Couramiaud Poitevin wrote:Je me permet de résumer vos propos un peu confus : une science sans les maths, ça ne vaut rien. Et bien je prends un exemple : la théorie de Wegener sur la tectonique des plaques : c'est de la soupe ou c'est de la science ? Et pourtant, aucun formalisme mathématique ne sous-tend cette théorie, qui pour autant est bel et bien une théorie scientifique de valeur.
Ou encore la théorie microbienne (
https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_microbienne), ça doit aussi être de la soupe !
Et l'étude des réactions chimiques, c'est pas de la science, sans doute, mais de la soupe !
Attention, je crois que personne n'a dit que les sciences autres que les maths ne valent rien ; en tout cas pas sérieusement. Par contre, que des résultats expérimentaux n'apportent pas le même degré de certitude qu'une démonstration mathématique, je pense que c'est tout bonnement une évidence.
Couramiaud Poitevin wrote:
Vos affirmation n'ont aucun fondement scientifique, justement. Puisque vous estimez être des scientifiques de valeurs, vous auriez du pratiquer la méthode scientifique, c'est à dire vérifier que votre proposition "une science sans maths, c'est de la soupe" s'applique bien à toute science. Je viens de montrer que c'est faux, donc votre théorie est à revoir entièrement.
Non, tu ne montres pas que c'est faux. Tu crois sincèrement qu'il y a absence totale de modèles mathématiques dans les exemples que tu as pris ? Pour le dire crûment, je viens de jeter un œil sur l'article wikipedia concernant la tectoniques des plaques : je n'y vois rien fondamentalement que je n'ai appris (ou censé apprendre au moins) en terminale. José'spérer que la recherche et les connaissances sur le sujet dépassent le niveau du bachelier moyen, et très probablement qu'une quantification (complexe) de la théorie fait partie du manque. Il en va sans doute de même pour la théorie microbienne ; croire que ce genre de théories, contre-intuitive à leur naissance, ne s'appuie pas sur des faits empiriques, et donc mesurables avec un degré de complexité propre et les théories mathématiques qui en découlent, c'est se fourvoyer.
Couramiaud Poitevin wrote:
Comment les éminents scientifiques que vous êtes-ont ils pu ainsi s'égarer, s'enliser dans des affirmations aussi grossièrement erronées ? La suite de vos échanges explique vos égarements. Si vous estimez qu'une science sans maths c'est de la soupe, c'est tout simplement parce que vous êtes des matheux. Donc, votre propos revient tout simplement à dire "je suis le meilleur et sans moi, les autres c'est de la merde". L'esprit de clocher vous a égaré, tout scientifique que vous êtes (il doit y avoir une science ou soupe qui pourrait étudier ça !)
Je ne reviens pas sur la première phrase, puisqu'il n'y a pas eu, hormis de ta part, d'affirmation erronée. Par contre je rebondis sur le reste.
Comme l'a déjà dit OP, il y a effectivement une tendance à dire "ce que je fais c'est super génial, les autres c'est de la merde". Dire qu'il y a parfois (souvent ?) un certain mépris pour les autres sciences chez les mathématiciens, ce n'est pas faux. On peut même trouver une graduation dans la médiocrité ! Par exemple Physique > Chimie > Finance. Y compris à l'intérieur même des mathématiques, tu peux trouver des scissions. La plus fameuse est celle entre les maths dites pures, et les maths dites appliquées ; tu noteras le vocabulaire choisi, distinguant les "vraies" maths d'une sorte de soupe (

) qui ressemble à des maths mais n'en n'est pas (de l'avis de ceux qui pratiquent les premières). Je suis d'avis de penser que ce "mépris" vient naturellement d'une méconnaissance des autres sujets ; chacun pratiquant sa propre matière y trouve son compte.
Couramiaud Poitevin wrote:
les maths sont effectivement une science à part, par la nature virtuelle des objets qu'elle étudie, que c'est la seule sciences qu'on peut dire exacte, et par le fait qu'effectivement elle constitue un outil précieux pour les autres sciences. Mais la déduction qui fait dire que sans les maths les autres sciences ne valent rien est erronée, proférer de telles chose est indigne, pour un scientifique, et même pour un être humain, l'esprit de clocher, c'est vraiment détestable !
Objets virtuels ? Je ne dirais pas ça, je n'aime pas ce mot. Disons abstraits plutôt.

Le reste de la phrase, c'est exactement ce que j'ai dit justement : seules les maths apportent un degré d'exigence satisfaisant dans la rigueur des raisonnements. Le reste n'est qu'extrapolation de ta part.
Couramiaud Poitevin wrote:
Cette vision des maths que vous portez est d'ailleurs très répandue actuellement où on balance des chiffres et des mesures à tort et à travers, souvent sans évaluer la pertinence de ces indicateurs (c'est des maths donc c'est la vérité !). On voit ça dans le foot. De même, on fixe des objectifs chiffré (gendre 80 % d'une classe d'âge ayant le bac), et on atteint ces objectifs sans vérifier si c'est pertinent de le faire (on donne le bac à tous, et ensuite ?)
Les stats, c'est pas des maths.

(désolé rouge

)
Sérieusement, cette volonté de vouloir tout quantifier sans chercher au préalable à
définir les concepts, ça n'a rien d'une démarche ou vision mathématique.
Couramiaud Poitevin wrote:
Plutôt que d'énoncer des contresens scientifiques sur la notion même de science, pour flatter votre égo de mathématicien, vous feriez mieux de réfléchir à vos motivations. Les autres sciences (géologie, chimie, etc...) sont tout aussi valables que les maths, mais vous, vous préférez les maths. Pourquoi ? Partagez votre passion avec nous au lieu de vous présenter comme supérieurs aux autres !
La passion pour les mathématiques, ça commence je dirais avec le jeu. Passer du temps à essayer de résoudre une énigme un peu difficile, tenter plusieurs cheminements vers une résolution, jusqu'à en atteindre finalement le but, c'est la vie du mathématicien. La plupart des mathématiciens que je connais (pas tous) ne se la racontent pas, ils ne prétendent pas chercher à obtenir la vérité suprême ou je ne sais quoi, ils pratiquent les mathématiques car ils y prennent plaisir, tout simplement.