"Fusillade dans un centre commercial à Munich, les tireurs présumés en fuite"Faiseur de Tresses wrote:@ Tryphôn : j'avais bien compris que le problème était la dénaturation du mot. Je ne vois juste pas pourquoi c'est, selon toi, un problème important pour ce mot précis.
Et sinon tu as raison, mon parallèle n'est pas bon. Aller, lançons un autre hameçon : on peut discuter de l'emploi du mot "antisémite" par exemple.
C'est surtout que cela ne veut rien dire si l'identité des tireurs n'est pas connue.
Au pire avec une prudence excessive, ils auraient titré "Présomption d'une fusillade dans un centre commercial à Munich, les tireurs présumés en fuite". Car si fusillade il y a, tireur, il y a forcément.
Lorsque l'identité du tireur est dévoilée comme le dit l'excellent Tryphôn, uniquement dans ce cas il ya bascule jusqu'à la condamnation définitive, on présume que la personne X est le tireur, mais au moment où la fusillade est avérée présumer de l'existence d'un tireur n'a aucun sens, c'est une certitude.
En autre hameçon, je soumets plutôt le terme "récidive".
Il y a un sens commun et un sens juridique. Cela me permettra de développer ma charge contre la politique pénale française juste évoquée dans mon message précédent. La plupart des terroristes dans les affaires récentes proviennent de la délinquance de droit commun bien avant que d'une pratique religieuse intensive. On peut s'interroger sur les conditions de la transition, mais à la base presque tous viennent de la délinquance, ce n'est pas neutre. S'intéresser aux discours dans les mosqués sans doute, mais avant toute chose se tourner devant notre justice pénale, la priorité me semble là.