Je vais pas dire le contraire, ayant eu d'autres habitudes dans notre jeunesse, on se faisait la remarque avec les collègues que pour pas faire plus de 40h, il fallait être super rigoureux, passer beaucoup de temps à table et pas se laisser emporter par les trucs à faireNemo42 wrote: Donc oui, 35h ça me semble une base hebdomadaire de travail assez faible..

Mais en fait il faut voir le truc de manière globale :
- Il y aura toujours des aventuriers, des enthousiastes, des hyperactifs, ou des gens qui ont exactement le travail dont ils rêvaient, une limitation du temps de travail ne change rien pour eux : ils n'ont pas besoin d'être "protégés", même si l'entreprise devrait être capable de les arrêter avant burnout (parfois ça arrive ! ). J'ai envie de dire qu'on ne fait pas de loi pour eux mais pour tous les autres, qui sont tout aussi essentiels à la productivité sans pour autant être aussi investis.
- On fait aussi une loi pour que ces "grands guerriers" puissent traverser des périodes de la vie moins propices au "tout travail". Coup de mou, nouvelles priorité, prise d'âge, accident de la vie, désenchantement (l'entreprise ne te rend pas forcément ce que tu donnes). Entre 25 et 35 ans, la plupart des gens que je connais étaient des furieux. Certains le resteront, d'autres pas, la plupart seront pourtant des gens précieux pour leur employeur où qu'ils aillent.
- Une carrière c'est long (de plus en plus long si on suit la tendance du moment) : qui peut prétendre tenir le rythme jusqu'à 65 ans et plus? Et l'optique du moment, c'est pas d'aménager nos 10 dernières années de carrière pour qu'on puisse transmettre expérience et compétence tout en levant le pied, c'est de nous lourder au premier cheveu gris

- Avec l'expérience, on apprend aussi que le nombre d'heure travaillées ne signifie rien, des gens vivent littéralement au boulot sans apporter autre chose que du désordre, d'autres font du travail de basse intensité, le culte du temps de travail occulte la productivité réelle et l'apport au collectif.
- Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de métiers difficiles, soit inintéressants, soit éreintants physiquement ou mentalement, soit faits dans des conditions intenables. Il faut pourtant que quelqu'un le fasse et l'objectif d'une société n'est pas d'en sacrifier certains pour que d'autres s'amusent au boulot (c'est différent dans les faits, mais on parle de lois et de projet de société). On pourra pas tous faire les trucs funs mais tout le monde a le droit de vivre en bon état. C'est pour ça qu'on fait des lois, des règles.
- Il y a enfin le problème le problème déjà évoqué de l'augmentation de la productivité, qui prend des proportions incroyables, dans tous les domaines. Et de ce qu'on choisit d'en faire.
Ce post aurait peu d'intérêt si on était tous d'accordBref j'aurai peut être mieux fait de me la fermer.
