bab'trot wrote:De Graq, ce que j'ai lu de mieux, c'est et de loin, un balcon en forêt, récit de "guerre" d'un lieutenant français en 1940, jusqu'à la catastrophe...Il est en poste dans un blockhaus perdu dans la forêt des Ardennes avec 3 autres soldats, et passe son temps en promenades bucoliques, amour local et dîners avec les autres officiers du secteur, jusqu'à ce que...vertigogo wrote:En ce lendemain de remise de Goncourt, l'occasion de mettre à l'honneur le respectable refuseur de Goncourt qu'est Julien Gracq.
Le Rivage des Syrtes est un ouvrage souvent étudié au lycée mais rarement dans son intégralité. Le propos général est intéressant et intelligemment développé : on y parle dans un cadre vaguement fantastique (surréaliste, en fait) de l'attente, de l'ennui, du vieillissement, en mettant en parallèle leurs conséquences sur les individus et sur les sociétés en général, de l'imbrication entre les deux. C'est là que l'analyse devient intéressante et peut tout à fait faire echo à notre société actuelle.
La forme me semble cependant plus discutable, par trop verbeuse, avec des avalanches d'épithètes et de comparaisons souvent superflus, parfois même facteurs de confusion. Les personnages sont par ailleurs dépeint de manière assez superficielle, ce qui est peut-être voulu mais laisse néanmoins un peu sur sa faim.
Aaaah Chouette alors ! Une rubrique littéraire...
C'est vrai que c'est un beau livre.
mais il ne vaut pas la suite :
"UN SALE CON EN FORÊT"
qui raconte les méditations métaphysiques et les problèmes aigus de conscience d'un demi-président de club de football de la Loire, dont j'ai oublié le nom, demi-président donc qui ramasse des champignons vénéneux dans une forêt obscure dans le but de les faire bouffer à son co-président et ainsi de le trucider...
L'intérêt du livre réside dans l'enigme suivante :
Lequel des deux moitiés de président est le sale con : le trucideur ou le trucidé ?
Ou bien alors, est-ce la somme des deux moitiés qui fait donc un qui est le sale con ? Si vous me suivez...
A noter une très belle préface de Benoît Turbo 16 sur la nécessité de rajouter de l'ail lors de la cuisson des champignons afin de couvrir les odeurs douteuses de la vénéneusitude. Un expert, ne l'oublions pas... En empoisonnement bien sûr, pas en cuisine...