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Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 06 Sep 2019, 11:20
by mononoké
mais si, les conditions de travail s'améliorent en France:
https://www.liberation.fr/direct/elemen ... pi_102200/

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 06 Sep 2019, 16:45
by ___
A propos de la compétence de Blanquer... Put1 de gouvernement de droite dure qui se camoufle sous les oripeaux d'une imposture libérale vaguement sociale-démocrate.

Tu me diras, quand ils auront fini de défoncer l'Education nationale, ils n'auront plus qu'à dire : "vous voyez bien, que le service public c'est pourri !", et hop, ils pourront s'en débarrasser, et dans le même temps de l'obligation de s'occuper des pauvres autrement que par la police et la prison.

Macron enc*lé !

https://laviedesidees.fr/La-loi-Blanque ... trice.html

Je mets juste quelques extraits :
les organisations professionnelles représentatives des personnels de l’éducation n’ont pas été consultées lors de l’élaboration de la loi. Celle-ci n’a également pas fait l’objet ni de débats ni de vote au Conseil Supérieur de l’Éducation en octobre 2018. En affichant un objectif non poursuivi lors de son élaboration, le titre de cette loi occulte ses finalités effectives.
Grâce à cette scolarisation à trois ans, les écoles privées, qui scolarisent principalement des enfants des catégories aisées largement épargnés par la difficulté scolaire, vont ainsi bénéficier de ressources supplémentaires estimées à environ 50 millions d’euros annuels. Il en est autrement des écoliers des catégories populaires scolarisés dans le réseau d’éducation prioritaire (MEN-DEPP, 2019), notamment en Seine-Saint-Denis, pour lesquels le gouvernement a renoncé, en 2019, au dédoublement des classes en CE1 des écoles en REP et REP+, compte tenu du coût d’une telle politique, lié notamment à des locaux scolaires insuffisants.
Le projet de loi de Jean-Michel Blanquer a fait l’objet d’un amendement adoptant le principe d’une obligation de formation pour les jeunes de 16 à 18 ans.(...) Cet amendement, dont l’objectif fait consensus, soulève toutefois plusieurs questions. Un problème aussi central que la formation des jeunes de 16 à 18 ans peut-il être réglé par un amendement ? Quels sont les moyens financiers qu’il est nécessaire et possible de mobiliser ? Les formations ad hoc existent-elles ? (...) Telle qu’elle est prévue, l’obligation de formation pour les jeunes de 16 à 18 ans risque soit de ne pas être mise en œuvre, soit d’être peu efficace, soit d’être contre-productive en concurrençant les dispositifs existants.
La nouvelle organisation de la formation [des profs] aboutit à ce que les trois objectifs du stagiaire (réussir le concours, réaliser un mémoire de recherche, s’adapter au métier) seront en concurrence. Le premier objectif l’emportera largement sur les deux autres. De surcroît, comme en 2008, le report du concours à la fin du Master 2, en allongeant l’insertion dans le métier, risque d’accentuer encore – les mêmes causes produisant les mêmes effets – l’actuelle crise de recrutement.
L’article 9 du projet de loi de Jean-Michel Blanquer a décidé la création d’un Conseil d’Évaluation de l’École (CEE) (...) Sur les 14 membres, dix sont donc nommés par le ministre. L’indépendance d’une telle instance est incertaine. Elle risque de faire double emploi avec des évaluations internes au ministère sans disposer cependant des moyens et compétences scientifiques de cette dernière.

Les critiques à l’égard de l’indépendance du CEE sont renforcées par la suppression du Cnesco (Centre national d’évaluation du système scolaire). (...) Fait peu fréquent sur les questions scolaires, le Cnesco a fini par faire l’objet d’une forme de consensus politique.

Compte tenu du consensus politique réalisé par le Cnesco et de la qualité de son expertise scientifique au cours des quatre dernières années, il est difficile de comprendre pourquoi le projet de loi entérine la suppression de cette instance d’évaluation des politiques éducatives à moins de considérer que Jean-Michel Blanquer souhaite substituer un Conseil d’Évaluation de l’École, contrôlé par le ministère, à une évaluation indépendante (...) Le bilan ministériel, flatteur mais controversé, des évaluations menées auprès des élèves de CP en octobre 2018 et janvier 2019 (Goigoux, 2019) montre la nécessité scientifique d’une évaluation indépendante pour que le ministre ne soit pas juge et partie de sa politique.
Historiquement, les EPLEI (nouveau machin, discriminant dès la maternelle sur la maîtrise d'une langue étrangère) rappellent le principe du lycée napoléonien, débutant dès l’enseignement élémentaire, et fondé sur la création de lieux de scolarisation réservés aux catégories les plus aisées. (...) La création des EPLEI revient sur une longue transformation historique de l’école qui a progressivement substitué une organisation par degrés et cycles (élémentaire - collège - lycée) à l’organisation antérieure fondée sur deux réseaux de scolarisation – « l’école du Peuple » versus « l’école des Notables » –, différenciés selon l’origine sociale des élèves.

La contrepartie d’une forte concentration des bons élèves d’origine aisée dans les établissements d’excellence est le développement de ghettos scolaires scolarisant les enfants d’origine étrangère et défavorisée. Si cette ségrégation scolaire résulte de la ségrégation urbaine, les recherches montrent que la première est plus forte que la seconde, notamment en raison des politiques successives d’assouplissement de la carte scolaire et de différenciation des établissements qui favorisent les demandes de dérogations à la carte scolaire
La contrainte budgétaire est d’autant plus forte que le nombre d’élèves scolarisés dans le second degré passera de 2018 à 2022 de 5,64 à 5,75 millions (Miconnet, 2019), soit plus de 100 000 élèves supplémentaires au cours du quinquennat. Cette croissance forte des effectifs scolaires justifiait mécaniquement une augmentation du nombre de postes. En privilégiant une politique de réduction du nombre de postes aux concours d’enseignement en 2018, le ministre s’est conformé à une conception conservatrice de la dépense éducative. Elle est perçue comme un coût budgétaire alors qu’elle constitue également un investissement en « capital humain » aussi bien dans la théorie économique (Becker, 1964) et les analyses empiriques (Angels, 2019) que dans le classement de compétitivité de Davos (Trésor Public, 2015).

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 06 Sep 2019, 21:06
by Timick
Blanquer, homme politique de la droite la plus antisociale (comme Macron), était déjà le n°2 du ministère de l'Education Nationale sous Sarkozy. Pour le vivre de l'intérieur depuis une vingtaine d'années, le concept de "faire toujours plus avec toujours moins de moyens et toujours moins de considération" n'a à mon avis jamais été aussi poussé qu'avec ce gouvernement. On était pourtant déjà allé très loin sous l'ignoble Sarkozy mais je crois que c'est pire sous Macron (sans surprise pour moi vu le CV des têtes pensantes d'En Marche et totalement dans la lignée de ce qui se passe pour les urgences, les hôpitaux, les tribunaux, les cheminots, etc etc. Et attendez, vous n'avez encore rien vu, y'a la réforme des retraites qui arrive !).

A titre d'exemple dans la zone où je me trouve (qui n'est pas en zone sensible) une semaine après la rentrée 3 postes dans 3 matières différentes n'ont pas été pourvus et on savait depuis février-mars qu'il faudrait les pourvoir. Pas de titulaire du diplôme nommé à la rentrée, pas de remplaçant, pas de candidature malgré des appels à Pôle Emploi pour essayer de dénicher des contractuels (qui sont évidemment mal payés et précaires). On ne sait pas quand des gens viendront sur ces postes ni même s'ils viendront. Pendant ce temps-là les cours ne sont pas assurés jusqu'à nouvel ordre.

On a terminé l'année précédente avec des élèves qui ont passé le Brevet ou le Bac en n'ayant pas eu de cours de Maths, d'Anglais ou encore d'Espagnol pendant les 3 ou 4 derniers mois (!). On a aussi eu beaucoup plus d'arrêts-maladie et même 3 ou 4 burn-out avec des gens qui n'étaient absolument plus en état psychologiquement de se présenter devant des élèves (dont des gens que je connais bien et qui n'étaient pas spécialement fragiles). Et je répète que cela ne se passe pas dans des quartiers difficiles. En une vingtaine d'années d'enseignement dans le coin, je n'avais jamais vu ça, ce n'était jamais arrivé dans de telles proportions. :-|
Dans l'école maternelle d'à côté, une classe a fermé (l'inspecteur n'a même pas daigné se déplacer pour faire le comptage le jour de la rentrée qui avait pourtant été annoncé et qu'attendaient de pied ferme les parents d'élèves), alors que deux classes avaient déjà fermé l'an dernier. Résultat : les classes qui restent sont à double niveau avec 33 élèves chacune. 8|

Mais que le peuple se rassure, la rentrée a été réussie selon le ministre, on va vers "l'école inclusive", tout le monde va avoir des tablettes sponsorisées par cette entreprise généreuse, philanthrope et désintéressée qui se nomme Apple, on généralise l'évaluation par compétences (la plus grande escroquerie intellectuelle dans l'éducation de ces 20 dernières années) et last but not least on va avoir un éco-délégué dans chaque classe. :super:

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 06 Sep 2019, 21:17
by Florent
Ils vont filer des tablettes Apple aux collégiens ?? 8| 8|

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 06 Sep 2019, 21:58
by ___
Même toi, Timick, tu tournes gauchiste aveuglé par ton dogmatisme sectaire et utopique ? Eh bé. Tu ferais mieux de réfléchir à des projets d'innovation inclusive à fort impact social et environnemental, et de retrouver le sens de la valeur travail (on sait bien que dans l'éducation nationale, vous en branlez pas une.)

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 07 Sep 2019, 08:12
by Vertige76
Blanquer est un technocrate habile en communication, connaissant parfaitement la technostructure de l'EN mais pas du tout le terrain...
Son action est liée à des contraintes budgétaires imposées par Bercy .
Beaucoup de communication sur quelques mesures comme par exemple le dédoublement des CP-CE1 (qui concernent 300 000 élèves et ce n'est totalement pas mis en place dans le 93 département qui concentre les difficultés sociales ...), en occultant la montée des effectifs dans les autres classes dans lesquelles les difficultés existent ... Il suffit de lire les différentes presses régionales pour se rendre compte de l'exaspération des parents des élèves qui ne bénéficient pas de ce dispositif.
Dans le secondaire, l'imposition de le seconde HSA pour les enseignements permet d'occulter la diminution des postes (alors que le nombre d'élèves augmente !) liée aux réformes des lycées et l'extrême difficulté à recruter des enseignants (cela ne date pas de Blanquer mais ce dernier a diminué le nombre de postes au concours, ce qui aggrave la situation...).
Blanquer est le 1er ministre de l'éducation pour lequel il y a une défiance de tous les corps( inspecteurs, personnels de direction,enseignants,...) vis à vis de sa politique.Il faut dire que son refus du dialogue et sa prétention à savoir ce qui est bien et à l'imposer, ne permettent pas une sérénité et une confiance ( l'école de la confiance ne se décrète pas ...) des acteurs ( les parents dont les enfants sont scolarisés sont aussi en majorité d'après les sondages,mécontents de sa politique)
Enfin sa dernière sortie sur la l'augmentation des enseignants ( 300 euros brut ANNUELS) illustre bien l'ambiguïté du personnage qui derrière une communication bienveillante et ultra présente dans les médias (il prend soin d'ailleurs à ne jamais se trouver face à des contradicteurs connaissant le dossier ...), n'en a rien à faire enseignants ( il préfère réagir sur des bris de vitrines de parlementaires que sur le suicide d'un professeur des écoles injustement accusé de violences sur un élève), et de façon générale est un fossoyeur de l'éducation nationale .

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 07 Sep 2019, 10:24
by Faiseur de Tresses
___ wrote:
06 Sep 2019, 16:45
La nouvelle organisation de la formation [des profs] aboutit à ce que les trois objectifs du stagiaire (réussir le concours, réaliser un mémoire de recherche, s’adapter au métier) seront en concurrence. Le premier objectif l’emportera largement sur les deux autres. De surcroît, comme en 2008, le report du concours à la fin du Master 2, en allongeant l’insertion dans le métier, risque d’accentuer encore – les mêmes causes produisant les mêmes effets – l’actuelle crise de recrutement.
Je reviens juste sur ce paragraphe pour le nuancer ; je vais parler des profs du secondaire (hormis l'EPS, qui je crois aussi a un fonctionnement différent), je ne sais pas ce qu'il en est des instits ou CPE.

Le CAPES peut être passé à la fin du M1 MEEF (Métiers de l'enseignement, de l'éducation ou de la formation). L'agrégation en générale se passe en M2, mais pas pendant un M2 MEEF qui ne forme pas à ce concours, c'est un autre master spécialisé dans la formation à celui-ci. En fait pour beaucoup de stagiaires, il n'y a donc pas la question du concours à passer ; essentiellement seuls ceux qui ont validé leur M1 MEEF sans réussir le CAPES sont dans cette situation.

Par contre, il y a une forte concurrence entre la réalisation du mémoire et plus largement les cours à suivre dans les ESPEs (maintenant devenues INSPEs) et le stage; ça tout le monde le dit : inspecteurs, recteurs, formateurs, collègues,... C'est cette double casquette d'étudiant-prof qui pose le plus de soucis aux stagiaires, qui sont TOUS obligés d'en passer par là (y compris ceux qui ont déjà validé un Master, j'en suis). D'un côté pratique ça veut dire qu'on vit dans un établissement (collège ou lycée) les lundis, mardis et vendredis, et que les mercredis et jeudis on ré-endosse un statut d'étudiant pour suivre des cours dans un ville différente (et parfois très distante) de celle de notre établissement. Ça facilite vraiment pas la vie des stagiaires qui découvrent pour la plupart le métier et c'est la principale source de non-titularisation.

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 07 Sep 2019, 10:57
by mononoké
Vertige76 wrote:
07 Sep 2019, 08:12
Blanquer est un technocrate habile en communication, connaissant parfaitement la technostructure de l'EN mais pas du tout le terrain...
Son action est liée à des contraintes budgétaires imposées par Bercy .
Beaucoup de communication sur quelques mesures comme par exemple le dédoublement des CP-CE1 (qui concernent 300 000 élèves et ce n'est totalement pas mis en place dans le 93 département qui concentre les difficultés sociales ...), en occultant la montée des effectifs dans les autres classes dans lesquelles les difficultés existent ... Il suffit de lire les différentes presses régionales pour se rendre compte de l'exaspération des parents des élèves qui ne bénéficient pas de ce dispositif.
Dans le secondaire, l'imposition de le seconde HSA pour les enseignements permet d'occulter la diminution des postes (alors que le nombre d'élèves augmente !) liée aux réformes des lycées et l'extrême difficulté à recruter des enseignants (cela ne date pas de Blanquer mais ce dernier a diminué le nombre de postes au concours, ce qui aggrave la situation...).
Blanquer est le 1er ministre de l'éducation pour lequel il y a une défiance de tous les corps( inspecteurs, personnels de direction,enseignants,...) vis à vis de sa politique.Il faut dire que son refus du dialogue et sa prétention à savoir ce qui est bien et à l'imposer, ne permettent pas une sérénité et une confiance ( l'école de la confiance ne se décrète pas ...) des acteurs ( les parents dont les enfants sont scolarisés sont aussi en majorité d'après les sondages,mécontents de sa politique)
Enfin sa dernière sortie sur la l'augmentation des enseignants ( 300 euros brut ANNUELS) illustre bien l'ambiguïté du personnage qui derrière une communication bienveillante et ultra présente dans les médias (il prend soin d'ailleurs à ne jamais se trouver face à des contradicteurs connaissant le dossier ...), n'en a rien à faire enseignants ( il préfère réagir sur des bris de vitrines de parlementaires que sur le suicide d'un professeur des écoles injustement accusé de violences sur un élève), et de façon générale est un fossoyeur de l'éducation nationale .
Dans le même ordre d'idée, sa propagande dans les médias avant les vacances sur la scolarisation des élèves à handicaps est insupportable: il aura pu parader à la télé en expliquant que désormais, grâce au gouvernement, il y aurait des accompagnants dans chaque établissement alors que la rentrée montre une baisse significative des postes d'accompagnants (dans la Loire, c'est une cata), que l'organisation de l'aide ne se base plus sur le nombre d'heures notifiées par la MDPH pour chaque élève mais sur le nombre d'élèves notifiés par établissements (un accompagnant peut se retrouver avec 5 élèves avec des notifications de 14h... pour 26 heures de travail !!!), et qu'en plus on affecte des accompagnants contractuels du service public... sur les écoles privées ! Du personnel formé, expérimenté, payé par nos impôts, pour le profit d'entreprises privées !
Je parlerais même pas du traitement des personnels accompagnants, payés au smic, annualisé à coup de haches pour ne pas avoir à leur payer les vacances scolaires, affectés n'importe où sans qu'on leur demande jamais leur avis... bref corvéables à merci et payés entre 700 et 800 balles par mois pour la majorité (ah ben si, j'en ai parlé ! :mrgreen: )
Mais ce qui compte, c'est que Blanquer a pu communiquer là dessus et que les médias n'ont jamais été voir plus loin que les effets d'annonce...

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 07 Sep 2019, 11:21
by Timick
mononoké wrote:
07 Sep 2019, 10:57
Vertige76 wrote:
07 Sep 2019, 08:12
Blanquer est un technocrate habile en communication, connaissant parfaitement la technostructure de l'EN mais pas du tout le terrain...
Son action est liée à des contraintes budgétaires imposées par Bercy .
Beaucoup de communication sur quelques mesures comme par exemple le dédoublement des CP-CE1 (qui concernent 300 000 élèves et ce n'est totalement pas mis en place dans le 93 département qui concentre les difficultés sociales ...), en occultant la montée des effectifs dans les autres classes dans lesquelles les difficultés existent ... Il suffit de lire les différentes presses régionales pour se rendre compte de l'exaspération des parents des élèves qui ne bénéficient pas de ce dispositif.
Dans le secondaire, l'imposition de le seconde HSA pour les enseignements permet d'occulter la diminution des postes (alors que le nombre d'élèves augmente !) liée aux réformes des lycées et l'extrême difficulté à recruter des enseignants (cela ne date pas de Blanquer mais ce dernier a diminué le nombre de postes au concours, ce qui aggrave la situation...).
Blanquer est le 1er ministre de l'éducation pour lequel il y a une défiance de tous les corps( inspecteurs, personnels de direction,enseignants,...) vis à vis de sa politique.Il faut dire que son refus du dialogue et sa prétention à savoir ce qui est bien et à l'imposer, ne permettent pas une sérénité et une confiance ( l'école de la confiance ne se décrète pas ...) des acteurs ( les parents dont les enfants sont scolarisés sont aussi en majorité d'après les sondages,mécontents de sa politique)
Enfin sa dernière sortie sur la l'augmentation des enseignants ( 300 euros brut ANNUELS) illustre bien l'ambiguïté du personnage qui derrière une communication bienveillante et ultra présente dans les médias (il prend soin d'ailleurs à ne jamais se trouver face à des contradicteurs connaissant le dossier ...), n'en a rien à faire enseignants ( il préfère réagir sur des bris de vitrines de parlementaires que sur le suicide d'un professeur des écoles injustement accusé de violences sur un élève), et de façon générale est un fossoyeur de l'éducation nationale .
Dans le même ordre d'idée, sa propagande dans les médias avant les vacances sur la scolarisation des élèves à handicaps est insupportable: il aura pu parader à la télé en expliquant que désormais, grâce au gouvernement, il y aurait des accompagnants dans chaque établissement alors que la rentrée montre une baisse significative des postes d'accompagnants (dans la Loire, c'est une cata), que l'organisation de l'aide ne se base plus sur le nombre d'heures notifiées par la MDPH pour chaque élève mais sur le nombre d'élèves notifiés par établissements (un accompagnant peut se retrouver avec 5 élèves avec des notifications de 14h... pour 26 heures de travail !!!), et qu'en plus on affecte des accompagnants contractuels du service public... sur les écoles privées ! Du personnel formé, expérimenté, payé par nos impôts, pour le profit d'entreprises privées !
Je parlerais même pas du traitement des personnels accompagnants, payés au smic, annualisé à coup de haches pour ne pas avoir à leur payer les vacances scolaires, affectés n'importe où sans qu'on leur demande jamais leur avis... bref corvéables à merci et payés entre 700 et 800 balles par mois pour la majorité (ah ben si, j'en ai parlé ! :mrgreen: )
Mais ce qui compte, c'est que Blanquer a pu communiquer là dessus et que les médias n'ont jamais été voir plus loin que les effets d'annonce...
Tout à fait d'accord. La situation des accompagnants d'élèves à handicap est également désastreuse dans l'académie de Grenoble.

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 07 Sep 2019, 12:35
by Jelp
mononoké wrote:
07 Sep 2019, 10:57
Vertige76 wrote:
07 Sep 2019, 08:12
Blanquer est un technocrate habile en communication, connaissant parfaitement la technostructure de l'EN mais pas du tout le terrain...
Son action est liée à des contraintes budgétaires imposées par Bercy .
Beaucoup de communication sur quelques mesures comme par exemple le dédoublement des CP-CE1 (qui concernent 300 000 élèves et ce n'est totalement pas mis en place dans le 93 département qui concentre les difficultés sociales ...), en occultant la montée des effectifs dans les autres classes dans lesquelles les difficultés existent ... Il suffit de lire les différentes presses régionales pour se rendre compte de l'exaspération des parents des élèves qui ne bénéficient pas de ce dispositif.
Dans le secondaire, l'imposition de le seconde HSA pour les enseignements permet d'occulter la diminution des postes (alors que le nombre d'élèves augmente !) liée aux réformes des lycées et l'extrême difficulté à recruter des enseignants (cela ne date pas de Blanquer mais ce dernier a diminué le nombre de postes au concours, ce qui aggrave la situation...).
Blanquer est le 1er ministre de l'éducation pour lequel il y a une défiance de tous les corps( inspecteurs, personnels de direction,enseignants,...) vis à vis de sa politique.Il faut dire que son refus du dialogue et sa prétention à savoir ce qui est bien et à l'imposer, ne permettent pas une sérénité et une confiance ( l'école de la confiance ne se décrète pas ...) des acteurs ( les parents dont les enfants sont scolarisés sont aussi en majorité d'après les sondages,mécontents de sa politique)
Enfin sa dernière sortie sur la l'augmentation des enseignants ( 300 euros brut ANNUELS) illustre bien l'ambiguïté du personnage qui derrière une communication bienveillante et ultra présente dans les médias (il prend soin d'ailleurs à ne jamais se trouver face à des contradicteurs connaissant le dossier ...), n'en a rien à faire enseignants ( il préfère réagir sur des bris de vitrines de parlementaires que sur le suicide d'un professeur des écoles injustement accusé de violences sur un élève), et de façon générale est un fossoyeur de l'éducation nationale .
Dans le même ordre d'idée, sa propagande dans les médias avant les vacances sur la scolarisation des élèves à handicaps est insupportable: il aura pu parader à la télé en expliquant que désormais, grâce au gouvernement, il y aurait des accompagnants dans chaque établissement alors que la rentrée montre une baisse significative des postes d'accompagnants (dans la Loire, c'est une cata), que l'organisation de l'aide ne se base plus sur le nombre d'heures notifiées par la MDPH pour chaque élève mais sur le nombre d'élèves notifiés par établissements (un accompagnant peut se retrouver avec 5 élèves avec des notifications de 14h... pour 26 heures de travail !!!), et qu'en plus on affecte des accompagnants contractuels du service public... sur les écoles privées ! Du personnel formé, expérimenté, payé par nos impôts, pour le profit d'entreprises privées !
Je parlerais même pas du traitement des personnels accompagnants, payés au smic, annualisé à coup de haches pour ne pas avoir à leur payer les vacances scolaires, affectés n'importe où sans qu'on leur demande jamais leur avis... bref corvéables à merci et payés entre 700 et 800 balles par mois pour la majorité (ah ben si, j'en ai parlé ! :mrgreen: )
Mais ce qui compte, c'est que Blanquer a pu communiquer là dessus et que les médias n'ont jamais été voir plus loin que les effets d'annonce...
Les enseignants du privé (sous contrat) sont aussi payés par l EN
Les parents qui mettent leurs enfants dans le privé financent les frais de structures des ets, (locaux, personnels administratifs, et hors enseignement etc et aussi le profit de ces ets)

On peut imaginer que si l'état devait prendre en charge ces élèves, ces frais de structure augmenteraient également, je pense que ça l'arrange qu'il y ai des structures privées qui absorbent une partie des élèves

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 07 Sep 2019, 14:12
by mononoké
Jelp wrote:
07 Sep 2019, 12:35
Les enseignants du privé (sous contrat) sont aussi payés par l EN
Les parents qui mettent leurs enfants dans le privé financent les frais de structures des ets, (locaux, personnels administratifs, et hors enseignement etc et aussi le profit de ces ets)

On peut imaginer que si l'état devait prendre en charge ces élèves, ces frais de structure augmenteraient également, je pense que ça l'arrange qu'il y ai des structures privées qui absorbent une partie des élèves
En l'occurrence, là, ce sont des personnels qui occupaient jusqu'à présent un poste dans le public et qui sont offerts au privé sans qu'on leur demande leur avis. Leur "poste" dans le public n'existe plus; s'ils étaient affectés à un établissement public où il y avait 4 accompagnants en juin, il n'y en a plus que 3 aujourd'hui. C'est donc déshabiller Paul (le public) pour habiller Jacques (le privé).

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 07 Sep 2019, 14:57
by Kishizo2
Je ne suis pas du tout marcheur et Blanquer ne me fait pas du tout espérer quoique ce soit pour nos enfants.
Seulement je m'étonne que pas grand monde sur ce sujet n'est venu dire tout le mal qu'il pensait de la réforme Belkacem de la primaire qui a été une abomination. Les manuels n'étaient pas prêts et ont du arriver trois mois après la rentrée, malheureusement, ceux-ci ne valent rien.
Parfois j'aide mes enfants à faire leurs devoirs, mais il faut chercher le savoir sur internet, ces livres sont des versions plus luxueuses des devoirs de vacances. Ils sont ludiques sans doute mais les enfants ont des jeux beaucoup plus plaisants.
Il y a beaucoup trop de prétention et de décalage avec le réel chez les pédagogistes du ministère.
Ces derniers enseignent-ils ?
A leur place, il faudrait installer des profs du terrain reconnus comme de bons enseignants.

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 07 Sep 2019, 16:21
by ___
Macron était l'un des hommes forts du quinquennat Hollande (secrétaire général de l'Élysée, puis principal ministre de Valls). Il a conservé tous les éléments de cette catastrophe, en y ajoutant les pires spécimens de la droite - c'est-à-dire ceux qui font une politique uniquement destinée à servir les intérêts à court terme de leur classe sociale.

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 07 Sep 2019, 16:23
by Vertige76
Les réformes sont imposées depuis de nombreuses années par le Ministère, sans de réelle concertation (voire pas du tout) avec les enseignants du terrain qui sont obligés d'appliquer dans la précipitation des réformes bâclées pensées uniquement en termes d'économies et de temps politique et ne répondant pas aux problèmes rencontrés sur le terrain ( certes les moyens ne font pas tout mais il faut un minimum pour fonctionner et évoluer, ce qui n'est pas le cas depuis pas mal de temps).

La réforme de NVB au collège n'échappait pas à cette funeste règle mais au moins des formations en préalable avaient été mises en place ( pas toujours pertinentes mais elles avaient le mérite d'exister ) et des moyens alloués (ce qui m'avait permis de faire passer la réforme dans le collège que je dirigeais à l'époque) du moins pour la mise en place de la réforme.

Là avec Blanquer, peu ou pas de formation et il n' y a même plus les moyens ( d'ailleurs en lycées grosse diminution des groupes à effectifs réduits et disparition programmée des options; en collège les dotations sont minimales et ne permettent plus vraiment une autonomie pédagogique de l'établissement) alors que les effectifs augmentent.Il voudrait planter sa réforme, il ne s'y prendrait pas autrement ...

Pour terminer la réforme du lycée Blanquer est aussi une réforme structurelle ayant des incidences importantes sur l'élaboration des emplois du temps. L'étude d'impact n'a jamais été faite(!) par le Ministère, malgré les demandes des syndicats de chefs d'établissement et jusqu'en juin, on ne savait pas s'il serait possible d'élaborer des emplois du temps. Un travail de dingue des proviseurs(adjoint) ont permis de limiter les dégâts dans les lycées mais beaucoup de lycées sont encore en souffrance sur ce point.Et la mise en place totale de la réforme l'an prochain avec les terminales, va ajouter davantage de complexité dans l'élaboration des emplois du temps ...

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 07 Sep 2019, 16:43
by aissopic
Vertige76 wrote:
07 Sep 2019, 08:12
Enfin sa dernière sortie sur la l'augmentation des enseignants ( 300 euros brut ANNUELS) illustre bien l'ambiguïté du personnage qui derrière une communication bienveillante et ultra présente dans les médias (il prend soin d'ailleurs à ne jamais se trouver face à des contradicteurs connaissant le dossier ...), n'en a rien à faire enseignants ( il préfère réagir sur des bris de vitrines de parlementaires que sur le suicide d'un professeur des écoles injustement accusé de violences sur un élève), et de façon générale est un fossoyeur de l'éducation nationale .
Le Ministère de l'EN est une des pire usine à gaz jamais créée par l'administration en France, c'est in-réformable car il faut tout repenser de zéro.
Alors un ministre ou un autre ne fera que ralentir la chute... pas plus. Ne lui donne pas plus de pouvoir ou d'importance qu'il n'a.

mononoké wrote:
07 Sep 2019, 10:57
....pour 26 heures de travail !!!), et qu'en plus on affecte des accompagnants contractuels du service public... sur les écoles privées ! Du personnel formé, expérimenté, payé par nos impôts, pour le profit d'entreprises privées !
:mdr1: Ce ne sont pas des SARL mais des organismes à but non lucratif la plupart du temps, des Asso juridiquement parlant.Et si l'enseignement pré-BAC était rentable ça se saurait je pense.

mononoké wrote:
07 Sep 2019, 10:57
Je parlerais même pas du traitement des personnels accompagnants, payés au smic, .... bref corvéables à merci et payés entre 700 et 800 balles par mois pour la majorité (ah ben si, j'en ai parlé ! :mrgreen: )
C'est un peu le principe du travail à la sauce capitaliste, tu vends ta force de travail à une structure, et c'est pour cela que les syndicat et autre Code du travail ont été créés.

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 07 Sep 2019, 16:55
by Timick
Vertige76 wrote:
07 Sep 2019, 16:23
Là avec Blanquer, peu ou pas de formation et il n' y a même plus les moyens ( d'ailleurs en lycées grosse diminution des groupes à effectifs réduits et disparition programmée des options; en collège les dotations sont minimales et ne permettent plus vraiment une autonomie pédagogique de l'établissement) alors que les effectifs augmentent.Il voudrait planter sa réforme, il ne s'y prendrait pas autrement ...
Sur les dotations, il faut que les gens sachent qu'on atteint avec Macron un niveau tellement bas qu'assurer le fonctionnement de base de tous les jours de l'établissement (sur le plan humain, sur le plan pédagogique, sur le plan de la surveillance et de la sécurité) devient très aléatoire et n'est même tout simplement plus possible à certaines périodes dans de plus en plus de bahuts.

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 07 Sep 2019, 17:09
by mononoké
aissopic wrote:
07 Sep 2019, 16:43
mononoké wrote:
07 Sep 2019, 10:57
....pour 26 heures de travail !!!), et qu'en plus on affecte des accompagnants contractuels du service public... sur les écoles privées ! Du personnel formé, expérimenté, payé par nos impôts, pour le profit d'entreprises privées !
:mdr1: Ce ne sont pas des SARL mais des organismes à but non lucratif la plupart du temps, des Asso juridiquement parlant.Et si l'enseignement pré-BAC était rentable ça se saurait je pense.
Je ne parle pas uniquement de pré-Bac, je pourrais d'ailleurs te donner les exemples d'au moins deux accompagnants "mutés" sur des élèves de BTS d'établissement privé. Et si cet établissement est une "asso" à but non lucratif, moi je suis curé (ou supporter de l'ol) :mdr1:

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 07 Sep 2019, 17:15
by aissopic
mononoké wrote:
07 Sep 2019, 17:09
Je ne parle pas uniquement de pré-Bac, je pourrais d'ailleurs te donner les exemples d'au moins deux accompagnants "mutés" sur des élèves de BTS d'établissement privé. Et si cet établissement est une "asso" à but non lucratif, moi je suis curé (ou supporter de l'ol) :mdr1:
Mais moi je ne parle que de pré-BAC, pas de post BAC qui est le plus souvent hors contrat quand il est privé et qui est bien plus rentable et donc concurrentiel.

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 07 Sep 2019, 17:26
by mononoké
aissopic wrote:
07 Sep 2019, 17:15
mononoké wrote:
07 Sep 2019, 17:09
Je ne parle pas uniquement de pré-Bac, je pourrais d'ailleurs te donner les exemples d'au moins deux accompagnants "mutés" sur des élèves de BTS d'établissement privé. Et si cet établissement est une "asso" à but non lucratif, moi je suis curé (ou supporter de l'ol) :mdr1:
Mais moi je ne parle que de pré-BAC, pas de post BAC qui est le plus souvent hors contrat quand il est privé et qui est bien plus rentable et donc concurrentiel.
Et bien donc, ce que je trouve aberrant dans ces situations l'est toujours, malgré ton commentaire, non ?
Dans ces cas, c'est donc bien le service public qui met à dispo du personnel pour des boites dont le but est le profit.
(Et même sans ça, je ne vois pas pourquoi on devrait doter de personnel ceux qui font le choix de refuser l'école républicaine)

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 07 Sep 2019, 18:23
by aissopic
mononoké wrote:
07 Sep 2019, 17:26
Et bien donc, ce que je trouve aberrant dans ces situations l'est toujours, malgré ton commentaire, non ?
Dans ces cas, c'est donc bien le service public qui met à dispo du personnel pour des boites dont le but est le profit.
Cela n'arrive que si les dites structures privées sont sous contrat d'association avec l'Etat, sinon c'est impossible.
mononoké wrote:
07 Sep 2019, 17:26
(Et même sans ça, je ne vois pas pourquoi on devrait doter de personnel ceux qui font le choix de refuser l'école républicaine)
les gens veulent que leurs enfants aient la meilleure instruction possible, et si le privé rempli cette mission mieux que le public à leurs yeux ( ne pas oublier que les "grands" lycées sont publics) et qu'ils en ont les moyens, alors ils les mettront dans le privé, le problème de la carte scolaire est venu accentuer cela.Bref c'est HS.
En gros ils ne refusent pas l'école républicaine, ceux dans ce cas vont dans le privé hors contrat, car la liberté y est quasi totale .

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 07 Sep 2019, 19:03
by ManuVert
aissopic wrote:
07 Sep 2019, 18:23
mononoké wrote:
07 Sep 2019, 17:26
Et bien donc, ce que je trouve aberrant dans ces situations l'est toujours, malgré ton commentaire, non ?
Dans ces cas, c'est donc bien le service public qui met à dispo du personnel pour des boites dont le but est le profit.
Cela n'arrive que si les dites structures privées sont sous contrat d'association avec l'Etat, sinon c'est impossible.
mononoké wrote:
07 Sep 2019, 17:26
(Et même sans ça, je ne vois pas pourquoi on devrait doter de personnel ceux qui font le choix de refuser l'école républicaine)
les gens veulent que leurs enfants aient la meilleure instruction possible, et si le privé rempli cette mission mieux que le public à leurs yeux ( ne pas oublier que les "grands" lycées sont publics) et qu'ils en ont les moyens, alors ils les mettront dans le privé, le problème de la carte scolaire est venu accentuer cela.Bref c'est HS.
En gros ils ne refusent pas l'école républicaine, ceux dans ce cas vont dans le privé hors contrat, car la liberté y est quasi totale .
Pour compléter sur ta dernière partie je ne compte plus le nombre de mes connaissances/amis qui faisaient de grands discours contre le privé et à fond école "républicaine", bien bobo, bien meprisants sur les gens qui mettent leurs gamins dans le privé, et qui dès que leurs enfants s'approchent du collège commencent à paniquer pour leur avoir une place dans le privé... C'est succulent de voir le changement de discours.

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 07 Sep 2019, 19:06
by ___
Faut dire qu'en brûlant à petits feux et de manière délibérée le service public (de l'éducation, comme en général) depuis 30 ans, forcément, le privé a fini par devenir plus compétitif.

Faut arrêter de nous prendre pour des cons. On est les victimes d'un petit groupe social qui détruit tous nos acquis et toutes nos réussites collectives pour augmenter sa richesse privée.

Les capitalistes rêvent de revenir au XIXe siècle. Ils sont en passe d'y arriver.

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 07 Sep 2019, 19:14
by Vertige76
Le Privé peut choisir et conserver ou pas (et sans passer par des lourdeurs administratives comme dans le public) ses élèves , cela permet une "concurrence " biaisée et un entre-soi ( une autre forme des territoires oubliés de la République :mrgreen: ).

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 07 Sep 2019, 19:42
by Faiseur de Tresses
Vertige76 wrote:
07 Sep 2019, 16:23
Pour terminer la réforme du lycée Blanquer est aussi une réforme structurelle ayant des incidences importantes sur l'élaboration des emplois du temps. L'étude d'impact n'a jamais été faite(!) par le Ministère, malgré les demandes des syndicats de chefs d'établissement et jusqu'en juin, on ne savait pas s'il serait possible d'élaborer des emplois du temps. Un travail de dingue des proviseurs(adjoint) ont permis de limiter les dégâts dans les lycées mais beaucoup de lycées sont encore en souffrance sur ce point.Et la mise en place totale de la réforme l'an prochain avec les terminales, va ajouter davantage de complexité dans l'élaboration des emplois du temps ...
Je rebondis là-dessus.

Y a énormément de démission de profs principaux à cause de cette réforme, comme ici par exemple : https://www.ouest-france.fr/normandie/c ... on-6501084 Mais vraiment c'est juste l'exemple d'un établissement, le phénomène est général et va probablement s'intensifier. Toujours dans la même région, je ne retrouve plus mais j'ai lu le témoignage d'un ou d'un collègue (il me semble de SES) qui disait avoir démissionné de son poste de prof principal(e) d'une classe de Première au motif qu'il(elle) n'allait avoir que trois élèves de cette classe dans son cours. Il semblerait d'ailleurs avec ce bac "à la carte" que beaucoup de profs se retrouvent devant un nombre croissant de classes et pour un nombre réduit d'heures devant les mêmes élèves : on assiste réellement à un industrialisation de l'enseignement au détriment de son aspect humain.

Pour finir, témoignage d'un collègue de maths qui lui aussi arrête d'être prof principal : http://www.slate.fr/story/176388/educat ... e-blanquer

Re: [HS] Politique, social et autres débats de sociétés...

Posted: 07 Sep 2019, 20:25
by aissopic
___ wrote:
07 Sep 2019, 19:06
Faut dire qu'en brûlant à petits feux et de manière délibérée le service public (de l'éducation, comme en général) depuis 30 ans, forcément, le privé a fini par devenir plus compétitif.
je dirais plutot une reprise en main par l'Etat (lobbies inside). les années 70-80 ont été celles de l'age d'or du syndicalisme dans le secteur public, avec des abus ( collectivités locales en tête). La crise économique durant, il devient de moins en moins supportables aux contribuables de financer un système qui est déficiant, désorganisé et qui déserte les territoires moins peuplés et riches.
Depuis 30 ans, l'Etat tente d'inverser la vapeur, mais sans moyens financiers et à coup de réformes le plus souvent technocratiques
(en lycée pro, 1 formation change de nom tous les 3ans !! 8| )...et communicantes.