Hyper interessant cette article comme base. On voit la grosse erreur, confondre pauvreté et misère, oublier l'extrême relativité de la pauvreté.
En effet, on peut vivre nettement mieux avec 1,9 dollars par jour dans la campagne du Gabon, qu'avec 1000 euros dans une ville de province en france. Les peuples insulaires du pacifique vivent avec 0 dollars par jour et ne connaissent pas la famine, ni le suicide.
Le problème de la pauvreté des pays riches, c'est que c'est un ressenti relatif à la comparaison avec l'autre. Et avec la TV/internet, véritable catalyseur mimétique (qui fait voir ce qui existe, ce qui est séduisant, ce qui est la norme), le ressenti de pauvreté est terrible, solutionné par des bequilles de consommation inutiles (je veux être comme eux, donc je consomme ce qui me fait ressembler à), au mépris même des priorités réels du bien vivre (avoir un chez soi propre et chauffé, manger équilibré et sain, ce que tous les peuples premiers et traditionnels font sans aucun souci).
Donc l'article oubli que cette indicateur de pauvreté est absolument relatif au mode de vie culturel, et donc rien n'est comparable.
par contre là ou il est pertinent, c'est un niveau énergétique. L'argent, c'est du travail stocké (marx), et le travail c'est énergie necessaire à faire changer l'état d'un objet(physique).
Donc il est vrai, que pour être malheureux, un "pauvre" en france avec 1000 euros, a une dépense énergétique énorme, sa pauvreté necessite 3 planètes, alors que le pauvre africain avec 1,9 dollars, qui ne sent pas forcément la misère de la même manière (maintenant si, si il est citadin ou un peu modernisé, il la ressent car lui aussi à la TV/internet et donc le médiateur du désir à sa porte, et donc veut migrer vers ces cieux occidentaux qui font rêver) a un impact négatif sur le monde quasi nul.
Et la vrai question, c'est faut il donner plus d'énergie à un pauvre occidental, qui au final sera toujours pauvre comparativement, mais accentuera le désastre écologique.
N'est ce pas plus logique, tout en bien entendu limitant la gabegie des riches, developper une société de sobriété heureuse, apprendre a vivre bien avec peu d'énergie, et donc peu d'argent ? Moins de biens, plus de liens. remplacer les actes de consommation forcés (habits de marques et toujours neufs, vacances pourries, plats tous préparés, loisirs modernes) par l'art, la poésie, la musique, la déconnade entre amis, le repas cuisiné ensemble et partagé ensemble, le foot entre voisins, le café philo au coin du feu, la vie de la collectivité, le partage etc.