Rencontré jeudi dernier soir à la terrasse d'un sympathique restaurant héraultais, Olivier Dall'Oglio a consacré 90 minutes hors temps additionnel aux potonautes pour répondre à leurs questions. Dans le troisième et dernier volet de cet entretien, on revient principalement sur ses 6 derniers mois à l'ASSE.
Ton successeur Eirik Horneland a dit qu’il n’était pas associé au recrutement. Est-ce de la langue de bois, ou bien était-ce aussi ton cas ? (Olaf)
Effectivement, ça a changé. Avant, il y a quelques temps, on était largement associé au recrutement. C'est intéressant de s'y associer parce qu'en fait suivant ton effectif tu seras plus ou moins en danger. Il est donc très intéressant de se pencher dessus. De moins en moins les coachs sont concernés, on les met de plus en plus de côté. Moi j'insiste pour participer. Ça veut dire qu'en vacances je prends mon ordinateur, je prends mon téléphone, je regarde des vidéos et je donne mon avis là-dessus. Je pense que maintenant, aujourd'hui - je passe sur un cas général - même si l'entraîneur s'investit beaucoup dans le recrutement, ce n'est pas lui qui a les cordes de la bourse et ce n'est pas lui qui décide vraiment.
On m'a donné des listes de joueurs. Avec mon staff on a passé des heures à visionner des montages vidéo et après on donnait notre avis sur le numéro 1, le numéro 2, le numéro 3. Mais je ne suis pas sûr que notre avis soit pris en compte aujourd'hui… A Saint-Etienne j’ai fait des suggestions, je me suis investi, j’étais présent. J'ai associé mon staff là-dessus parce qu'il y avait mon avis, puis après l'avis de mes adjoints par rapport à ce qu'ils voyaient. On avait aussi des données physiques des joueurs, aujourd'hui on a beaucoup de renseignements. Après c’était aussi intéressant de se renseigner sur la mentalité des joueurs donc ça on le faisait avec Perrin. Mais au final ce sont les dirigeants qui décident. On participe, on donne notre avis mais au bout du compte on n’a aucun pouvoir décisionnaire.
Tu réclamais des joueurs avec plus d'expérience à Kilmer lors de leur arrivée, mais avec le recul, ne penses-tu pas avoir toi-même manqué d'expérience pour gérer au mieux la période de transition liée à l'arrivée de Kilmer et mieux composé avec leur vision du foot ? (Wert)
Mais comment faire ? C’est difficile… Donne-moi une solution ! On fait tous des erreurs, moi aussi j’ai dû en faire. Il y a eu des erreurs de recrutement. Tu as des dirigeants qui sont là, qui viennent, qui sont nouveaux, qui ont leurs idées qui sont présents et qui sont décideurs. Toi tu donnes ton avis au quotidien : « ça, ça me plait, ça ne me plait pas, ce fonctionnement me plait, pas celui-là ». Tu essaies d'influencer au maximum mais ce sont les dirigeants qui décident. Après, ils ne décident pas du système de jeu… mais ils te donnent leur avis quand même… (rires)
C'est ce qui est surprenant parce qu'en fait, dans des clubs qui fonctionnent bien, chacun est à sa place : le président préside, l’entraîneur entraîne. Quand on commence les uns les autres, parce que chacun a un avis sur le football, à vouloir influencer les décisions sportives, ça peut être compliqué. On me posait des questions, je répondais aux questions maintenant c'était moi qui décidais comment on jouait. J’y tenais. Ça plait ou ça ne plait pas, peut-être que ça n’a pas plu.
Quels étaient tes rapports avec les dirigeants ? (Tom)
Nos rapports étaient très cordiaux et le sont restés jusqu’au bout. Même le dernier jour quand ils m’ont viré après la défaite à Toulouse, on a discuté pendant deux heures. Ils m’ont redonné leur vision des choses, je leur ai redonné la mienne. Ce n’était pas la même. Un an et demi plus tard, je ne suis pas sûr qu’ils aient aujourd’hui la même vision que ce qu’ils me disaient à l’époque.
Finalement qui faisait quoi dans l’organigramme ? (Tom) Loïc Perrin a le titre de directeur sportif mais le vrai boss du sportif, c’est Huss Fahmy, non ? (Poteau droit)
Perrin est là au quotidien, il vient voir les entraînements, il suit le recrutement, il regarde un petit peu les jeunes et il est en relation avec les dirigeants comme Huss Fahmy et Jaeson Rosenfeld. Huss et Jaeson ne sont pas là tous les jours mais quand ils arrivent ils prennent complètement le relais, ils organisent des réunions, ils donnent des directives. Le vrai directeur sportif, c’est les deux. Ce sont eux deux qui prennent les décisions. Huss qui est à la base un avocat d’affaires et Jaeson un entrepreneur.
On a le sentiment que tu aurais été plus à l’aise dans un projet où là direction sportive et le pouvoir de décision seraient incarnés par un ancien joueur pro comme Mathieu Bodmer à Caen, Greg Lorenzi à Marseille ou encore Jean-Louis Leca à Lens (Poteau Gauche).
Non mais moi je suis prêt à discuter de football avec tout le monde. Ce que les dirigeants de KSV ont mis en avant, c'est qu'ils avaient l'expérience d'Arsenal et du Milan AC. Simplement on n’est ni à Arsenal ni au Milan AC. On est dans la Ligue 1, dans la Ligue 2, des championnats que je connais bien. On est en France et il y avait des particularités qu'il ne fallait pas négliger. Jouer en première division quand on monte, ce n'est pas facile. C’est même très difficile. J'avais l'impression qu'ils n'avaient pas pris la mesure de la Ligue 1. J’avais la même discussion avec Loïc. Je disais qu’on allait certainement se planter parce qu'il manquait trop de joueurs d'expérience et qu'on partait avec un effectif trop faible.
Outre Yunis Abdelhamid qui n’a hélas pas répondu aux attentes, quels autres renforts (noms et/ou postes) avais-tu ciblé pour assurer le maintien ? (Tom Bombadil)
Je n’ai pas ciblé spécialement de joueurs. On m’avait donné les listes suivant les postes. J’ai travaillé sur ces listes-là, des listes sur lesquelles Perrin avait travaillé toute l’année avec ses scouts. J’ai donné mon avis sur tous les joueurs en les classant par ordre de préférence. Et ensuite des décisions ont été prises… Pour revenir sur le cas de Yunis Abdelhamid, il s’est retrouvé isolé en tant que leader. Il a voulu faire beaucoup de choses, il a invité les joueurs, a discuté beaucoup avec eux. Il les a invités au resto, il a créé une animation. Je lui avais dit de faire attention, qu’il risquait de s’épuiser à tenir seul ce rôle-là. Il s’est fatigué, a perdu confiance sur le terrain, et ça a été compliqué pour lui…
Aurais-tu souhaité reconstruire le secteur défensif de manière plus large au cours du mercato estival 2024 ? (Friteuse) En faisant venir Mathieu Udol par exemple ? (Poteau gauche)
On l’avait effectivement ciblé mais il avait d’autres ambitions. On était proches de lui mais il y a des choses qui n’ont pas pu se faire. Le joueur aurait été intéressé mais il a eu quelque chose de mieux qui est arrivé. Mais quoi qu’il en soit, pour moi il aurait fallu qu’on arrive à recruter un joueur d’expérience par ligne.
Est-ce que Nanasi était réellement suivi ? (Kabigon)
(Rires), Ecoute, non ! Alors ça, ça m'a toujours bien fait rire. Il n'a jamais été sur aucune liste. C'est parti d’une rumeur sans doute sur internet, je ne sais pas. Je croisais des supporters qui me disaient : « il ne faut pas nous mentir, on est sur Nanasi. » Il y’avait même une chanson sur ce joueur, c'était un truc de dingue. Mais non, on n’a jamais été sur ce joueur. Sinon je l’aurais dit.
As-tu eu l'impression de devoir adapter tes principes de jeu face à la difficulté de la Ligue 1 ? Si oui, à partir de quel match ? Cette problématique a-t-elle été évoquée frontalement au sein du club ? (Friteuse)
En fait, quand tu es dans cette situation-là, avec l'effectif qui est renouvelé, tes principes de jeu, tu les mets de côté, tu essaies d'être le plus pragmatique possible. Le plus dur, c'était de pouvoir juger le niveau de l'équipe, match après match, et de voir ce qu'on pouvait faire, mais ce n'était pas évident. Ce n'était pas évident de pouvoir juger, de dire est-ce qu'on va pouvoir être plus offensifs, est-ce qu'il faut rassurer l'équipe en étant plus solidaires défensivement, parce qu'on avait quand même des gros soucis défensifs. Pfff, c'était vraiment un casse-tête !
Alors qu'il n'avait jamais été titularisé en L2, tu as décidé de titulariser Mathis Amougou toute la première partie de saison. Était-ce un vrai choix ou était-il guidé par la volonté de la Direction de mettre le joueur "en vitrine" voire de lui offrir du temps de jeu pour qu'il accepte de prolonger ? (Parasar)
C'est sûr que c'est une discussion avec les dirigeants, parce que c'était un joueur qui devait re-signer, un joueur du club. Effectivement, on en a beaucoup parlé. Moi, ma priorité des priorités, c'était le maintien. Les dirigeants ont poussé pour qu’Amougou joue un peu plus souvent. Je pensais qu'il pouvait, en faisant quelques matchs, progresser un peu plus vite, et nous aider assez rapidement. Maintenant, c'est un jeune joueur, il a découvert le haut niveau. Il lui a manqué quand même pas mal.
Comment expliques-tu qu’on n’ait pas réussi à enchainer lors de notre demi-saison en Ligue 1 ? On a senti l'équipe réagir après de grosses défaites, mais ensuite très vite retomber dans ses travers. Défaite 4-0 face à Brest, puis victoire contre Lille, puis lourde défaite contre Nice, puis nul méritoire à Nantes et victoire contre Auxerre, puis de nouveau défaite contre Lens et Angers. On a l'impression que tu trouvais la formule sur certains matchs mais qu'au match d'après tout s'effondrait de nouveau... (Nemo42)
Il n'y a pas de formule. En fait, on avait une sorte de fragilité qui apparaissait parfois dans certains matchs. C'est vrai que face à certaines individualités en face, on était en difficulté, notamment dans les duels. On perdait beaucoup de duels, après on s'exposait. Il y a certains matchs qu'on a gagnés, comme contre Strasbourg à la maison. On arrivait à s'accrocher avec beaucoup de volonté, mais c'est vrai que ça n'a jamais été quelque chose de fluide.
Si tu pouvais effacer un seul match de ton passage à Sainté, lequel disparaitrait ? (Thomi)
Le 8-0 qu’on a pris à Nice. Un vrai cauchemar. Il y avait de la réussite en face, mais nous, on a été en dessous de tout. Il n'y avait plus personne sur le terrain. C'est vrai qu'on s'est sentis sur le banc avec beaucoup d'impuissance…
Que dit-on dans le vestiaire ou plus tard si on ne souhaite rien dire à chaud, après un match comme celui-ci ? (nyme)
On met tout le monde devant ses responsabilités, c'est clair. Nous, en tant que staff, en tant qu'entraîneur, on sait qu'on est les premiers à être exposés dans ce genre de situation. Et puis après, on travaille un peu aussi sur le côté honneur, fierté. Parce que sur ce match-là, on ne s'est pas battus, même s'ils étaient plus forts que nous. On ne s'est pas battus pour s'accrocher ensemble. Donc c'était une sorte de démission et ce n'était pas acceptable. Pour n'importe quel club, et particulièrement à Saint-Etienne bien sûr, par rapport au respect des supporters, ce n'était pas acceptable.
La saison de Ligue 1, fin novembre – début décembre, on a pu te sentir un peu résigné, à la fois dans le discours et dans les ambitions de jeu très limitées affichées contre Marseille en championnat (défaite 0-2), comme si tu savais que tes jours comptés. Était-ce effectivement ton état d'esprit ? (Parasar)
Quand tu es entraîneur, que tu connais ton effectif, que tu vois comment ça évolue, tu te doutes, tu sais à peu près les forces et les faiblesses et tu sais jusqu'où ton équipe peut aller. Je sentais qu'effectivement on plafonnait bien et que malgré tous les efforts, c'était un peu compliqué. Après, mon attente était sur le mercato d'hiver. Je pensais que sur ce mercato, si on était assez intelligent, on pouvait recruter 2 ou 3 joueurs, surtout que le club avait les moyens de recruter, et en fait on pouvait se stabiliser. On a souvent vu par le passé des clubs en difficulté la première partie de saison se sauver grâce à un bon mercato d’hiver.
Les Verts notamment, la saison 2017-2018 (José).
Exactement. Mais sans faire un recrutement comme l’avait fait à l'époque Jean-Louis, on aurait pu trouver 2 ou 3 joueurs plus solides et se stabiliser. Parce qu'en fait, le jour où je suis démis de mes fonctions, on est à Toulouse, on perd à Toulouse, mais on ne fait pas un mauvais match.
Le match à Toulouse, marqué par le premier but de Stassin, aurait pu ou dû se terminer par une victoire. Penses-tu que l'issue de ce match a conditionné ton départ ou était-il déjà acté ? (Tom Bombadil)
Je ne sais pas si mon sort était déjà scellé quand bien même on aurait gagné au Stadium. Et je ne cherche pas à le savoir en fait ! Je connais le métier d’entraîneur, je sais qu’on est exposé, qu’à tout moment on peut sauter. Même quand il reste beaucoup de matches pour redresser la barre. On a vu qu’à Nantes l’entraîneur a été limogé au bout de 3 journées de L2. Pour revenir sur la fin de mon aventure stéphanoise, j’aurais bien aimé au moins avoir la chance de pouvoir avoir les recrues. Je crois qu'il y a Cardona qui est revenu…
Ce match perdu de peu à Toulouse ne portait-il pas les germes d'un futur redressement/lancement de saison ? (biboutitou)
Il y avait des choses intéressantes dans ce match-là. Après avoir ouvert le score, on a perdu encore un peu naïvement et sur des duels. On n’a pas été assez solides pour teni ce résultat, mais j'avais vu des choses très positives. Les dirigeants aussi l'avaient vu certainement, ils étaient dans les tribunes.
Quel regard poses-tu sur Lucas Stassin ? Comment expliquer qu’il ait explosé en deuxième partie de saison, après ton départ, alors qu'il n'était pas un titulaire indiscutable avec toi ? (biboutibou, Faiseur de Tresses)
C'est un garçon qui, comme beaucoup de recrues, est arrivé un peu timidement, doucement, et qui avait besoin de s'adapter. Beaucoup de joueurs qui arrivent comme ça, suivant leur caractère, notamment les attaquants, les buteurs, ils ont souvent besoin de se mettre en action, il leur faut plusieurs mois. Et effectivement, il a fait une deuxième partie qui était très intéressante, il a pris confiance aussi, c'est important d'avoir confiance. Il a certainement bénéficié du travail qui a été fait avant, il a mangé son pain noir aussi, il a été mis en concurrence, ça a été difficile pour lui, donc il s'est accroché, il a passé un cap, c'est clair.
Son départ le dernier jour du mercato a été diversement apprécié par les potonautes, pas mal déplorent son départ et le fait qu’on ne l’ait pas remplacé. T’en penses quoi ? (Aloisio)
Il y a le côté sportif et le côté financier qui rentrent en jeu aujourd'hui, il y a des discussions dont on ne connaît pas toujours les secrets. Qu'est-ce qui s'est décidé par rapport à ça ? Je ne sais pas, je ne sais pas trop. Aujourd'hui, c'est vrai qu'en tant qu'entraîneur, il vaut mieux avoir un effectif le plus solide possible, ça c'est sûr, parce qu'en fait, on n'est pas à l'abri d'une blessure importante.
Le mercato hiver peut permettre alors de pallier ce problème (Poteau Gauche)
Mais parfois pour un entraîneur le mercato d’hiver tu n’y arrives pas ! (rires) C'est pareil, je sais que quand on avait recruté Ben Old. On savait que c’est un Néo-Zélandais international, Parfois il jouait avec sa sélection en Nouvelle-Zélande, parfois il jouait dans les îles Tonga, parfois dans les îles Fidji, c'est-à-dire qu'il avait encore 6 ou 7 heures d'avion. Il revenait et tout. C'est un joueur qui était fatigué, qui s’est sérieusement blessé, il a été indisponible de longs mois et on ne l’a pas remplacé…
Tu as réussi à faire monter le DFCO et l’ASSE mais ces deux clubs en guise de cadeau t’auront viré juste avant les fêtes de fin d’année. Quel limogeage as-tu vécu le plus douloureusement ? (Barre Transversale)
Je ne m’attendais pas du tout de me faire virer de Dijon parce qu'en fait, on sortait d'une très bonne saison. Après, c'est vrai que là, sur la demi-saison, on s'est planté sur recrutement, moi le premier. Mais je ne m'y attendais pas du tout, parce que j'avais quand même un peu de crédit par rapport à tout ce que j'avais vécu avec le Président. Ce limogeage a été difficile pour moi parce qu’on avait construit quelque chose. Je suis resté neuf ans et demi en tout au club. La première année j’étais l’adjoint de Patrice Carteron, on est monté. La deuxième année, je me suis occupé du centre de formation, et à partir de la troisième année, j'ai repris l'équipe, qui descendait de Ligue 1 en Ligue 2.
A partir de là, on a reconstruit quelque chose. On est remonté, on a montré un beau visage dans l’élite. Je savais qu'en partant du club de Dijon, on allait déconstruire ce qu'on avait fait, c'est-à-dire qu'on changeait complètement de mentalité, de coach, de jeu, de fonctionnement… La direction du DFCO a voulu tout modifier. Grosse erreur. A Sainté, le contexte de mon limogeage a été différent. Je n’avais pas la même antériorité dans le club, on n'avait pas vraiment de résultats, il y avait des changements de dirigeants. Je pense que s’il n'y avait pas eu un changement de dirigeants, avec les mêmes résultats, je serais peut-être resté.
Malgré ton éviction, ne souhaites-tu que de bonnes choses à l’ASSE ? Restes-tu supporter stéphanois ? (José)
Bien sûr ! À vie ! Je l'étais déjà avant. Sincèrement je ne souhaite que de bonnes choses aux Verts. L’ASSE redeviendra un club européen, ça s’est clair. J’ai été déçu, parce qu'en fait, on ne m'a pas trop écouté, malheureusement. Je pense que j'ai dit beaucoup de choses sensées. Si on m'avait un petit peu écouté, je pense sincèrement qu’on aurait eu de bonnes chances de rester en Ligue 1 et d’y être bien installé à l’heure où se parle. Mais je me suis retrouvé un peu esseulé à essayer de dire certaines choses. C'est mon ressenti, mais bon, on peut me rétorquer plein de choses, y’a pas de problèmes !,
Merci à Olivier pour sa disponibilité
Potins