Ulysse42 wrote:Un des soucis de nos société est justement qu'on est passé de l'enfant non considéré comme tel il n'y a encore pas tellement longtemps quand les vacances scolaires étaient faites pour laisser les enfants bosser aux champs quand on avait besoin d'eux, à une société d'enfants rois où la moindre contrariété les traumatise les pauvres choux. Si on lui met une claque il sera traumatisé, si il a pas un papa et une maman aimante il sera traumatisé, si on lui met un 0 parce qu'il fout rien en cours, il sera traumatisé, si il insulte un prof qui lui met une claque, oulala la c'est plus un traumatisme, c'est une agression en règle et faut faire intervenir un psy.
Laissons les enfants vivre, arrêtons de penser que les spécialistes et psychologues savent mieux qu'eux ce qui est bon ou pas pour eux, et tout ira mieux vous verrez. (enfin pas vraiment mais déjà il n'y aura plus autant d'enfants gâtés fils à papa qui se prennent pour les rois du monde, problème vrai aussi dans le football de plus en plus).
Ulysse, je suis souvent d’accord avec toi mais ce que tu dis sur l’enfance, mérite d’être approfondi et parfois, contredit !
Un enfant, il faut lui laisser le temps de grandir et le considérer comme un enfant, non comme un « adulte miniatures ». L’envoyer travailler dans les champs, mais enfin, que dis-tu ! Par contre, le laisser courir dans un champ, qu’il prenne l’air à la campagne, serait déjà un bon début ! C’est sûr que si la sortie du samedi après-midi, c’est le supermarché, ça n’aidera pas l’enfant à grandir. Il parait que certains couples n’ont pas le choix… Faut y penser avant d’oublier la capote !
Tu parles du fameux « zéro » qui vexe… Tu veux faire d’un enfant un nul ? Simple : Répète lui sans arrêt qu’il est nul. Des courants pédagogiques, il en existe plusieurs dont un, qui s’appelle la pédagogie de la réussite. La même que l’on pratique au chaudron lorsque l’on préfère applaudir Gradel qui tire au-dessus, plutôt que de le siffler. En se disant qu’il prendra confiance et finira par cadrer. Cette pédagogie fonctionne à merveille avec les enfants. Dans les centres sociaux, en utilisant ces techniques, on arrive à des résultats surprenants avec des enfants complètement en échec scolaire. Des enfants dissipés, reconnus en échec, qui dans ce cadre dit « de la réussite » vont parfois être capables de mobiliser des connaissances pour construire une caisse à savon de compétition… J’ai vu des trucs incroyables à ce niveau-là.
Combien d’entre nous sont sorties de l’école avec une idée totalement fausse de ce que l’on est ? Puis, arrivée dans la vie active, dans le monde du travail, on découvre qu’on est pas si nul en math, en écriture, en orthographe. Ou même en sport… Bref. On peut être ferme et éduquer correctement sans traumatiser l'enfant.
Concernant l’adoption par un couple homosexuel. Pour moi qui bosse dans le social depuis une dizaine d’années, le caractère hétérosexuel d’un couple est un facteur stabilisant en théorie, mais en pratique, la stabilité est rarement là ! Autrement dit, la famille idéale défendue par les manifestants « anti mariage pour tous », elle n’existe pas. Par ailleurs, ces mêmes familles qui ont l’air si équilibrées, sont souvent les pires en terme de secrets et de non-dits. Je me lâche un peu, il y a même quelques couples hétérosexuels qui ne devraient pas faire d’enfant tant ils seront incapables de les éduquer. Un couple homosexuel fera tout aussi bien, d’autant qu’une adoption est sélective et il est fort peu probable qu’un couple homosexuel de cas-sociaux puisse adopter.
Conclusion : en tant que professionnel de l’enfance, et de la petite enfance : l’adoption par les couples homos, je suis pour.
"Quand je rêve que je baise, je me réveille toujours trop tôt! Alors que je me réveille toujours trop tard quand je rêve que je pisse" Le Sneiper