Terminé il y a une semaine sur mon PC
FARCRY 2
Annoncé comme une bombe, ce blockbuster 2009 développé par Ubisoft Montréal n'a pas eu le succès commercial attendu. Il est la suite de FarCry, bombe graphique de 2005, dont il ne reprend ni le gameplay ni le lien scénaristique, à cause d'un changement d'équipe de création.
Ils 'agit toujours d'un FPS mais mâtiné de missions contextuelles le rapprochant d'un GTA. Le jeu se déroule en Afrique noire, dans un pays imaginaire nommé Leboa Sako, en proie à la guerre civile. Les deux factions en lutte, l'APR et l'UFLL sont armées par le même marchant: un certain Chacal. Votre cible !
Vous n'incarnez plus Jack Carver mais un mercenaire lambda de votre choix. On sent que les créateurs ne sont pas des américains car les nationalités de vos potentiels héros sont assez inhabituelles: une cubaine-angolaise, un Haïtien, une Tadjik, un Chinois, un Mauricien, un Israëlien, une Française, un Algérien, un Brésilien naturalisé américain, un Albanais kossovar, un Nord-Irlandais... Mais quel que soit le personnage choisi, votre histoire sera la même, les autres mercenaires seront vos amis.
Le problème, c'est que non seulement vous n'attrapez pas le chacal mais vous contractez la malaria dès votre arrivée. Mourant, désarmé et perdu au milieu d'une guerre civile qui vous dépasse, vous êtes livré à vous même. Il va vous falloir pactiser avec le diable pour survivre et travailler pour les factions ennemies.
Le système de jeu vous met donc aux prises avec des missions que vous choisirez. Aider une faction ou l'autre, travailler à des assassinats, aider vos partenaires ou simplement approvisionner le revendeur d'armes local. Parfois, pour survivre à votre maladie, vous devrez également aider la résistance à fournir des faux papiers à des réfugiés et ainsi obtenir quelques médicaments salvateurs.
Vos partenaires pourront vous donner des missions, vous secourir ou vous donner des solutions alternatives pour vos missions les plus compliquées
Graphiquement, le jeu est splendide. L'Afrique est parfaitement reconstituée, de ses belles savanes à la faune sauvage jusqu'à ses bidonvilles crasseux, ses villages primitifs, ses jungles luxuriantes et ses ravins vertigineux. On peut profiter de la topographie pour tout brûler et cerner ses adversaires par les flammes.
Le jeu en lui-même est intéressant et immersif. De trop nombreux sous-obstacles néanmoins, nuisent au réalisme du jeu: notamment les postes-frontières régulièrement repeuplés d'ennemis et ralentissant considérablement la progression au sein du jeu. L'IA est également moyennement intelligente, capable du meilleur (piéger un sniper en l'encerclant) comme du pire (vider son fusil à pompe à 100 mètres) au gré des situations.
En conclusion, un FPS qui a le mérite de proposer autre chose, au déroulement moins linéaire et à l'ambiance inimitable, à peine plombé par les quelques choix de gameplay qui rallongent la durée de vie de manière artificielle.