@jeanseb : bien sûr que non. Pour dire ce que tu dis, c'est que tu n'as jamais regardé de près ou de loin comment se passe la réalisation d'un projet de ce genre. Cette histoire d'indemnité n'a rien à voir en l'espèce. Dans le cas d'Ecomouv, il s'agit d'un engagement pris par l'Etat auprès d'une entreprise qui n'a certes pas à pâtir des conneries de l'Etat. Situations radicalement différentes.
Et même s'il était pertinent d'un point de vue utilitaire, au nom de quoi, du point de vue
de la liberté et de la démocratie, peut-on justifier le réaliser contre l'avis des personnes qui habitent dans le territoire ?
D'ailleurs, tu te contredis toi-même : ce n'est pas le rôle de l'Etat, OK ; alors pourquoi l'a-t-il imposé, et pourquoi est-ce de la faute aux "anti" si l'Etat (et la puissance publique en générale) l'a imposé ?
Quand un groupe de personnes, fût-il majoritaire ou dans le juste, impose à d'autres personnes un projet aussi structurant sans débat, il ne peut pas y avoir de liberté. Reconnaître à un groupe "éclairé" le monopole de la définition de l'intérêt collectif, et accepter qu'il l'impose aux autres sans discussion, c'est effectivement comme ça que fonctionne le capitalisme tel qu'on le connaît, et telle que l'UMP le promeut (je ne connais pas assez le PLD pour avoir un avis dessus
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). Ca ne vaut pas mieux que le communisme que tu pourfends à longueur de posts !
Les élus, territoriaux et nationaux, sont censés être les garants de l'intérêt général. La réalité est autre : ils poursuivent tout autant des objectifs personnels. La liberté politique ne consiste pas à confier à d'autres un chèque en blanc pour faire ce qu'ils veulent.