rouge wrote: ↑11 Feb 2019, 20:23
franck42 wrote: ↑11 Feb 2019, 20:17
merlin wrote: ↑11 Feb 2019, 20:13
franck42 wrote: ↑11 Feb 2019, 20:03
fulcanelli wrote: ↑11 Feb 2019, 16:19
j'ai mis l'article dans commission de discipline - supporter sur la sellette mais je pense qu'il a également sa place ici (ne pas hésiter à supprimer mon post s'il n'est pas adapté au sujet du topic)
Gilets jaunes et supporters de foot peuvent-ils être traités de la même manière?
https://www.sofoot.com/sacha-houlie-on- ... 65922.html
Bon déjà histoire de bien savoir à quelle tête de con on a affaire:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sacha_Houli%C3%A9
Typiquement le genre d'***_** pour qui je rouvrirai des camps de travail si j'étais au pouvoir.
Mettre au même niveau liberté de manifester et liberté d'aller dans un stade de foot, j'ai déjà dit ce que j'en pensais.
En gros le mec estime injustifées les IAS, mais comme c'est un gros bolos bien frustré, il a voté pour les IAM, pour bien niquer tout le monde.
A choisir je préfère encore me prendre une IAS, plutôt que d'être défendu ou soutenu par cette merde.
"Né en virage"
![Dan.San :]](./images/smilies/8.gif)
Qu'est-ce-qu'il faut pas lire comme connerie... Déçu que sofoot donne une tribune à ce genre de parasite qui ne défend en rien la cause des supp'
Put... je n'ose imaginer le sort que tu me réserverais lors de ton accession au pouvoir ...
Il resterait plus grand'monde sur le forum
J’espère que tu n’as pas un piolet sous la main
Tiens ça m'a rappelé un petit texte que j'avais écrit à l'occasion de la sortie du bouquin de Besancenot sur Guevara...
Camarades, bonne lecture
BIOGRAPHIE
de Ernesto Che Guevara
par Olivier Besancenot
Le jeune Ernesto Che est né dans un bidonville argentin, le 25 décembre 1928.
Ses parents étaient tous 2 professeurs à l'université de Buenos Aires.
Son enfance sera comparable à celle de tous les gamins de son âge (virées en scooter, jeux de rôle online...), mais au cours de l'adolescence, une première rencontre va le marquer de manière indélébile. En effet, alors qu'il passe l'été en vacances avec toute sa famille sur l'île de Cuba, il fait la connaissance d'un jeune marginal de La Havane, Fidel Castro. Ils vont passer tout l'été à traîner ensemble dans les rues de la mégalopole cubaine, et le jeune Fidel va lui faire découvrir les grands auteurs marxistes, Marx, Engels, Bensaïd... dont ils vont dévorer les ouvrages en fumant des cigares.
De retour à Buenos Aires, le jeune Ernesto va reprendre sa vie monotone mais alors que l'année scolaire touche à sa fin, un événement tragique va bouleverser son existence. On est en mai 68, et le soulèvement des étudiants français va embraser le monde entier... Tchécoslovaquie, Vietnam, Etats-Unis, aucun continent n'est épargné, et la famille Guevara va être touchée à son tour. Le frère aîné d'Ernesto, alors étudiant, va être interpelé sur les barricades et passer 48h en garde à vue, pendant lesquelles il sera privé de tous ses droits et de sa dignité. Révolté, Ernesto décide alors de s'engager à Sud, syndicat au sein duquel il va militer pendant plusieurs années, et c'est tout naturellement qu'il intègre Sud PTT après avoir fréquenté Sud Lycéen et Sud Etudiant. A cette époque Ernesto est en effet facteur et il effectue des tournées dans les quartiers les plus huppés de Buenos Aires, où il en profite pour faire un travail d'enquête. C'est d'ailleurs au sein de son syndicat qu'il rencontre celle qui deviendra plus tard son épouse, Annick Coupé, une ancienne militante de la CNT passée à Sud pour propager l'esprit révolutionnaire.
Alors que son entourage lui prédit une brillante carrière militante au sein des instances confédérales de Sud, le destin va une nouvelle fois frapper à la porte... Une video postée par Sud PTT sur youtube montrant Guevara en pleine action syndicale fait l'objet de nombreux commentaires. Parmi eux, les salutations d'une ancienne connaissance... Fidel Castro!!! Les 2 amis vont alors reprendre contact, et Guevara va profiter d'une ASA syndicale pour se rendre à Cuba, où Fidel lui expose ses plans pour renverser la droite au pouvoir. Convaincu, il décide de se mettre en disponibilité et investit toutes ses économies dans un loft de La Havane, qui devient le QG de la bande. Guevara est l'investigateur de la campagne « Nos vies valent mieux que leurs profits! 300 pesos de plus pour tous! » qui va déclencher une vague de manifestations monstres dans tout Cuba, contraignant la droite à organiser des présidentielles anticipées, dont Fidel Castro sortira grand vainqueur.
L'entente entre les 2 hommes est alors idyllique, et Guevara est nommé premier ministre, mais il se rend bien vite compte qu'il n'a pas le champ libre pour mettre en place ses réformes, et que l'administration entière est verrouillée par des bureaucrates castristes zélés qui dévoient la révolution. Des avis radicalement divergents sur les évènements en URSS vont même entraîner une séparation définitive. En effet à la même époque, le dictateur soviétique en place, Lénine, vieillissant, éprouve des remords à la fin de sa vie, et décide d'organiser des élections présidentielles pour désigner son successeur afin de restaurer la démocratie. Malheureusement, alors que Trotsky est largement en tête des sondages, Lénine meurt empoisonné, et Staline prend le pouvoir à la suite d'un coup d'Etat. S'en suivra une répression terrible de la part de celui qu'on nommera dorénavant le tyran rouge, qui coûtera la vie à plusieurs dizaines de millions de militants trotskistes, tandis que d'autres seront déportés dans des camps en Sibérie où la plupart mourront de faim ou de froid. Trotsky parviendra à s'enfuir au Mexique où il tentera de s'allier avec le commandant Marcos pour élaborer un projet de nouvel ordre mondial, mais il sera à son tour lâchement assassiné par un agent du KGB, lors d'une randonnée en montagne. C'en est trop pour Guevara qui refuse de cautionner cette barbarie alors que dans le même temps Castro et Staline renforcent les liens entre les 2 pays.
Suite à une violente dispute, Guevara quitte Cuba et n'y reviendra jamais. Il parcourt alors le globe à la recherche de nouvelles expériences, il sera un temps missionnaire au Congo, on retrouve sa trace un temps en France où il essaiera de monter une petite entreprise en commercialisant des t-shirts à son effigie, sans grand succès... Mais sa trajectoire prendra fin dans des circonstances une nouvelle fois tragiques, en Bolivie, où il sera fauché par une voiture lors d'une manifestation de fonctionnaires boliviens qui réclamaient une augmentation de leur point d'indice.
Voilà pour l'essentiel de la vie de cette icône de la mode, si vous souhaitez en savoir plus, procurez-vous un exemplaire de ma biographie qui lui est consacrée: « Che Guevara, une braise qui brûle encore ». En vente dans toutes les grandes surfaces... 1 euro sera prélevé sur la vente de chaque livre, reversé à la Fondation Soljenytsine.
Olivier Besancenot