GreenPeace wrote:franck42 wrote:Le dangereux terroriste et ennemi public n°1 Julien Coupat, qui mobilise les services de la DGSI 24/24 depuis plusieurs années et dont la garde à vue initiale de 24h avait été renouvelée pour permettre de poursuivre cette difficile enquête, va finalement faire l'objet d'un... rappel à la loi... pour... détention de... bombes de peinture! Messieurs de la DGSI
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pour rire (jaune)
https://lundi.am/Pour-un-retour-a-la-se ... Xj9lw1QpUc
"Nous avons donc l’équation suivante : Julien Coupat + un ami dans une voiture + gilets jaunes + bombes de peinture + ce samedi à Paris = intention suffisamment établie pour être répréhensible d’une année d’emprisonnement, d’aller commettre, au sein d’un groupement même temporairement constitué, des dégradations. Des dégradations à l’aide de bombes de peinture ? C’est implacable : des tags. Nous allons donc probablement entendre que leur projet séditieux était d’aller taguer. Et ce qui est parfaitement génial dans cette affaire, c’est qu’on ne risque pas d’emprisonnement ni donc de garde à vue pour des tags effectivement accomplis [3]. Nous sommes donc dans cette situation totalement délirante où Julien Coupat et son ami se trouvent dans une situation judiciaire plus délicate pour être soupçonnés d’avoir eu l’intention d’aller poser quelques graffitis que s’ils avaient été interpelés en train d’en commettre."
Au-delà du simple cas Julien Coupat, on se retrouve dans une situation, et là je vais parler de Sainté, où le pouvoir est incapable de gérer de simples manifestations de lycéens (on parle quand même pour la grande majorité d'entre eux de mineurs)
D'une part, cela fait des années, voire des décennies, que la plupart des manifs sont de simples marches ultra-pacifiques, où l'aspect sécuritaire est pris en charge quasiment à 100% par les orgas syndicales elles-mêmes.
Sur ce mouvement ce n'est pas le cas, et même si des représentants syndicaux sont présents, ils n'ont pas de délégation pour faire le boulot à la place des flics.
Par ailleurs sur Sainté il y a un objectif ultra-prioritaire (la défense de la préfecture), un objectif secondaire (protection de Centre Deux); entre les 2 c'est une zone de non-droit assez étendue (on parle quand même de la Grand'Rue!!!) et des bandes plus ou moins organisées ont eu tout le temps nécessaire, même samedi, pour défoncer des vitrines et piller entièrement certaines boutiques, sans intervention des forces de l'ordre pourtant mobilisées en nombre à quelques centaines de mètres de là (voire moins), et alors qu'elles étaient informées en temps réel (caméras de surveillance)
Bref la seule solution pour empêcher ces pillages, c'est d'empêcher les manifestations, et la seule pour empêcher les cortèges de se former, c'est les arrestations préventives. Beaucoup de présents pourront témoigner avoir assisté à des arrestations à la tête du client, ou sur de simples invectives et/ou gestes provocants. Autrement dit et pour résumer la situation actuelle (ajd lundi encore, comme depuis vendredi),
l'Etat fait arrêter de jeunes lycéens qui manifestent pour empêcher que des "casseurs", lycéens ou non, plus ou moins jeunes, profitent des manifs pour piller des magasins.
Alors bien évidemment AUJOURD'HUI la plupart de ces arrestations fondées sur du vent vont se traduire par de simples rappels à la loi, et on va en rester là (à condition encore qu'il n'y ait pas de réaction violente à l'interpellation injustifiée), mais quid demain? Quand ça va se radicaliser, et vraiment dégénérer; que le régime actuel, aujourd'hui encore démocratique (pour combien de temps) va changer de visage?
Parce que la certitude qu'on peut tous avoir, c'est que le quinquennat est mort et enterré. Il a suffi de quelques milliers de personnes, aujourd'hui des dizaines de milliers, qui descendent dans la rue et se regroupent autour de ronds-points, pour faire reculer le gouvernement; et c'était pour une mesure ridicule (augmentation de quelques cts du prix du carburant); autant dire que les réformes majeures sont déjà à oublier si le pouvoir en place ne se durcit pas radicalement... Et je vois pas comment Macron et ses sbires pourraient rester 3 ans et demi à gérer les affaires courantes sans aucune direction politique.