
SuperFriteuse, de ce que je lis de tes messages, il me semble que t'adapteras en effet parfaitement en prépa, en tout cas tu rentreras dans le système ; pour le volume de travail, ça ne dépendra que de toi.

Je m'arrête là-dessus :
"L'une des choses qu'apprend l'école, c'est aussi d'avoir l'intelligence de savoir se conformer à un critère généralisé. Un gars très intelligent qui ne voudra pas se conformer au système de notation actuel, c'est certes rageant car il aura plus de mal à faire ce qu'il mérite dans la vie, mais ça restera lui le responsable, pas le système scolaire."
Je suis en total désaccord avec ce paragraphe : il n'y a rien d'intelligent à savoir se conformer, c'est au contraire une forme d'aliénation, comme le dit très bien Mick ! (le coup du "pour apprendre à se taire, l'école n'est pas mal dans le genre" je le ressortirai au prochain prof qui me rappellera mes incessants bavardages

Pour revenir sur le système basé sur la progression proposé par Olaf : je rajouterai pour l'anecdote qu'Olaf et moi-même avons eu un prof de sport au collège qui appliquait ce principe, plutôt que de suivre des barèmes parfois aussi arbitraires que stupides. C'est, pour ma part, l'année où j'ai eu les meilleures notes dans cette matière, et surtout où j'y ai pris peut-être le plus de plaisir.
Mick, je pense que supprimer purement et simplement les notes jusqu'à 18 ans serait une grosse erreur. Le "monde" décrit par SF et que tu prétend inexistant existe justement : SuperFriteuse doit le voire au quotidien pour le décrire aussi précisément, comme je l'ai vu moi-même quelques années auparavant.

Par contre je te rejoins sur le fait que des mauvaises notes peuvent décourager, voire traumatiser de jeunes enfants ; il faut avoir une certaine maturité pour comprendre que la note ne fait pas tout, surtout que souvent les parents réagissent bêtement face à une mauvaise note.
Je pense que l'école primaire devrait servir de transition : augmenter la quantité de travail noté petit à petit, tout en faisant comprendre à l'enfant que la note ne doit être que l'indicateur d'une progression, et pas une finalité en soi. Sur 5 ans, il y a quand même du potentiel à trouver de ce côté. Et il faut surtout arrêter de diaboliser les "mauvaises notes" au quotidien, avec beaucoup de pédagogie, notamment auprès des parents ; supprimer ce principe de "moyenne" à atteindre, valoriser au contraire les progressions (passer de 4 à 9 est plus valorisant que de 17 à 11) ; chercher à comprendre les raisons d'un éventuel "échec" plus que d'accuser immédiatement un manque de travail. Chercher plutôt quels enseignements plaisent à un élève, et sous quelle forme, me semble bien plus approprié. Faire travailler les enfants en groupes aussi, avec une surveillance de l'enseignant qui peut les modifier suivant les rythmes de progressions et affinités de tous : cela permettrai au élèves en difficultés de profiter de l'aide des plus à l'aise, et aux derniers de se "perfectionner" en guidant les autres. Je sais par expérience qu'on apprend beaucoup sur un sujet que l'on croyait maîtriser lorsqu'on essaie de l'expliquer à des personnes ne le maîtrisant pas.
Il ne faut pas tout noircir, de nombreuses personnes mettent en place certains de ces principes, mais pour cela, il faut une disponibilité très importante des enseignants vis à vis des élèves - c'est d'ailleurs le point clé, plus que le système éducatif ou d'évaluation en soi - , or avec des diminutions d'effectif on se dirige plus vers des classes à 50 pour un enseignants que vers un "idéal" d'un enseignant pour un élève. Le manque de moyens mis en œuvre, dans ce domaine comme ailleurs, reste le problème principal.