Être blanc, et éventuellement chrétien. Pas grand chose à part ça, à moins que Merlin n'ait juré d'apporter secours et protection à son suzerainGreenPeace wrote:notre identité millénaire...merlin wrote:Pour ce qui concerne la France , ce n'est , ni un problème d'affrontement entre générations (thèse d'olaf) , ni de lutte des classes (chère à rouge) : si c'était le cas , l'extrême gauche voire les écolos feraient un carton électoral.
C'est loin d'être le cas.
Le problème en France est identitaire : la sauvegarde de notre mode de vie , de notre identité millénaire , le rejet d'un islam envahissant , et bien d'autres raison , expliquent le poids électoral du FN dans notre pays.
Je suis certain que la plupart d'entre vous le savent mais sont incapables d'en parler ouvertement , de peur d'être taxés de fachos ou de racistes...![]()
J'aimerai bien que tu nous expliques tes points communs avec le mec qui habitait au même endroit il y a 1000 ans ?

A part ça, le problème peut très bien être (et il est, je rejoins Rouge) de classe sans qu'il n'y ait un vote de classe. C'est aussi un peu la déroute des partis progressistes et des syndicats qui n'arrivent pas à (ap)porter cette conscience de classe.
Après, il est évident que les questions identitaires servent de faux-nez à la classe bourgeoise pour éteindre la possibilité de cette conscience de classe. Montrer ce qui divise les gens, plutôt que ce qui les rassemble, unis, ils seraient bien trop dangereux. Les communistes (les vrais, s'entend), révolutionnaires, sont bien plus dangereux pour la classe bourgeoise (ou l'establishment, l'élite ou le terme que vous voudrez) que les réactionnaires, même fascisant, qui sont des leurs. La conscience de classe de la part du prolétariat est un danger mortel pour la classe bourgeoise et les luttes internes au prolétariat sont un moyen pour elle, dans le cadre de la lutte des classes qu'elle a très bien intégré, d'étouffer cette conscience.
Il y a un problème de classe. Mais la classe bourgeoise a une parade qui permet qu'il n'y ait pas de réponse de classe : le populisme d'extrême-droite, l'islamophobie, le racisme, la réaffirmation du patriarcat et de l'hétéronormativité, etc... En soi, même si je critiquais les choix de la tête du parti Démocrate, pour moi, ils n'ont pas dut tout perdu la main. Contrairement à ce que beaucoup affirment ici, il y a belle et bien une crise du capitalisme, mais ce qui arrive en ce moment n'a pas vocation à renverser les choses, à faire tomber les élites établies. C'est au contraire l'ajustement du capitalisme pour sa propre survie, comme ce fut le cas lors de la montée des fascismes, il y a 85 ans de cela.