Naar wrote:Olaf wrote:Dr.Makaveli wrote:En fait la France c'est le mot Contradiction (entre le peuple, les echelles sociales, les pensées, mentalités, ...)
On continue de payer les pots cassés de la colonisation, quoi. Et encore, seuls les débris les plus volatiles nous atteignent. On n'a pas trop à se plaindre.
Quelle colonisation pour la Syrie ? Parce que sauf période toute récente, ils se sont fait marcher dessus par tous les empires - arabes, ottoman, français - depuis des siècles.
Dodo wrote:
Oh, n'aurais-je pas saisi le "sens de la question" ?
J'ai évidemment répondu à ta question. Tu auras noté que tu n'as pas répondu à la mienne. Egalement il ne t'aura pas échappé qu'il n'est nulle part question de gilet de sauvetage dans cet article d'une vacuité rare du "WSJ". De même il ne t'aura pas échappé qu'il est particulièrement péremptoire, pour ne pas dire plus, de désigner un responsable bien commode en ne sachant rien des circonstances, si ce n'est sur la (supposée bonne ?) foi du "WSJ". Et puisque ça tourne à "faites entrer l'accusé", autant pousser le fait divers : combien y avait-il de gilets de sauvetage sur le rafiot ? Ca me parait une question simple à laquelle il faudrait répondre, sans préjuger de la réponse, mais en tout cas avant de faire de la psycho-sociologie de cour d'école et légérement orientée.
Tu l'avais parfaitement saisi mais tu préfères t'en dégager par une pirouette. Il n'y a pas d'injonction à répondre à une question - tu as parfaitement le droit de t'y soustraire - mais feindre d'y répondre n'honore pas vraiment. Surtout quand on se place du côté de la morale.
A partir du moment où l'information est avérée, sourcée et vérifiée, qu'elle vienne d'un média appartenant à Murdoch, à Tintin ou au Parti communiste, elle a le droit à la considération. Seules les conclusions que les journalistes ou les éditorialistes en tirent peuvent être sujettes à débat. Mais les faits restent les faits.
Oui. L'argument "d't'façon c'est de sa faute à lui", outre qu'il est particulièrement fragile à supposer que l'on doive lui accorder quelconque valeur, montre que les réflexes épidermiques ont de beaux jours devant eux, par la grâce et avec la bénédiction d'une presse qui capitalise plus sur son nom pompeux et la petite frime qui va avec que sur son honnêteté. Il est effectivement "immensément désespérant de constater qu'il faille une photo choc pour créer un buzz médiatique", comme est immensèment prévisible l'arrivée du "contre-buzz", qui procède des mêmes méthodes.
Encore une fois, si les informations ne sont pas démenties, personne n'obligeait la famille à prendre le large dans une embarcation de fortune pour traverser la méditerranée. Dans leur cas et uniquement dans le leur -avec tout ce que l'on sait sur eux -, puisque c'est le concert lacrymal du moment, la responsabilité directe n'incombe qu'au père. Là où je vous rejoins, en revanche, c'est dans la responsabilité globale des interventionnismes occidentaux dans cette région du monde et particulièrement celle en Libye. Mais pour Aylan, non.
S'il se trouve que le WSJ a menti ouvertement, je ferais volontiers un mea culpa.
- Ce n'était qu'une demi-pirouette. Tout le monde sait ici que P² est meilleur que nombre de professionnels de la profession dans son domaine. Et quand P² fait montre de subjectivité

, il assume sa mauvaise foi partisane. Ce n'est pas le cas du "WSJ" qui se réfugie sous le paravent de son statut d'honorable institution pour vendre sa soupe, ses opinions et ceux de qui le paient.
- Feindre de répondre à une question n'honore peut-être pas, mais puisqu'il semble qu'il soit question d'honneur, poser une question qui feint d'être neutre et innocente honore-t-il ?
- Que l'info soit avérée, sourcée et vérifiée n'est pas le pb. (Que le "WSJ" mente ou pas n'est pas vraiment le pb non plus, inutile de faire des mea culpas) (il est d'ailleurs peu probable qu'il mente auquel cas outre des nazes ce serait de sacrés enculés) (mais la question de mentir ou pas est bien trop manichéenne pour ne pas être interprétable à loisir, bref.) La question sur cette soi-disant information est a/ sa pertinence. Elle n'en a pas. b/ son orientation. Elle en a une. Et évidemment que le fait qu'elle vienne de Murdoch ou du parti communiste ou de Cheval magazine est à prendre en compte. Ce serait de la mauvaise foi ou de la naïveté de prétendre le contraire. Tu n'es pas naïf n'est-ce pas... A ce propos la composition du conseil d'admin des propriétaires du "WSJ" (qui sont aussi propriétaires de l'inénarrable torche-cul "the sun", simple coïncidence ?) est éclairante. Les faits restent les faits ? Les conclusions qu'en tirent les journalistes sont seules sujettes à débat ? Les faits sont évidemment sujets à débats, particulièrement ceux-ci. Les faits on va les chercher ou pas, les faits on choisit de les exposer ou pas, et quand on le fait on les enrobe de ce qu'on veut. Les conclusions qu'en tirent les journalistes ne sont pas sujettes à débat puisqu'ils pérorent sur des faits que personne ne peut prétendre appréhender dans leur globalité. Il s'agit d'opinions, non de "conclusions".
- "Surtout quand on se place du côté de la morale" dis-tu ? De quelle morale me crois-tu animé ? Mais prononcer des verdicts aussi tranchés, sans nuance, sur qui est responsable de ces morts, outre le fait que cela manque singulièrement de légitimité et de modestie (qui a les qualités pour être juge de cet homme ?), tirer de telles conclusions définitives (sur la foi d'une pseudo-enquête digne des castors juniors, rappelons-le), n'est-ce pas se placer justement du côté d'une certaine "morale" ?
- Sur le concert lacrymal je suis d'accord. Olaf avait parfaitement résumé en disant qu'il "immensément désespérant de constater qu'il faille une photo choc pour créer un buzz médiatique".