Marat Izmailov wrote:Ce sont les sifflets qui les paralyse au point de ne plus arriver à aligner trois passes de suite ?
Le fait de ne pas pouvoir réaliser 3 passes de suite est avant tout significatif d'un manque flagrant de confiance (compréhensible au vu des dernières rencontres) ; or, les sifflets ont plutôt tendance à aggraver ce problème qu'à le résoudre. En plus d'être esthétiquement et moralement insupportables, les sifflets sont donc parfaitement contre-productifs.
Pour avoir assisté au match contre Caen, j'ai surtout eu l'impression que c'était le manque de mouvement des joueurs, pour rater sa passe encore faut il avoir quelqu'un à qui transmettre le ballon, et quand tout le monde se cache... mais cela revient peut-être au même, on pourrait invoquer un manque de confiance. Ce qui est troublant c'est de se demander pourquoi cet éventuel manque de confiance serait survenu ? Beaucoup ici à la vue des matchs restant à jouer nous voyaient déjà terminer troisième. Je pense que les joueurs auraient pu avoir cette même confiance ou en tout cas ne pas la perdre totalement. Le match de la métamorphose a été Caen qui succédait à l'élimination en Suisse. Ils prennent un but dans les derniers instants chez les helvètes mais jusque là ils font un match remarquable contre une solide équipe de niveau européen. Etre enragé et revanchard oui, mais perdre la confiance à ce point ???
Ce n'est pas à mon avis une question de confiance mais plutôt un syndrome post traumatique, devant Caen ils étaient dans un état de sidération. (que de souvenirs d'un topic sur Dsk avec un contradicteur délicieux mon bpounet du 92, je ne vais pas parler des lapins dans les phares d'une voiture car il va rappliquer, il croit encore à la réhabilitation de Dsk
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)
État de stupeur émotive dans lequel le sujet, figé, inerte, donne l'impression d'une perte de connaissance ou réalise un aspect catatonique par son importante rigidité, voire pseudoparkinsonien du fait des tremblements associés.
Au réveil, peuvent se manifester des troubles divers, tels que mutisme, hypoacousie ou amaurose.
Décrite par A. Fribourg-Blanc pendant le premier conflit mondial comme une inhibition totale mettant le sujet hors d'état d'avancer ni d'ébaucher un geste de défense, elle se rencontrait dans le cadre de l'ictus émotif (E. Dupré) ou de la terreur catalepsiante des auteurs français classiques. Il s'agit en général d'une réaction à un traumatisme psychique majeur (guerre, catastrophe, deuil subit, etc.)
http://www.psychologies.com/Dico-Psycho/Sideration
Donc dans l'état de sidération, il faut faire réagir la victime, la tirer de son mutisme, la piquer, les sifflets en ce sens me sont apparus justifiés ce jour là
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Devions nous ne rien tenter et laisser le lapin dans les phares ?
Il a terminé malgré tout sous les roues normandes mais nous avons essayé de le sauver.
Même si les sifflets étaient moralement inacceptables, nous étions dans un cas de force majeure exonérant la responsabilité des siffleurs. On aurait pu reprocher aux présents au stade la non assistance à personne en danger.
Sur la considération esthétique, tout dépend de ce qui conduit à siffler, si notre sentiment est pur et altruiste alors le mouvement est beau et comprend une certaine grandeur artistique
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