis le stade, les supporters stéphanois ont fait le boulot. Tout le match, ils ont été derrière leur équipe. Franchement, j’étais fier d’eux. Sportivement, quelques joueurs ont été sifflés mais le niveau des joueurs était très, très moyen. Il faut absolument identifier les mecs violents qui sont les auteurs des débordements. Ce ne sont pas des supporters ces gens-là. J’espère qu’on va réussir à éradiquer cette violence. Il faut faire comme l’avait fait le PSG à un moment donné, il faut taper fort. Maintenant, ça suffit. C’est catastrophique de voir des scènes pareilles. Je pense que la Ligue a une responsabilité là-dessus. Il faut plus de huis clos, des pénalités de points.
Tu penses vraiment que des sanctions collectives et sportives sont la bonne réponse aux agissements violents d’une minorité d’abrutis qui balancent des projectiles sur la foule ? Pourquoi l’entraîneur et les joueurs auraient des points en moins alors qu’ils subissent comme tout le monde la situation ?
Non mais attends, à un moment il faut remettre l’église au milieu du village. Est-ce que tu trouves normal qu’on se fasse fouiller pour accéder aux salons de Geoffroy comme si on allait dans une prison, et que les autres ne le sont pas, introduisent sans problème des fumis, des pétards et tout ? Franchement, le club a une grosse responsabilité. Et qui dit club dit sportif. C’est anormal que des gens puissent introduire des projectiles dans les stades et les balancent sur le public. Non mais on va où là ? Moi je n’en pas envie de revivre les scènes que j’ai vécues dimanche soir. Elles donnent une image déplorable. C'est pas ça Geoffroy, c'est pas ça le peuple vert !
Moi ce que je retiens, c'est que les vrais supporters ont été exemplaires, ont soutenu leur équipe pendant 120 minutes. C’est d’autant plus remarquable que la saison a été mauvaise et très pénible sportivement. La ferveur du public stéphanois, c’est vraiment quelque chose. Quand j'ai connu ça en tant que joueur, le club était sur une bien meilleure dynamique qu'aujourd'hui. Les scènes de liesse dans toute la ville après notre victoire en Coupe de la Ligue, je n’avais jamais vu ça. J’en ai encore des frissons. Je garde de supers souvenirs de l’ambiance du Chaudron. J’ai notamment en tête ce match contre Montpellier où je m’étais employé comme d’autres à déneiger le terrain.
Comment vois-tu l’avenir de l’ASSE ? Quelle est la clé pour rebondir ?
Déjà, il faut voir s’il va y avoir un nouvel actionnaire, un nouveau propriétaire. Car ensuite tout le sportif découle des moyens qu’on y met. Le second point, c’est qu’il faut donner les clés à Loïc, tout simplement. Il ne faut pas qu’il ait les mains liées. Il a déjà des prérogatives mais pour l’instant il est encore sous couvert. Je pense qu’il faut le laisser travailler.
Laurent Batlles, avec qui tu as rejoué le 11 mai dernier à Andrézieux aux côtés de Jonathan Brison, Jérémy Clément et Renaud Cohade lors d’un match contre l'équipe de France militaire organisé par François Clerc, est pressenti pour succéder à Pascal Dupraz. Tu vois ça d’un bon œil ?
Oui, et on en parlé. J’avais déjà cette idée-là dans la tête depuis décembre. J’aimerais que le club retrouve une âme, une stabilité. Laurent a un profil de bâtisseur, il connaît la maison, il a fait de l’excellent travail avec la réserve stéphanoise, il a cet avantage d’être en terrain connu. Laurent coche toutes les cases et je pense qu’il avait déjà toutes les qualités pour une intronisation expresse dès cette saison mais il était encore en poste à l’Estac quand l’ASSE s’est séparée de Puel et cherchait un nouvel entraîneur. Je considère que ce n’était pas déconnant de prendre Dupraz à ce moment-là. On l’a pris comme pompier et il failli réussir la très délicate mission qu’on lui avait confiée, à savoir maintenir le club en L1. Mais les dés étaient un peu pipés, notamment à cause du problème contractuel, de cette liste incroyablement longue de joueurs en fin de contrat. On ne peut pas mettre ça sur le dos de Dupraz.
Tous les signaux sont maintenant au vert pour Laurent Batlles. Il est libre, il connaît bien la maison verte, il connaît pas mal de joueurs. Il habite dans la région et s’y sent bien avec sa famille. Il a l’expérience de la Ligue 2, il a réussi à faire monter Troyes. Tout est fait pour que Lolo soit coach mais il faut laisser du temps à ces bâtisseurs-là, à ces coaches qui ont besoin de s’inscrire dans la durée pour trouver l’équilibre, avoir les joueurs dont ils ont besoin. Le profil de joueurs en tout cas. Regarde Jean-Marc Furlan : il lui a fallu trois ans pour faire monter Brest, trois ans pour faire monter Auxerre. Il faut laisser du temps à des gens comme ça. Laurent a failli faire monter Troyes dès la première saison et y est parvenu dès la seconde. Il faut faire confiance à des mecs comme ça. Ils vivent foot, ils connaissent le monde du foot, ils sont portés sur le jeu et ils savent s’adapter aux nouvelles générations de joueurs.
Merci à Jean-Pascal pour sa disponibilité